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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Le progrès technologique a libéré les enfants des travaux forcés

27 Janvier 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #Divers

Le progrès technologique a libéré les enfants des travaux forcés

 

Les machines à laver et les tracteurs ont libéré les enfants américains qui ont alors pu aller à l'école

 

Chelsea Follett*

 

 

Ma note : avec une charrue de 12 pouces, ce gamin parcourt au minimum... 33 km par hectare labouré.

 

 

C'est l'été et partout aux États-Unis, les enfants ne sont pas à l'école. La coutume des longues pauses dans l’année scolaire remonte au moment où la plupart des Américains travaillaient dans l’agriculture et avaient souvent besoin de l’aide de leurs enfants à la ferme. Bien sûr, la plupart des enfants n’ont tout simplement pas fréquenté l’école, pour aider à faire le ménage et participer à l'épuisant travail agricole toute l’année. En 1820, par exemple, le taux de scolarisation dans le primaire aux États-Unis était d'un peu plus de 40 %. Ce pourcentage a rapidement augmenté dans les décennies suivantes, atteignant 100 % en 1870. Mais même alors, de nombreux enfants ne dépassaient pas l’école primaire. En 1870, le nombre moyen d'années de scolarité aux États-Unis n'était que de 4,28. Depuis, ce nombre n'a cessé d'augmenter. Qu'est ce qui a changé ? La technologie, pour commencer.

 

Dans son livre Enlightenment Now (Le Triomphe des Lumières : Pourquoi il faut défendre la raison, la science et l'humanité), Steven Pinker, professeur à l'Université de Harvard, raconte comment la technologie a aidé les garçons à quitter la ferme et à aller en classe. Il cite une publicité pour un tracteur datant de 1921 :

 

« En investissant maintenant dans un tracteur Case et un ensemble de charrue et de herse Grand Detour, votre garçon peut suivre sa scolarité sans interruption, et le travail de printemps ne souffrira pas de son absence. Gardez le garçon à l'école et laissez un tracteur Case Kerosene prendre sa place dans les champs. Vous ne regretterez jamais ces investissements. »

 

 

 

 

Alors que de plus en plus de fermes adoptaient des machines agricoles améliorant l'efficacité comme les tracteurs à pétrole, davantage de garçons fréquentaient l'école au lieu de travailler aux champs. Pour les filles, les énormes économies de temps réalisées grâce aux appareils ménagers ont joué un rôle similaire. Alors que l'eau courante, l'électricité, les machines à laver et d'autres commodités se répandaient, le temps consacré aux travaux ménagers chutait. Le livre de Pinker contient également un graphique révélateur documentant le changement.

 

 

 

 

La majeure partie du travail remplacé par ces technologies était traditionnellement dévolu aux mères – et à leurs filles. Le temps libéré par l'innovation a permis à davantage de filles d'aller à l'école.

 

Les machines à laver et les tracteurs ont fait plus que simplement nettoyer les vêtements et labourer les champs. Ils ont également libéré les enfants américains pour qu’ils reçoivent une éducation.

 

Aujourd'hui, il y a encore des enfants qui ne sont pas scolarisés en raison des exigences du travail domestique. Le fardeau touche de manière disproportionnée les filles. Selon les Nations Unies, les données de 42 pays montrent que les filles rurales sont plus susceptibles d'être non scolarisées que les garçons ruraux. En Afrique subsaharienne rurale, les données des Nations Unies montrent également que les filles passent souvent plus de temps à ramasser du bois et de l'eau que les garçons – du temps qui pourrait plutôt être passé en classe.

 

Heureusement, l'accès à l'eau courante et à l'électricité se propage rapidement à travers le monde. À mesure que de plus en plus de ménages auront accès aux technologies modernes, davantage d'enfants abandonneront le travail physique éreintant pour les manuels scolaires et les études.

 

_____________

 

Chelsea Follett est analyste des politiques au Cato Institute et rédactrice en chef de HumanProgress.org.

 

Cet article a aussi paru dans Cato At Liberty.

 

Source : https://humanprogress.org/article.php?p=1383

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I
Ah ça me rappelle (je ne sais pas si je l'ai dis mais bon dans le doute par principe de précaution je le remets) jeconnais un vieil homme qui était scolarisé dans les années 1930. Enfant, sa mère l'emmenait le matin à l'école et revenait le chercher deux heures après pour qu'il aide les parents aux travaux des champs. Du coup le pauvre homme allait à l'école deux heures par jour avec la bénédiction de l'enseignant qui était au courant de la situation de sa famille.

D'ailleurs, je parlais avec lui l'autre jour de cette haine du progrès. Du coup on a trouvé de bonnes idées. Les gens veulentr pas du nucléaire ? Parfais, on supprime les centrales et on les remplace par des camps où les antinuk vont pédaler sur des vélos pour faire de l'électricité, avec qq coups de fouet pour les aider à aller plus vite. Ils veulent pas d'OGM et de pesticide ou de machines agricoles ? Parfais, ces biotausaurus on leur donne la serpe et la binette et ils vont arracher la mauvaise herbe avec ces outils puis ils couperont les blés avec la serpe et la faux comme dans le temps. Pour les insectes ? Simple, ils prendront un bocal et des gants et feront le tour des champs pour mettre les insectes dans les bocaux et les relâcher dans la forêt. Bien entendu, ils iront à pied dans la fôret, on va pas les emmener dans un véhicule polluant que diable (et on va pas les écraser non plus, dans le contexte de disparition des insectes épasérieu). Bien entendu, pour qu'ils maintiennent le rythme, qq coups de fouet seront attribués aux ralentisseurs. Ensuite, les jours où ne peut travailler aux champs, dans l'industrie pour aider l'artisan à fabriquer qq produits, dans les services pour aider les fonctionnaires. De toute façon, ils auront le temps quand on aura supprimer la technologie de distraction (jeux vidéos, cinéma, télé, utilisation d'internet pour les loisirs) vue qu'elle est autant polluante que la technologie de travail. Voilà la nuit ils joueront aux cartes puis au lit pour être en forme pour travailler demain. Et pour leur donner plus d'énergie, je propose qu'on les nourrice en foinction des heures de travail.

Ainsi, on aura sauvé la planète grâce à cette merveilleuse création qu'est l'esclavage. D'ailleurs, Yann Kindo a bien démontré que qq fermes biotausaurus avait commencé en exploitant la main d'oeuvre immigrée, alors, je suis les pas des biotausaurus en fait.

Allez, rejoignez le Parti des Esclavagistes pour le Progrès de l'Homme et la Protection de la Nature (PEPHPN) et j'embauche ce bon vieux Lionel comme Secrétaire Général du Parti.
Répondre
S
@ Il est là le lundi 27 janvier 2020 à 11:52

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Il y a eu, dans les années 30 si je ne m'abuse, des "sorties scolaires" pour ramasser les doryphores.

Et pour "sauver la planète" :

https://www.tdg.ch/geneve/herrmann/dessin-2-fevrier/story/16566319