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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Comment gérer le stupide : partie 5/10 – Banalisation des idées reçues : comment le stupide devient crédible

6 Janvier 2016 , Rédigé par Seppi Publié dans #Risk-monger, #Activisme

Comment gérer le stupide : partie 5/10 – Banalisation des idées reçues : comment le stupide devient crédible

 

 

Risk-monger*

Source : http://energie-climat.greenpeace.fr/cop21/dessins/imprimer-2

Mais ce n'étit pas polluant... Greenpeace vous le jure...

 

La Conférence de Paris sur le climat (COP 21) du mois dernier a été un moment exemplaire dans l'histoire du stupide. Un échec lamentable, l'événement climatique tant attendu n'a produit aucun traité contraignant, aucune stratégie visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre ; et son accord « ni accusatoire ni punitif » a essentiellement reporté les décisions climatiques à l'après-2050. Plutôt que de devoir affronter une autre défaite humiliante, les ONG ont engagé la surmultipliée de leurs machines de relations publiques, et dansé dans les rues pour célébrer ce qu'elles ont appelé le début de la fin des énergies fossiles ! C'est là une excellente illustration de ce que j'appelle « banalisation » – la fabrication d'une fausse réalité pour faire croire que tout le monde est d'accord avec votre message stratégique. Auparavant, cela s'appelait lavage de cerveau ou propagande ; dans l'Âge du Stupide marqué par l'activisme, on le désigne comme « plaidoyer ».

 

Le "plaidoyer", ce n'est évidemment pas du "lobbying"... on vous le jure ! 

 

La «banalisation des idées reçues » est le cinquième chapitre de cette série sur la manière de gérer le stupide qui a commencé avec la définition du stupide comme un système clos de croyances basé sur un paradigme erroné, qui a créé, par la manipulation sur les réseaux sociaux, une ferveur religieuse qui permet à ses principes de résister à la logique et au discours rationnel. Dans le chapitre précédent, nous avons examiné comment des consultants très malins ont conçu un manuel de l'activiste qui permet au stupide de dominer les débats politiques à Bruxelles et à Washington.

 

Aujourd'hui, on nous « vend » des idées comme si elles étaient des produits ; elles sont commercialisées grâce au modelage d'une perception de consensus – à des astuces manipulatrices pour vous faire croire que tout le monde est d'accord. C'est de la banalisation, et avec l'extension des outils de communication personnalisés comme les réseaux sociaux, la malléabilité à l'influence intellectuelle n'a jamais été aussi grande. La banalisation implique un mensonge et sa répétition en masse à travers une variété de canaux jusqu'à ce que sa véracité ne soit plus contestée et que son ridicule prenne une dimension de lieu commun. Une partie de l'habileté qui sous-tend la banalisation consiste à limiter le dialogue et le débat (après tout, nous sommes tous d'accord !) pour en en empêcher la contestation du stupide et ainsi en préserver l'intégrité.

 

Comme posture de communication, la banalisation donne au stupide l'apparence de la norme et lui permet d'être omniprésent et de prendre l'allure du bon sens ; mais ne vous méprenez pas : ne vous laissez pas prendre par les formulations bien ciselées, et les messages largement diffusés peuvent être très éloignés du bon sens. En fabriquant une croyance dans le fait que quelque chose est évident et inévitable, universellement accepté, et doit faire l'objet d'une action urgente, l'objectif de la banalisation est d'étouffer toute poursuite du dialogue, du questionnement et du débat rationnel. L'objectif de la banalisation est d'étouffer le sens commun dans l'œuf et de persuader les gens à accepter des choses qui peuvent défier la rationalité.

 

Voici certaines des principales caractéristiques de la banalisation :

 

  • Construire autour d'une peur centrale... : Dans les parties 3 et 4 de cette série, nous avons vu comment la peur de quelque événement apocalyptique mobilise les gens et les incite à trouver des solutions urgentes (c'est-à-dire à prendre une décision précipitée parce que l'alternative est tout simplement trop impensable). Le changement climatique, les cancers en grand nombre, la stérilisation de masse, l'empoisonnement par les vaccins, les maladies causées par les OGM... la peur crée le ciment qui permet à la banalisation de se développer. Souvent, ces craintes sont construites sur une étrange néo-idéologie du bouc émissaire – que la science, la technologie, le progrès et la cupidité de l'industrie sont à blâmer pour ces problèmes (d'où les solutions simplistes).

 

 

  • ...sur laquelle nous sommes d'accord... : Un élément de fabrication d'une impression de consensus est la formulation d'un « nous » collectif. Nous, qui aimons la planète, la santé, les enfants... nous sommes tous d'accord sur la voie à suivre. La précision de la formulation militante est un brillant exercice de relations publiques (voir n'importe quelle page web de Greenpeace.org) : le « nous » collectif a toujours raison, et l'insondable, ténébreux «eux » se réfère aux pollueurs et autres mal-intentionnés. Les réponses sont simplifiées et les alternatives vilipendées. Quelques exemples : nous voulons tous préserver la planète pour les générations futures ! Nous voulons tous préserver la santé et garantir une meilleure qualité de vie ! Nous sommes tous d'accord que nous devons cesser toute utilisation de pesticides pour sauver les abeilles ! Dans tous ces cas, prétendre le contraire ne saurait être que le fait d'une personne vendue à l'industrie.

 

 

  • ...et qui exige que nous agissions immédiatement... : Le fait de tous convenir que quelque chose doit être fait est, en soi, insuffisant pour inciter à l'action (tout le monde dans ma famille pense que je devrais nettoyer mon bureau) ; il faut donc créer un sentiment d'urgence. C'est le fondement de la théorie de l'Apocalypse. Si nous sommes tous d'accord que le changement climatique menace notre capacité à survivre sur la planète, nous devons agir immédiatement pour abandonner les énergies fossiles (même si les énergies renouvelables ne sont pas encore des alternatives viables).

 

  • ...car le temps du dialogue est terminé... : Si nous sommes tous d'accord, alors il n'y a plus besoin de discussions ou de recherches. Quiconque remettrait en cause les résultats de quelque étude financée par des militants ou tiendrait compte d'autres études sera couvert d'opprobres et considéré comme un idiot, un vendu à l'industrie ou au mieux quelqu'un qu'il faut faire taire. Le dialogue n'est pas bienvenu dans un cadre politique où les activistes font pression pour une action. Faire cesser le débat est une mesure d'accompagnement pour éviter les menaces potentielles ou les éléments de preuve en sens contraire ; et plus les décisions sont différées (comme dans le cas du règlement sur la perturbation endocrinienne dans l'UE), plus les activistes se démènent.

 

  • ...et qu'ensemble, nous sommes une force du bien : Il y a un élément normatif dans la banalisation : que l'action stratégique est la bonne chose à faire (ce qui implique que ceux qui résistent sont moralement en faute). Une communauté unie comme une force du bien, œuvrant pour la bonne cause, conforte la rhétorique du consensus. Lutter pour faire interdire les OGM est associé au bon combat (protection de la santé humaine et même de l'existence des humains) et à une rectitude morale dans la défense du bien commun. Les sociétés de biotechnologie sont vilipendées et, comme la plupart des autres industries, comparées à Big Tobacco.

 

Nous voyons la banalisation à l'œuvre dans les débats sur le changement climatique, sur la perturbation du système endocrinien et sur les préoccupations de santé publique (vaccins, cigarettes électroniques, produits pharmaceutiques, additifs alimentaires), ainsi que dans les campagnes contre certains produits chimiques, les OGM, les plastiques et les pesticides, lorsqu'il est impératif pour le bon déroulement de la campagne d'action d'amener les gens à croire des perceptions dont la solidité factuelle est faible. Bien sûr, en tant qu'outil de communication manipulatrice, la banalisation est également à l'œuvre dans les débats socio-politiques, par exemple sur l'avortement, le contrôle des armes à feu ou les droits humains, ainsi que dans les théories politiques internationales, les crises mondiales, les conflits religieux et, bien sûr, la propagande pendant la phase de préparation des guerres. Pour aller à la racine de la banalisation, nous devrions étudier son fondateur.

 

 

Raconter des mensonges vraiment grossiers : Goebbels 1.01

 

 

Le maître incontestable de la banalisation a été le ministre allemand de la Propagande nazie, Joseph Goebbels. Je frémis à l'idée de ce que Goebbels aurait pu faire s'il avait ouvert un compte Facebook pour Adolf Hitler ! Il aurait probablement atteint le même niveau de domination de la perception (de la propagande), mais bien plus de rapidité et d'efficacité. Goebbels avait utilisé la banalisation dans les années 1930 pour inciter la population allemande à s'unir de peur et sous l'influence d'une perception de l'imminence d'une crise, puis à participer volontairement à un fanatisme et une dévotion absurdes. C'est la meilleure étude de cas pour la banalisation ; Goebbels n'est pas que le directeur de la communication et des relations publiques le plus efficace du 20e siècle, mais il s'était aussi ouvertement exprimé sur l'intérêt de la communication (qu'on qualifiait alors de « propagande ») pour modeler les esprit et les caractères, contrôler les médias et rallier les simples d'esprit à sa cause. Dans la langue vernaculaire d'aujourd'hui : il a lâché la bride au stupide pour atteindre des sommets jamais vus auparavant.

 

 

Le cinéma était alors la technologie de communication émergente et Goebbels a compris comment manipuler cet outil pour imprimer une religion socio-politique sur la population. Dans son journal, il critiquait régulièrement les films qui avaient soit manqué des occasions de convaincre, soit dépassé les bornes. Le grand public n'avait pas encore compris comment le cinéma pouvait être utilisé pour exploiter les émotions ou raconter des histoires (un peu comme aujourd'hui, beaucoup ne réalisent pas encore la malléabilité des faits rapportés par les réseaux sociaux). Quand on regarde des films de propagande comme Triumph des Willens (le Triomphe de la volonté de Leni Riefenstahl), on peut constater ce sens d'un plus grand « nous » en soutien d'un appel à l'action (banalisation). Encore de son journal : Goebbels était émerveillé par la façon dont, avec les bons extraits des discours de Hitler dans des postures parfaites, il pouvait susciter sans limitation aucune une impression de pouvoir et de confiance. Ce modelage de perceptions lui a permis de créer une image crédible d'un petit autrichien aux cheveux noirs et aux yeux globuleux comme le leader de la race aryenne allemande.

 

Goebbels savait comment utiliser la banalisation pour construire le stupide et le faire adopter. En janvier 1928, lors d'un discours aux membres du parti nazi, il a déclaré :

 

« Le but d'un discours politique est de persuader les gens de ce que nous avons déterminé comme étant juste [...] Nous ne voulons pas être un mouvement de quelques cerveaux ramollis, mais un mouvement qui peut conquérir les foules. La propagande doit être efficace sur le peuple, et non pleine d'esprit. Ce n'est pas la tâche de la propagande de découvrir des vérités intellectuelles. »

 

Comme pour les gourous de l'environnement et de la santé sévissant aujourd'hui sur les réseaux sociaux, peu importe les faits et les vérités ; ce qui compte, c'est que le succès peut être au bout de l'utilisation d'images émotionnelles aptes à inciter les simples d'esprit à vous suivre dans votre entreprise. Alors que Goebbels n'a apparemment jamais dit : « Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit », la citation ci-dessus exprime son essence.

 

Dans une page de son journal datée du 16 octobre 1928, Goebbels a identifié la nécessité de présenter les messages clés en tant que religion (un peu comme le programme de l'éco-religion que nous avons examiné dans la partie 3 de cette série) :

 

« Le national-socialisme est une religion. Tout ce dont nous manquons est un génie religieux capable de déraciner les pratiques religieuses désuètes et d'en mettre de nouvelles à leur place. Nous manquons de traditions et de rituels. Un jour, bientôt, le national-socialisme sera la religion de tous les Allemands. »

 

 

Nous avons maintenant les traditions et les rituels de l'environnement, ainsi que les outils de communication pour les diffuser – ce que Goebbels avait reconnu comme essentiel pour établir une nouvelle religion.

 

Le mépris de Goebbels pour les intellectuels (ceux qui ont contesté sa propagande) a été canalisé dans sa haine des Juifs, qu'il a identifiés comme la source de la corruption, du mensonge et de la faiblesse de caractère. Toutes les graines de la banalisation peuvent être vues dans cette hystérie de l'« eux » contre « nous », graines qu'il a semées dans ses discours antisémites des années 1930. Les conséquences horribles des campagnes nazis contre le peuple juif, les gitans, les autres minorités et les handicapés ne peuvent être comparées à aucune autre atrocité dans l'histoire humaine ; mais les techniques de communication de Goebbels ont été copiées et appliquées et sont très en usage dans les campagnes de banalisation d'aujourd'hui.

 

Avec les réseaux sociaux, la transformation des perceptions et la production de cadres de référence pour des croyances sans attaches avec la réalité, la création de peurs infondées et l'incitation à un engagement inébranlable à agir pour des solutions simplistes ont beaucoup gagné en facilité et efficacité par rapport aux outils de communication qui ont émergé dans les années 1930 en Europe. Remplacez le vocabulaire antisémite et anti-intelligentsia de Goebbels par les termes reflétant la rhétorique d'opposition aux industries pharmaceutiques, à la science, utilisés par les gourous des réseaux sociaux d'aujourd'hui, et vous ne pouvez malheureusement que constater une horrible similitude avec la propagande goebbelsienne dans les textes de David « Avocado » Wolfe ou du « Health Ranger » Mike Adams. C'est la raison pour laquelle l'utilisation généralisée de la banalisation par ces activistes me fait peur : elle réduit le débat académique et intellectuel, élimine le besoin de preuves et sape le dialogue.

 

Source : https://www.geneticliteracyproject.org/2014/07/28/fbi-turns-up-heat-on-mike-adams-as-health-ranger-fiasco-widens-plus-adams-archive/

 

Goebbels a utilisé des outils de communication qui ont propulsé le stupide vers de terribles conséquences. Nous devons cesser d'être intellectuellement poli à propos des tabous historiques et étudier ses techniques afin d'apprendre comment empêcher la banalisation de pervertir la compréhension du public, le dialogue et la prise de décisions rationnelles. Les outils des réseaux sociaux facilitent grandement la fabrication de perceptions, et nous ne pouvons pas prétendre que l'histoire ne se répète pas. Soyons vraiment brutaux : la banalisation est un outil de communication fasciste, de manipulation, largement mis en œuvre aujourd'hui par les activistes de l'environnement.

 

 

Comment briser la chaîne de banalisation

 

Comment Goebbels a-t-il pu faire preuve d'une telle audace ? Comment Wolfe et Adams peuvent-ils réussir aujourd'hui ? Et que pouvons nous faire à ce sujet ? Un des défis de la banalisation est qu'elle crée une impression de consensus et que, par conséquent, se lever et marquer son désaccord devient un acte courageux. La plupart des gens ne se soucient pas et ne prennent pas la peine de s'opposer à des campagnes de communication rhétoriques, les qualifiant de stupides et passant leur chemin. La petite minorité vocale peut alors créer une perception de l'inévitable – avec la témérité empreinte de bêtise de défier le statu quo. Lorsque Vani Hari lance sa « Food Bébé Army » sur des entreprises, céder semble être la solution la plus simple pour des gestionnaires de l'image de marque effrayés. La banalisation de l'idée reçue est donc renforcée et revigorée pour l'attaque suivante.

 

Qu'en serait-il si la majorité silencieuse se levait, faisait éclater la bulle de lieux communs et défiait la rhétorique et les mensonges de ces gourous de la communication ? Qu'en serait-il si les feux des projecteurs étaient braqués sur les stupidités de ces armées d'activistes ? Qu'en serait-il si les décideurs avaient moins peur et étaient plus sincères, s'ils ne se livraient plus simplement à des expédients, en se cachant derrière des accessoires de politiques minables comme la précaution ? Ceux qui ont eu le courage de s'opposer aux maraudeurs débiles ont été isolés et paient le prix fort sous la forme d'attaques personnelles incessantes (on pense ici à l'assassinat médiatique de Kevin Folta).

 

Il faut une réaction coordonnée fondée sur des faits et preuves pour contrer les propagandistes (il y a des signes qu'elle est en train de naître aux États-Unis, mais rien de significatif en Europe). Souvent, les réactions consistent à se moquer ou à insulter les gourous de l'activisme (on pourrait associer cela à une forme de défaitisme) jusqu'à ce que les sites des gourous leurs soient interdits (un réflexe d'auto-protection de la banalisation). Cela ne suffit pas : il faut une réaction généralisée de la majorité silencieuse contre le stupide. Je sais que je vois souvent de mes amis qui partagent sur Facebook les affirmations militantes ou ridicules des gourous des réseaux sociaux, et je me demande : « Devrais-je leur ouvrir les yeux ? »  Souvent, je décide de ne pas le faire, pour être poli, et de laisser le stupide nager dans son auto-satisfaction – combattre une croyance personnelle d'un individu naïf est tout simplement trop difficile. Je reconnais que je dois faire preuve de plus de courage car ma pugnacité n'est pas à la mesure du danger créé par ceux qui propagent de tels mensonges.

 

 

La force de la banalisation des idées reçues réside dans sa capacité à tromper. Elle présente le point de vue de quelques-uns comme la force de la foule, consciente que la plupart des gens sont placides et indifférents. Les révolutions sont dirigées, non pas par des majorités, mais par des passionnés. Il n'y avait pas de grandes armées débarquant avec Lénine à la gare de Finlande, ou avec les mercenaires de Daech attaquant Mossoul, juste quelques opportunistes capables de manipuler les perceptions et exploiter les idées reçues. Dans les débats de santé environnementale, la manipulation implique un donneur de leçons moralisateur (sauver des vies et sauver la planète), qui confère au gourou militant une transcendance bienveillante. Cela crée de l'espace pour une tolérance irrationnelle envers les demi-vérités et les anecdotes émotionnelles. Cette banalisation est très difficile à combattre avec juste quelques scientifiques courageux.

 

Une bonne partie de cette série en dix chapitres a été motivée par la nécessité de trouver les bons outils pour briser la chaîne de banalisation. J'ai écrit et parlé sur ce sujet au cours des cinq dernières années, et je suis conscient de la difficulté – le stupide n'est pas seulement rusé, il est aussi tenace.

 

Au cours de la dernière décennie, à la suite des crises financières et de la plus grave récession mondiale depuis les années 1930, la plus grande perception erronée n'a peut-être été banalisée que récemment : que l'industrie, la science et les affaires sont les principales sources des problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui et qu'elles ne méritent pas d'être considérées comme légitimes. Cette néo-idéologie du bouc émissaire a émergé d'un groupe hétéroclite de râleurs anti-mondialistes prompts à jeter des pierres sur et les réunions de l'OMC et du G7 ; elle a ensuite trouvé l'opportunité de prendre de l'ampleur avec le mouvement Occupy Wall Street ; et, aujourd'hui, elle est utilisée comme levier pour bouter l'industrie hors de la norme sociale et retirer la voix de l'innovation et de la création d'emplois du dialogue civique. Le stupide prospère dans un vide où les voix rationnelles sont exclues.

 

La dénormalisation de l'industrie et de la science est le prochain chapitre de cette série sur la manière de gérer le stupide.

 

 

Table des matières

 

1. Définir le stupide

2. Les réseaux sociaux  : où le stupide apprend à voler

3. La nouvelle religion  : les éco-intégristes et leur biais du naturel

4. Le manuel de l'activiste  : comprendre comment le stupide peut être astucieux

5. Un point commun  : mettre fin au dialogue et à l'engagement

6. Le dénormalisation de l'industrie  : le défi de l'idéalisme éco-topique

7. La science post-normale  : inviter le stupide à la table de la politique

8. Coup de pouce  : les dangers d'une architecture de choix moralisatrice

9. Les passivistes  : réveiller la majorité non impliquée

10. Comment gérer le stupide

 

Auteur  : David Zaruk

 

_______________

 

* David pense que la faim, le SIDA et des maladies comme le paludisme sont les vraies menaces pour l'humanité – et non les matières plastiques, les OGM et les pesticides. Vous pouvez le suivre à plus petites doses (moins de poison) sur la page Facebook de Risk-Monger  :

www.facebook.com/riskmonger.

 

Source : http://risk-monger.blogactiv.eu/2016/01/04/how-to-deal-with-stupid-part-510-commonality-how-stupid-sounds-believable/

 

 

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fm06 07/01/2016 18:13

Cette série d'articles est passionnante. Merci :-)

Seppi 07/01/2016 19:18

Bonjour,

C'est bien pour ça que je la traduis !