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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Une petite leçon d'apiculture

1 Juin 2026 Publié dans #Abeilles

Une petite leçon d'apiculture

 

Romaric Vincent, sur LinkedIn*

 

 

 

 

Ma note : J'ai trouvé ce billet – très – intéressant et instructif... donc je le pille. Le titre est de mon cru.

 

 

Alors, j’ai fait une grosse erreur de gestion agroécologique… je ne me suis pas adapté à un changement de contexte ! 😬

 

Il y a trois ans, j’ai déménagé mes ruches d’un contexte de grandes cultures peu diversifié d’un point de vue mellifère (Champagne crayeuse) vers une lisière entre une forêt et une ferme ayant des contrats de semences en légumineuses pérennes (sainfoin, trèfle violet, lotier corniculé, luzerne…). Au contraire d’un usage fourrager où l’on pâture/fauche souvent avant la floraison, une culture porte-graines fleurit jusqu’à plus pouvoir ! Le pissenlit est également très présent, et avec les érables, acacias et ronces de la forêt, c’est la fête des abeilles et du producteur de miel !

 

MAIS, c’est aussi la fête du pire ennemi de l’apiculteur : l’acarien « Varroa destructor » qui se développe alors de manière exponentielle, sans pauses… Pour éviter la catastrophe dans le contexte antérieur, j’utilisais l’effet « bloquant » de la floraison du tournesol, dont la miellée intense oblige les abeilles à mettre du nectar partout… et la reine n’a alors plus d’alvéoles pour pondre. Sans couvain, un traitement « flash » à l’acide oxalique est très efficace, et la ruche peut ensuite élever des abeilles d’hiver en pleine santé pour un bon hivernage.

 

Dans le nouveau contexte, le tournesol est peu présent, et à la place de cette floraison bloquante il y a des florairons mellifères de manière continue jusqu’à tard dans la saison, sans blocage de ponte. C’est très bien pour la production de miel et les réserves hivernales... en 2025, récolte record de ma jeune expérience d'apiculteur amateur !

 

MAIS 67 % de mortalité hivernale, la honte ! 🫣

 

Je m’en retourne à mes études 🤔, avec plusieurs options :

 

  1. Profiter du trou de miellée du printemps pour un traitement « lent » (par diffusion)… ce sera bien moins efficace qu’un traitement flash fait hors couvain ;

 

  1. « Arrêter » la miellée d’été fin juillet, et suivre avec un traitement lent… mais cela réduira fortement la plus grosse récolte de l’année ;

 

  1. Transhumer sur tournesol en Champagne crayeuse… afin de pouvoir faire un traitement varroa efficace courant août ?

 

  1. La méthode « pro » : encagement de la reine pour forcer l'arrêt de ponte, mais j'avoue être peu doué pour la recherche de reine, surtout que je ne les marquent pas...

 

A votre avis ?

 

PS : Heureusement que des amis pros ont pu me fournir quelques essaims, sans aucunes moqueries car ils sont passés par là !

 

_______________

 

Consultant en agroécologie.

 

Source : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7455158578820300800/

 

 

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