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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Graines de suicide » en Inde : une histoire vieille de 200 ans derrière une tragédie moderne

13 Octobre 2015 , Rédigé par Seppi Publié dans #Inde, #Suicides

« Graines de suicide » en Inde  : une histoire vieille de 200 ans derrière une tragédie moderne

 

 

Aneela Mirchandani*

 

« Graines de suicide » en Inde  : une histoire vieille de 200 ans derrière une tragédie moderne

En 1998, un agriculteur de Warangal, en Inde, s'est suicidé après une mauvaise récolte en avalant un pesticide. Son corps a été retrouvé quelques heures plus tard, au milieu de son champ d'un acre (environ 0,4 hectare) dont la culture avait été envahie par des vers. Ce suicide était l'un des nombreux qui avaient été signalés à l'époque ; l'incidence était particulièrement élevée chez les producteurs de coton. Il a déclenché une belle empoignade dans la presse : comment l'Inde a-t-elle pu faillir vis-à-vis de ses agriculteurs ?

La cause déclarée de ce suicide était la dette, et de nombreux militants anti-OGM ont lié une série de tragédies semblables à l'introduction du cotonnier GM – alors même que la plante génétiquement modifiée n'a été introduite en Inde qu'en 2002. Mais si on y regarde de plus près, on peut entrevoir la véritable cause : une population rurale qui avait peu changé depuis le XIXe siècle a été confrontée aux cultures et à une économie modernes.

L'histoire commence en fait il y a deux siècles, dans les années 1820. Une fileuse de coton au Bengale, en Inde, se trouvait au bord de la famine. Son gagne-pain était en train de disparaître ; les tisserands ne l'appelaient plus pour lui prendre son fils produit à la main, et s'il était vendu sur marché, c'était à un prix supérieur à celui du fil d'origine étrangère qui venait d'Angleterre. Celui-ci était non seulement considérablement moins cher, mais aussi plus fin que le sien. Elle a raconté sa lutte dans une lettre déchirante parue dans le journal Samachar Darpan [1] que Gandhi a citée plus tard [2].

 

Dans sa lettre, elle exprime sa surprise devant le fait que le fil en provenance d'Angleterre puisse être vendu beaucoup moins cher que le sien. Pour elle, cela signifie que ses homologues anglais, qui filent à la main comme elle, doivent être encore plus opprimés qu'elle. « Je suis sidérée », écrit-elle, « ils ont envoyé le produit de tant de labeur ici parce qu'ils ne pouvaient pas le vendre là-bas .

 

À son insu, ce n'étaient pas des fileurs pauvres d'Angleterre qui avaient fait baisser le prix du fil, mais plutôt des machines. L'agriculteur qui se suicida en 1998 à Warangal et la fileuse affamée du Bengale des années 1820 étaient tous deux victimes de la même rupture technologique qui résonne aujourd'hui encore dans le sous-continent.

 

 

Les temps anciens

 

Vers 600 avant notre ère, l'Inde était devenue le centre du commerce mondial de coton. Les ménages produisaient leur propre coton en association avec des céréales, filaient et tissaient à la main, satisfaisaient à leurs propres besoins et échangeaient le surplus. Les tissu de coton de fabrication indienne voyageaient vers l'Ouest le long des rivières et à travers terre sur le dos des ânes jusqu'enEgypte, à Rome et en Grèce, et, à l'Est, en Chine.

 

Les artisans indiens se situaient au sommet de l'innovation. Il a été dit que la mousseline tissée à Dacca était si fine qu'un sari de six mètres pouvait passer dans un anneau au diamètre d'un doigt de femme. Ils avaient inventé le rouet qui pouvait tripler la production de pelotes, tandis que le métier à tisser à pédales horizontales permettait de produire des tissus plus fins que ceux que l'on faisait avant.

 

Le cotonnier sauvage produit des poils autour de ses graines pour faciliter leur dispersion. Les capsules du cotonnier s'ouvrent à maturité le long de leurs flancs et libèrent les graines emprisonnées dans des fibres grossières. Alors que de nombreuses plantes produisent des poils autour de leurs graines, la fibre de cotonnier est unique – chaque poil, qui est issu d'une seule, grande cellule, est couvert de cellulose déposée selon des spirales alternées. Cela provoque des coudes, lesquels permettent aux poils de s'entortiller, de sorte qu'on peut les amasser en paquets et les transformer en fil.

 

La plante investit un peu d'énergie dans la production de ces poils longs, mais, pour que les besoins de la plante soient satisfaits, il ne faut pas qu'ils soient très longs. La plante doit investir le reste de son énergie dans la lutte contre les ravageurs, la résistance à la sécheresse et d'autres facteurs de stress. Il y a une tension entre la longueur des fibres et ce que la plante investit à son profit.

 

Gossypium arboreum sauvage. Credit: KENPEI, GFDL,Creative Commons Attribution ShareAlike 2.1 Japan License

 

Les agriculteurs indiens ont cultivé une espèce connue sous le nom de cotonnier en arbre (Gossypium arboreum). Le cotonnier a évolué en même temps que leur artisanat. Les fibres sont devenues plus longues, plus fines et plus blanches que celles du cotonnier sauvage. Mais comme cette plante est originaire de l'Inde, elle pouvait également gérer les mauvaises moussons, elle était adaptée aux sols et elle pouvait se battre avec les ravageurs locaux. Son rendement correspondait à la vitesse de récolte humaine. Avant les temps modernes, la longueur de chaque poil avait été portée à un demi-pouce.

 

 

La mécanisation

 

Au début des années 1800, l'Angleterre, qui avait été jusque-là un petit joueur dans l'artisanat du coton, a rattrapé l'Inde. En fait, les filatures de coton du Lancashire ont donné le coup d'envoi de la révolution industrielle. Une cascade d'inventions telles que la navette volante et la machine à filer ont remplacé les mains humaines, tandis que la puissance de la vapeur a pris le relai de la force humaine. Comme l'historien Sven Beckert l'écrit dans « Empire of cotton » [3], la productivité a tellement augmenté en trois décennies que les machines du Lancashire pouvaient produire en 135 heures ce qui prenait 50.000 heures à une fileuse indienne. Il n'est donc pas étonnant que la fileuse du Bengale n'ait plus trouvé d'acheteurs.

 

“Cotton mill” (filature de coton) de E.L. Hoskyn

 

La grande faim du Lancashire pour du coton brut a été satisfaite par le Sud de l'Amérique du Nord – beaucoup d'encre a coulé sur l'esclavage et la façon dont il a fait tourner les plantations de coton. Mais je veux me concentrer sur un aspect peu connu : la variété de cotonnier qu'on y a cultivé. Ce fut le cotonnier mexicain (Gossypium hirsutum), originaire des Amériques.

 

Le cotonnier mexicain est une plante remarquable. Tout comme son pays d'origine, son génome est un curieux melting-pot : uni, mais pas assimilé. C'est un hybride de deux cotonniers sauvages, l'un natif du Nouveau Monde [4], l'autre africain [5]. Mais leurs ADN ne se sont pas mêlés de la manière habituelle : ils cohabitent dans chaque cellule, de sorte que la plante conserve les caractéristiques de ses deux ancêtres. Cette forme étrange d'hybridation, connue comme l'allopolyploïdie [6], confère à la plante vigueur et robustesse. Le cotonnier mexicain a hérité des qualités importantes [7] de chacun de ses géniteurs. Le parent africain lui a légué des fibres filables, tandis que celui du Nouveau Monde lui a donné une grande aptitude à la culture.

 

Ses fibres ont pu être améliorées, allongées et rendues suffisamment résistantes pour subir les contraintes des machines, tout en restant assez fines pour ne pas faire de la toile grossière. Son rendement a augmenté alors que, dans le même temps, les innovations dans la récolte mécanique [8] voyaient le jour dans les années 1940. Plus de 90 pour cent de la production mondiale de coton commercial provient aujourd'hui d'une variété de coton mexicain.

 

 

Un progrès désordonné en Inde

 

Pendant ce temps, les artisans indiens du coton ont végété. Gandhi a fait quelques tentatives plutôt héroïques (certains diront donquichottesque) pour relancer l'industrie du tissu produit à la main [9], mais ce fut en définitive en vain. Même en son temps, des filatures de coton dans le style de celles de l'Angleterre commençaient à s'ouvrir à travers le pays. Dans les années 1970, quand j'étais enfant, les cheminées de Girangaon (le « village du moulin ») que je pouvais voir de ma fenêtre à Mumbai avaient déjà une centaine d'années. La mécanisation du coton était complète. Aujourd'hui, le tissu fait à la main en Inde est un marché de niche et de luxe ; même les tissus artisanaux, très à la mode, sont fabriqués à partir de filé-machine.

 

“India United Mill 1” de Rohidas Gaonkar – Licensed under CC BY 2.0 via Commons

 

Avec l'indépendance indienne en 1947, les champs de coton mexicain que l'Inde possédait ont été perdus au profit du Pakistan. Le coton indigène n'avait pas une fibre suffisamment longue et des rendements suffisamment élevés pour alimenter les filatures. Il appartint alors à l'Institut central de recherche sur le coton [10] et à ses scientifiques de produire des variétés de type mexicain productives et adaptées aux sols indiens, ce qu'ils firent [11]. Les rendements des années 1997 étaient sept fois plus élevés qu'au moment de l'Indépendance.

 

Ce progrès était nécessaire et bienvenu, mais fut loin d'être gratuit. Les nouvelles variétés sont des cultures de rente. Elles ne mettent pas autant d'énergie à survivre à la sécheresse, aux sols pauvres et aux ravageurs. Elles ne sont pas résistantes aux défaillances de la mousson ; il faut donc les irriguer. Mais 60 pour cent de l'agriculture en Inde était (et est toujours) pluviale [12].

 

Mis à part la charge de l'irrigation, les agriculteurs avaient maintenant besoin d'intrants tels que les pesticides et les engrais. Mais le crédit réglementé n'a pas été disponible pour la plupart des agriculteurs indiens : la plupart sont des fermiers, sur des terres et avec des baux sur lesquels règnent des incertitudes [13].

 

Beaucoup ont donc dû recourir à des usuriers qui ont chargé des intérêts jusqu'à 24 pour cent [14]. La dette les a conduits à consacrer davantage de terres au cotonnier (l'« or blanc ») parce que, dans les bonnes années, ils pouvaient faire assez de profit pour rembourser leurs prêts. Le cotonnier a souvent remplacé les cultures vivrières qu'il aurait été plus sage de cultiver.

 

Ce qu'ils avaient, c'était une culture moderne, le résultat de la science moderne. Elle avait été sélectionnée pour une fibre abondante, ce qui la rendait attractive pour les ravageurs. Mais les agriculteurs étaient mal équipés pour y faire face. Leurs connaissances provenaient principalement de l'agriculture traditionnelle. Les agriculteurs américains, ayant appris à la dure, s'étaient tournés vers les techniques de lutte intégrée contre les ravageurs [15], en utilisant des pesticides chimiques uniquement en dernier recours. Mais les agriculteurs indiens étaient victimes de l'analphabétisme et de l'insularité, et la plupart ne savaient rien de ces avancées. Quand il fallait lutter contre les ravageurs, ils se tournaient vers les « médicaments » en vente : les pesticides chimiques.

 

Ils ne sont pas formés à l'utilisation en toute sécurité. Les travailleurs agricoles sont prêts à parcourir leurs champs à pied avec peut-être juste un morceau de tissu sur la bouche [16] pendant l'épandage. Une utilisation excessive a conduit un parasite particulier, le ver de la capsule (Helicoverpa armigera) [17] à devenir résistant [18] à quatre générations de pesticides à intervalles rapprochés – du DDT aux pyréthrinoïdes [19]. À la fin des années 1990, cette larve de papillon, qui fore à travers les capsules immatures, avait infesté les champs du Pendjab au nord, à ceux de de l'Andhra Pradesh au sud. Ils pulvérisaient de plus en plus, mais c'était une bataille perdue d'avance. Certaines années, ils perdraient la moitié de leur coton. Finalement, même si le coton occupe seulement 5% environ des terres cultivées, il consommait jusqu'à 50% des pesticides en Inde.

 

Dégâts de vers de la capsule sur capsule encore verte

 

Les agriculteurs se sont aussi trouvés coincés du côté des bénéfices. Le gouvernement indien a libéralisé la politique commerciale liée à l'agriculture en raison des accords de l'OMC de 1995 [20]. En conséquence, les agriculteurs se sont trouvés exposés à des prix mondiaux du coton qui montaient et descendaient capricieusement. Mais ce n'était pas vraiment le libre-échange, car d'importantes subventions étaient encore accordées aux agriculteurs dans les pays avancés, ce qui faisait baisser les prix de leurs exportations [21]. Vers le milieu des années 1990, près d'une décennie avant l'introduction du coton GM, les suicides d'agriculteurs [22] faisaient les nouvelles [23]. Ils ont atteint un pic en 2004 [23], une année de sécheresse [25], alors qu'un petit nombre seulement de paysans indiens utilisaient des semences génétiquement modifiées.

 

Source : Nature 2013

 

A la recherche d'un méchant

 

Vous remarquerez peut-être qu'un nom a été le grand absent de mon compte rendu – Monsanto. En fait, la plus grande tragédie de ce long fleuve de tragédies était l'absence de méchant. Oui, il y avait des méchants, mais ils étaient multiples et diffus. La plupart étaient contingents. Et les solutions n'étaient pas glamour : les cartes d'admissibilité aux prêts pour les agriculteurs [26], l'assurance agricole nationale [27], la formation[28], la recherche [29].

 

Monsanto a apporté la technologie GM en Inde en 2002. Déjà à l'époque, les promesses de la technologie était évidentes car elle a fait l'objet d'un piratage d'envergure dans le Gujarat [30]. Au cours de la décennie qui a suivi, elle avait fait la preuve de ses avantages sous la forme tant d'une réduction de 50 pour cent de l'utilisation de pesticides [31] que du doublement des revenus agricoles [32].

 

Néanmoins, le symbolisme de Monsanto comme le méchant responsable des suicides est devenu un ver qui s'est propagé irrésistiblement à l'échelle mondiale et a contaminé les esprits. On peut constater à travers les entretiens avec des militants [34] à l'époque que Monsanto était impliqué sous la forme d'une culpabilité par association dans l'agriculture productiviste, avant même que la technologie GM eût pris racine. Des rumeurs se sont répandues que Monsanto allait programmer leur coton pour produire des semences stériles. Ses produits ont donc été vilipendés comme « Terminator » ou semences-suicide, qui s'est transformé en graines qui causent les suicides des agriculteurs. Cette notion s'est répandue en raison de la profonde méfiance des gens envers les plantes génétiquement modifiées.

 

Ainsi, des gens bien intentionnés ont protesté à travers le monde contre l'entrée de Monsanto sur le marché indien, ignorant qu'ils s'opposaient à des semences qui avaient été conçues pour résoudre des problèmes spécifiques. Et la recherche d'un méchant a fait dérailler toutes les tentatives de résoudre les vrais problèmes des agriculteurs.

 

Avec nos remerciements à l'entomologiste agricole Dr T.M. Manjunath pour ses conseils et son expertise.

 

________________

 

* Aneela Mirchandani écrit sur la nourriture à The Odd Pantry (http ://theoddpantry.com/). Vous pouvez la suivre sur https://www.twitter.com/theoddpantry.

 

Source  : http://www.geneticliteracyproject.org/2015/10/07/india-farmers-seeds-of-suicide-200-year-old-story-behind-a-modern-tragedy/

 

 

[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Samachar_Darpan

 

[2] http://www.gandhiserve.org/cwmg/VOL052.PDF#page=142

 

[3] https://books.google.com/books?id=UyyOAwAAQBAJ&printsec=frontcover&dq=empire+of+cotton&hl=en&sa=X&ved=0CCYQ6AEwAGoVChMIifb8l4GCyAIVQ5qICh1lPgmy#v=onepage&q=empire%20of%20cotton&f=false

 

[4] http://eol.org/pages/5415510/overview

 

[5] https://en.wikipedia.org/wiki/Gossypium_herbaceum

 

[6] https://en.wikipedia.org/wiki/Polyploid

 

[7] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC22504/

 

[8] https://en.wikipedia.org/wiki/Cotton_picker

 

[9] http://www.mkgandhi.org/swadeshi_khadi/whatiskhadi.htm

 

[10] http://cicr.org.in/

 

[11] http://www.cicr.org.in/pdf/cotton_varieties_hybrids.pdf#page=14

Ma note : l'original utilise, comme fréquemment en Inde, le mot « hybride » parce qu'il s'agit de variétés produites par des croisements, donc de généalogie connue. Les hybrides F1 de cotonnier ont été introduits commercialement dans les années 1970. Voir par exemple :

http://www.apaari.org/wp-content/uploads/2009/05/ss_1995_01.pdf

En 1992-93, ils représentaient 36 % de la sole de cotonnier, avec d'importantes disparités régionales.

 

[12] http://www.gktoday.in/rainfed-agriculture-in-india/

Ma note : beaucoup de discours convenu ici. Les espèces ne sont pas les mêmes et ont des besoins agroclimatiques différents. Et une augmentation de rendement suppose – nécessairement – des conditions de culture permettant d'obtenir ce rendement. Mais l'observation générale est exacte. On est passé d'une culture qui produisait peu, avec ce qui était disponible, à une autre culture qui avait besoin d'intrants pour exprimer son rendement.

 

[13] http://www.thehindu.com/news/national/telangana/tenant-farmers-land-in-debt-trap/article7446336.ece

 

[14] http://adhrit.in/impact-of-liberalization-on-agriculture-in-india/

 

[15] http://www.biconet.com/reference/IPMhistory.html

 

[16] http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/2164107.stm

 

[17] https://en.wikipedia.org/wiki/Helicoverpa_armigera

 

[18] http://whalonlab.msu.edu/wp-content/uploads/2012/06/vol.7_no.1-corrected.pdf#page=2

 

[19] https://en.wikipedia.org/wiki/Pyrethroid

 

[20] http://infochangeindia.org/agenda/cost-of-liberalisation/a-brief-history-of-the-wto.html

 

[21] Ma note : l'auteur succombe ici au discours convenu, maintes fois répété. Le commerce extérieur indien a été modeste jusqu'en 2005-06.

http://www.texprocil.org/statistics

Les prix payés aux producteurs reflétaient essentiellement les circonstances internes. Pour une comparaison avec les prix mondiaux, par exemple :

http://www.cotcorp.gov.in/statistics.aspx?pageid=7#annual

http://www.statista.com/statistics/259431/global-cotton-price-since-1990/

 

[22] http://www.downtoearth.org.in/news/suicide-by-pesticide-21094

 

[23] http://www.frontline.in/static/html/fl1503/15030640.htm

 

[24] http://www.lse.ac.uk/asiaResearchCentre/_files/ARCWP62-Mishra.pdf

 

[25] http://info.worldbank.org/etools/docs/library/114813/bestcourse/docs/Course%20Projects/Best%20End%20of%20Course%20Projects/SVETLANA/Svrk-final%20project.pdf

Ma note : Le pic, pour l'ensemble de l'Inde, n'est pas énorme. Il est dificile de faire des comparaisons de statistiques annuelles dont une série est à cheval sur deux ans, et il est présomptueux d'utiliser des statistiques nationales pour des phénomènes dont on peut penser qu'ils ont une forte composante locale (cf. les références constantes au district de Warangal). La production a nettement baissé en 2002-03 pour remonter l'année suivante puis, très fortement, en 2004-05. Les prix étaient en augmentation de 2001-02 à 2003-04. Ils ont fortement baissé en 2004-05.

 

[26] http://www.thehindu.com/news/cities/Hyderabad/loan-eligibility-cards-for-all-tenant-farmers-minister/article6708943.ece

 

[27] https://en.wikipedia.org/wiki/Agricultural_insurance_in_India

 

[28] http://projects.nri.org/inthefield/india_pests.htm

 

[29] http://cicr.org.in/

 

[30] http://www.motherjones.com/politics/2002/09/biotechs-black-market

 

[32] http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0921800911002400

 

[33] http://www.vib.be/en/about-vib/plant-biotech-news/Documents/BackgroundReport_BT_Cotton.pdf#page=16

 

[34] http://www.globalresearch.ca/articles/SHA112A.html

 

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