Conflits d'objectifs…
18 Juillet 2026 Publié dans #Divers, #Willi l'Agriculteur
Willi l'agriculteur*
/image%2F1635744%2F20260718%2Fob_39e478_capture-conflits.jpg)
L'agriculture est toujours une intervention dans la nature. Le plus grand conflit d'objectifs réside dans la question de savoir si nous devons produire des denrées alimentaires comme nous l'avons fait jusqu'à présent, ou si nous devons poursuivre d'autres objectifs, tels que la protection de la nature, la préservation de la biodiversité et la protection du climat. Nous pouvons y parvenir si les directives sont clairement définies et si la marge brute correspondante nous est versée. C'est à la société que je souhaite que cette question trouve une réponse. D'autres exemples seraient le conflit entre l'élevage en pâturage et le loup, l'agriculture paysanne et l'élevage en stabulation entravée, l'interdiction du glyphosate et la formation d'humus, ou encore la construction de logements et la biodiversité. Mais fondamentalement, le conflit d'objectifs entre rendement et utilisation de produits phytosanitaires et d'engrais est un sujet souvent débattu qui donne lieu à de nombreux malentendus.
À mon avis, ces conflits d’objectifs sont insolubles, car un objectif est diamétralement opposé à l’autre. Si je souhaite pratiquer l’élevage en pâturage dans une région où vivent des loups, cela n’est possible qu’en érigeant des clôtures de 1,80 mètre de haut, éventuellement électrifiées. Les animaux de pâturage sont alors protégés, mais les animaux sauvages ne peuvent bien sûr plus traverser la zone. Si j’interdis l’élevage en stabulation entravée, de nombreuses exploitations cesseront d’élever des vaches. Et là où se trouvent des habitations, les insectes ne volent pas. Si je souhaite maintenir le niveau de rendement actuel (ce qui serait important pour l’alimentation mondiale), je ne peux pas faire l’économie de l’utilisation de produits phytosanitaires et d’engrais.
Si l'on ne résout pas ces conflits d'objectifs, on peut se demander à quoi ressemblera l'avenir de l'agriculture en Allemagne. Je partage l'avis de la DZ-Bank, qui prévoyait dans une étude de 2017 qu'il n'y aurait plus qu'environ 100.000 exploitations agricoles en Allemagne en 2040. C'est deux tiers de moins qu'aujourd'hui. Je suis presque certain que ce chiffre est encore trop élevé et que les choses iront beaucoup plus vite. Je ne vois pas comment on pourrait enrayer la tendance à la monopolisation qui s’observe en amont et en aval de la filière. La tendance à l’intégration verticale va également continuer à s’accentuer. Il m’apparaît donc concevable qu’à l’avenir, la production primaire soit en partie reprise par le commerce alimentaire de détail lui-même. Les agriculteurs ne seront alors plus que des prestataires de services.
Vous voyez d’autres conflits d’objectifs ? N’hésitez pas à les mentionner dans les commentaires.
________________
/image%2F1635744%2F20260718%2Fob_5cf6a3_capture-bauer-willi.jpg)
* Source : Zielkonflikte... - Bauer Willi
Newsletter
Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.
Pages
Catégories
- 1455 critique de l'information
- 1225 Activisme
- 1054 Divers
- 829 Politique
- 746 OGM
- 620 Pesticides
- 568 Glyphosate (Roundup)
- 544 Article scientifique
- 431 Alimentation
- 425 Santé publique
- 413 Afrique
- 364 Agronomie
- 329 Agriculture biologique
- 307 amélioration des plantes
- 265 CRISPR
- 230 Willi l'Agriculteur
- 214 Union européenne
- 211 NGT
- 206 Union Européenne
- 180 Etats-Unis d'Amérique
- 173 Allemagne
- 161 Elevage
- 158 Covid-19
- 147 Climat
- 135 élevage
- 132 Economie
- 130 Néonicotinoïdes
- 129 Albert Amgar
- 125 Abeilles
- 100 Risk-monger
- 96 Monsanto
- 95 Biotechnologies
- 77 Biodiversité
- 71 Santé
- 63 CIRC
- 63 ISAAA
- 56 Politique agricole
- 56 Semences
- 56 Ukraine
- 55 Schillipaeppa
- 54 Gilles-Éric Séralini
- 51 Greenpeace
- 49 Perturbateurs endocriniens
- 47 Risk-monger (David Zaruk)
- 45 Générations futures
- 44 Engrais
- 44 Inde
- 42 Energie
- 42 Élevage
/image%2F1635744%2F20150606%2Fob_b8319b_2015-06-06-les-champs-de-l-au-dela-tom.jpg)