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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Un chercheur de K-State espère écraser les mauvaises herbes résistantes aux herbicides

7 Janvier 2022 Publié dans #Agronomie, #Machinisme

Un chercheur de K-State espère écraser les mauvaises herbes résistantes aux herbicides

 

Contributeur d'AGDAILY*

 

 

Image : K State Research and Extension

 

 

Un chercheur de l'Université d'État du Kansas dans l'ouest du Kansas dit qu'il pourrait avoir une façon innovante de tuer les mauvaises herbes résistantes à des herbicides que l'on trouve couramment dans les champs des agriculteurs – il veut les écraser.

 

M. Vipan Kumar, malherbologiste au Centre de Recherche Agricole de Hays, étudie une méthode connue sous le nom de Harvest Weed Seed Control (HWSC) dans laquelle les graines de mauvaises herbes sont littéralement pulvérisées par un broyeur à cage roulante monté à l'arrière d'une moissonneuse-batteuse pendant la récolte.

 

« Ce système, explique M. Kumar, est conçu pour détruire les graines des mauvaises herbes afin qu'elles deviennent non viables pour l'année suivante. »

 

 

Lutte contre les graines de mauvaises herbes à la récolte

 

Harvest Weed Seed Control est une méthode proposée pour la première fois dans l'ouest de l'Australie, connue comme une région où les mauvaises herbes ont développé une résistance généralisée aux herbicides courants. Une version du broyeur à cage a en fait été mise au point par un agriculteur australien qui était devenu frustré par les autres méthodes de lutte contre les mauvaises herbes.

 

Les versions actuelles sont également fabriquées au Canada. M. Kumar coopère avec des malherbologistes de l'Université d'État de l'Iowa et de l'Université de l'Arkansas pour déterminer l'efficacité d'un système qui écrase les graines de mauvaises herbes dans les champs du Midwest et des High Plains.

 

« Nous ne savons pas encore grand-chose ; il n'existe pas beaucoup de données aux États-Unis », a déclaré M. Kumar. « Nous avons effectué un test préliminaire cet automne dans le champ d'un producteur, et le broyeur de graines a fait un travail décent en écrasant les graines d'amarante de Palmer dans un champ de sorgho qui était fortement infesté d'amarante. »

 

« J'espère que les producteurs de blé et de soja trouveront également leur compte et qu'ils pourront en faire bon usage dans le cadre de la gestion intégrée des mauvaises herbes. »

 

 

Gestion des mauvaises herbes

 

Les agriculteurs du Kansas sont régulièrement confrontés à des ennemis tels que l'amarante de Palmer et d'autres amarantes, le ray-grass sauvage et le Kochia, qui ont développé divers degrés de résistance aux herbicides. Pour cette raison, et compte tenu de l'augmentation du coût des produits chimiques et autres intrants, les agriculteurs auront besoin d'options pour gérer les mauvaises herbes.

 

« À plus long terme, du point de vue de la malherbologie, le HWSC est un type de technique que les agriculteurs doivent intégrer dans leur système de gestion s'ils veulent limiter la résistance des mauvaises herbes dans leur exploitation », a déclaré M. Kumar. « Il n'y a pas de solution miracle ; vous ne résoudrez pas tous vos problèmes avec cette méthode, mais elle peut jouer un rôle essentiel dans la gestion intégrée des mauvaises herbes si vous la combinez avec d'autres méthodes de lutte contre les mauvaises herbes, et si vous faites des plans de gestion des mauvaises herbes pour les quatre à cinq prochaines années plutôt que sur une base annuelle. »

 

À ce jour, le coût du système de cage à rouleaux est probablement prohibitif pour les agriculteurs – les fabricants produisent actuellement le système pour environ 75.000 $ – et l'utilisation du système nécessitera une moissonneuse-batteuse d'une puissance de 80 à 100 chevaux [supplémentaires]. Mais M. Kumar prévoit que le prix du système baissera avec le temps, à mesure que la technologie se perfectionnera et que son utilisation se généralisera.

 

« En tant que chercheurs, nous pouvons montrer aux agriculteurs si le système va fonctionner ou non », a déclaré M. Kumar. « Au cours des deux prochaines années, nous allons créer des données à partir des champs du Kansas ; nous avons déjà des données de l'Iowa où nous avons constaté que ce système détruit plus de 90 pour cent des graines d'amarante rugueuse, en utilisant la même unité du même fabricant que nous utilisons. »

 

Il s'attend à ce que la recherche de K-State approfondisse également les aspects économiques, en tenant compte du coût de l'équipement, des augmentations potentielles de rendement et de la diminution de l'utilisation des herbicides.

 

M. Kumar, qui fait partie d'un groupe national de scientifiques connu sous l'acronyme GROW (Getting Rid Of Weeds – se débarrasser des mauvaises herbes), a également étudié les avantages d'un autre HWSC, le chaff lining, dans lequel les résidus de récolte et les mauvaises herbes sont canalisés dans des andains étroits derrière la moissonneuse-batteuse. On laisse les résidus passer l'hiver, ce qui entraîne la décomposition des graines de mauvaises herbes, ou on peut détruire l'andain par le feu.

 

Il a fait équipe avec des malherbologistes du Colorado, de l'Oklahoma, de l'Iowa et de l'Arkansas dans le cadre de deux subventions multiétatiques fournies par le National Institute of Food and Agriculture de l'USDA. Les chercheurs étudieront l'efficacité et la pertinence de l'andainage et du broyeur de graines dans le cadre de la gestion intégrée des mauvaises herbes dans les systèmes de production de cultures sèches sans labour des High Plains.

 

____________

 

* Source : K-State researcher hopes to crush herbicide-resistant weeds | AGDAILY

 

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M
Bonjour, en France, la société Thierart a développé un caisson adaptable sur moissonneuse batteuse (menu paille) qui réduit fortement le stock de mauvaises herbes; ce caisson se vide en bout de champ pour le compost ou les méthaniseurs. Face à ces surcoûts de carburants, ne serait-il pas plus intéressant de regarder les nouveautés ou à venir chimiques ? mais, j'emploie un terme mal veillant !
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H
Il s'agirait là - si j'imagine l'engin - d'un rotavator où les fraises qui tournent sont si rapprochées qu'elles pulvérisent même les graines (!).
Hum-hum, c'est à voir.

Il s'agirait là d'un rotavator (qui émiettent la terre) précédant deux rouleaux broyeurs qui compriment.

Reste à savoir ce que deviennent... les pierres !!
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