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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Des nouvelles d'Agricolincrédule, blogueur de la Belle Province

23 Juin 2022 Publié dans #Divers

Des nouvelles d'Agricolincrédule, blogueur de la Belle Province
 

Glané sur la toile 949

 

 

(Source)

 

 

M. Colin Hélie-Harvey tient un blog, Agricolincrédule, sous-titré « Un monde agricole avec moins de pires et plus de mieux ». Il y fait œuvre de démystification et de vulgarisation dans un contexte québécois qui n'a rien à envier au nôtre, question charlatanisme.

 

Son avant-dernière production est « L’hypocrisie signée Équiterre ».

 

Le début :

 

« On connaît bien les ravages causés par l’opposition de l’Église catholique à l’utilisation des condom pour lutter contre l’épidémie du sida. Bien sûr, en théorie, l’Église catholique avait raison: l’abstinence demeure la meilleure solution sur papier. En pratique par contre, c’est une autre histoire. Vouloir simultanément lutter contre le virus du VIH et s’opposer à l’utilisation des condoms est irréaliste, inefficace, irresponsable et incohérent. Ces quatre mots en i caractérisent bien les campagnes menées par certaines ONG environnementales. Équiterre en est un exemple patent.

 

En effet, l’organisme, qui milite maintenant pour le concept rassembleur qu’est la santé des sols, mène en parallèle une campagne de lobbying pour l’interdiction au Canada des herbicides à base de glyphosate (HBG).

 

Pour qui connaît le moindrement les réalités et les contraintes du monde agricole, cette position est d’une incohérence et d’une hypocrisie sans nom. L’arrivée sur le marché des HBG et des nouvelles cultures tolérantes aux herbicides a révolutionné le monde agricole en permettant de faire, entre autres, du semis direct (no till). Or, il n’est plus à démontrer que ces pratiques de semis direct ont grandement contribué à la réduction de l’érosion, l’amélioration de la structure des sols, l’augmentation de la matière organique et la réduction des perturbations de la vie biologique des sols. En d’autres mots, ils ont permis un rehaussement notable de la santé des sols. »

 

Selon Wikipedia, l'Équiterre de nos cousins d'Outre-Atlantique est une organisation sans but lucratif « ayant pour mission de contribuer à bâtir un mouvement de société en incitant citoyens, organisations et gouvernements à faire des choix écologiques, équitables et solidaires ».

 

Et puis :

 

« En 1996, Équiterre crée le Réseau des fermiers de familles sur les principes de l'agriculture soutenue par la communauté, c'est-à-dire sans intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Le Réseau regroupe des fermes de petite taille qui offrent pour la plupart des paniers de fruits et de légumes biologiques directement aux consommateurs. En 2019, le Réseau compte 20 000 abonnés aux paniers bio dans 15 régions du Québec. »

 

Équiterre s'est séparé de ce réseau pour conserver le statut d'organisme de bienfaisance.

 

Plus près de nous, « Humus et la quête du Saint-Graal » est une critique d'« Humus », une œuvre audiovisuelle que nous verrons peut-être un jour en France, contrairement aux hérétiques Food Evolution et Well Fed (visible sur Vimeo avec sous-titres).

 

Le début :

 

« Depuis l’invention de l’agriculture, l’humain a toujours été à la recherche de cette terre mythique auto fertile et inépuisable. Un jardin d’Éden en équilibre avec la nature qui produirait avec un minimum d’interventions, moisson après moisson, une récolte abondante. Ce que nous offre le nouveau film de Carole Poliquin, Humus, est le portrait d’un de ces hommes en quête de la terre promise.

 

Le film s’ouvre sur une scène de déversement d’une montagne de compost sur la ferme de l’agriculteur François D’Aoust. Ce maraîcher biologique, qui vend ses paniers de légumes à Montréal, nous informe qu’il devra commander de cinq à huit camions supplémentaires durant la saison pour subvenir aux besoins de ses cultures.  Le protagoniste du film nous explique alors qu’en s’inspirant de la nature ainsi qu’en créant sa propre fertilité, il espère, d’ici trois ans, ne plus dépendre d’aucun intrant. »

 

On peut imaginer la réponse... garnie d'un bel humour.

 

Nous avons enfin retrouvé M. Colin Hélie-Harvey sur Twitter (ci-dessus). Il y critiquait, en termes mesurés, La Presse « coupable » d'avoir publié un texte signé Jean-Martin Fortier, « agriculteur, auteur et cofondateur de l’institut jardinier-maraîcher » – en réalité producteur de légumes sur environ un hectare, conférencier et organisateurs de stages – « Repenser le monde, une petite ferme à la fois ».

 

Une retenue que l'on peut trouver remarquable : il est en effet bien inquiétant que personne, à La Presse, n'ait perçu l'indécence d'un texte qui construit son « infopub » sur le malheur de deux maraîchers ukrainien et nous sert de la philosophie de comptoir, à deux balles.

 

Le prodige a écrit :

 

« Maintenant se pose une question : qu’attendons-nous pour orienter nos sociétés vers une agriculture plus résiliente face aux perturbations géopolitiques et aux changements climatiques ? Pourquoi continuons-nous de proposer les systèmes agricoles basés sur les marchés mondialisés de commodités comme voie unique pour se nourrir ? Pourquoi continuer de subventionner des modèles qui détruisent la fertilité des sols, les écosystèmes et mettent notre santé en danger ? Et pourquoi tant d’obstacles pour ceux qui veulent pratiquer une agriculture de bienveillance ancrée dans la nature et la communauté? »

 

La vraie question est : quand M. Jean-Martin Fortier, et beaucoup d'autres de même obédience, comprendront-ils qu'on ne nourrit pas le monde avec quelques herbettes aromatiques et autres légumes, mais avec des « commodités » qui ne se cultivent pas sur un hectare avec le concours de « bénévoles » et qui ne se vendent pas avec une coquette prime pour bien-pensance.

 

Il y a quelque temps, M. Colin Hélie-Harvey avait publié une série de quatre articles en réponse aux thèses de M. Jean-Martin Fortier. Visiblement il (JMF) n'en démord pas... c'est son fond de commerce.

 

 

 

 

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