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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Before the Plate », le film qui propose un tour de la fourche à la fourchette

7 Février 2019 , Rédigé par Seppi Publié dans #Divers

« Before the Plate », le film qui propose un tour de la fourche à la fourchette

 

Un film sur les 10 ingrédients d'un menu qui aidera à changer la façon dont le public perçoit l'agriculture.

 

Ryan Tipps, rédacteur en chef, AGDAILY* 

 

 

 

 

Vous pouvez visionner « Before the Plate » (avant l'assiette) pendant le mois de février 2019 CI-DESSOUS ou à :

 

http://www.beforetheplate.com/landing

 

ou

 

https://vimeo.com/310837849

 

Profitez-en, c'est excellent (vous pouvez faire afficher des sous-titres en anglais en cliquant sur l'onglet « cc »).

 

Y aura-t-il un jour quelque chose de similaire en France, plutôt que l'habituel agri-bashing ?

 

 

 

 

C’est comme cela que devraient être l'alimentation – et le cinéma.

 

« Before The Plate » est un documentaire authentique et passionnant qui encourage chacun à s’intéresser davantage à la source de ses aliments. Il déplore le décalage actuel entre les agriculteurs et le public, mais ne le considère pas comme une absence de liens irréparable. Comme toutes les relations, cela nécessitera du travail et de la communication des deux côtés, mais le film fait sienne et même nourrit l'idée que nous pouvons tous en apprendre davantage sur notre système alimentaire.

 

« Before The Plate » suit 10 ingrédients d’un plat choisi par John Horne, chef du restaurant haut de gamme Canoe, à Toronto, qui célèbre les mets autochtones du Canada. Horne visite les différentes fermes qui fournissent les produits pour ce repas – un délicieux filet de bœuf au lard, des oignons grillés, des carottes rôties au miel, des tater tots (pommes de terre râpées et frites), du chutney à la tomate verte et de la sauce au pain – et aide à mettre un visage sur chaque production agricole.

 

C’est la curiosité authentique de Horne qui propulse « Before The Plate ». Il pose des questions, à la fois générales et nuancées, et est fasciné par tant de choses de la ferme – de l'huile dans les graines de tournesol et du gaspillage de carottes trop petites qui ne date pas d'hier aux pénalités lourdes qui frappent la présence de traces d'antibiotiques dans le lait et l'incorporation dans une grande serre de CO2, un sous-produit d'une usine de production d'éthanol voisine. Il est clair qu'il est en voyage de découverte et que ses découvertes sur l'agriculture pourraient être vos découvertes ou celles de tout membre du public.

 

Bien qu’il s’agisse d’un film sur la nourriture et les pérégrinations de Horne, il s’agit également de raconter l'histoire de différents agriculteurs canadiens. Chaque séquence de « Before The Plate », dont la première a eu lieu dans une salle bondée, devant près de 500 personnes, à Toronto, est conçue pour être informative et créer des liens. Réalisé en grande partie grâce au financement de Kickstarter et au soutien du Collège d'Agriculture de l'Ontario de l'Université de Guelph, où le créateur de « Before The Plate », Dylan Sher, avait étudié, il s'agit d'un film sans méchants, avec uniquement des héros de l'alimentation. Vous n'y verrez pas citer de noms de personnalités ou d'entreprises de l’agriculture controversées. En fait, le film gagne beaucoup en qualité et se fait attrayant grâce à son recours à des agriculteurs ordinaires.

 

« Before The Plate » est un documentaire sérieux dans son ensemble, mais il y a beaucoup de moments légers. Il est également optimiste quant au potentiel et à l’avenir de la production alimentaire, où la technologie et l’innovation peuvent contribuer à améliorer encore l’efficacité et la sécurité alimentaire.

 

C'est le genre de documentaire qui peut se suffire à lui-même pour les téléspectateurs. Bien que les gens impliqués dans le monde agricole soient peut-être au courant de la façon dont sont produits certains des ingrédients du menu, ce film sera instructif pour le grand public. Il conviendrait parfaitement dans une salle de classe, en tant qu'outil précieux pour exposer les jeunes au fonctionnement de l'agriculture.

 

Parce que « Before The Plate » montre des exploitations petites et grandes, conventionnelles et biologiques, fondées sur les cultures et l'élevage, il crée une multitude de possibilités de discussion et d'éducation. Rien qu'en le regardant, chacun a le sentiment que, peu importe où nous vivons, nous pouvons être informés sur notre nourriture.

 

Tant de documentaires réalisés aujourd'hui ont un agenda, dévoilé ou subtil, qui énonce des affirmations particulières sur certains des aspects les plus controversés de l'agriculture. Il est difficile de rester au-dessus de la mêlée et nous nous sommes habitués à supposer que chaque film a des motivations. « Before The Plate » apporte équilibre, objectivité et ouverture au grand écran. L’agenda, si ce terme est choisi correctement, consiste à informer et à promouvoir d’importantes discussions sur l’alimentation. Plus que cela, il oblige à les tenir.

 

Sher, le créateur du projet, admet qu’il a grandi en ville avec peu d’exposition à l’agriculture avant d’aller à l’université. Son objectif avec ce documentaire a été de raconter l’histoire des origines de la nourriture d’aujourd’hui, une histoire complète qui montre que tout le monde peut avoir sa place dans le succès de la production alimentaire. Il jette les bases de la compréhension et encourage à examiner la manière dont nous procédons dans notre système alimentaire – comment nous produisons nos aliments et comment nous nous développons en tant qu’industrie alimentaire.

 

________________

 

* Source : https://www.agdaily.com/insights/before-the-plate-review-the-way-film-and-food-should-be/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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