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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Nouvelles techniques génomiques (NGT) : les manœuvres de l'eurodéputé Christophe Clergeau, VRP des anti-OGM

14 Juin 2026 Publié dans #NGT, #Union Européenne, #Activisme

Nouvelles techniques génomiques (NGT) : les manœuvres de l'eurodéputé Christophe Clergeau, VRP des anti-OGM

 

 

La provocation en plus... (Source)

 

 

Sauf surprise, ce mercredi 17 juin 2026 devrait voir le dernier acte législatif de la saga de la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant les végétaux obtenus au moyen de certaines nouvelles techniques génomiques et les denrées alimentaires et aliments pour animaux qui en sont dérivés, et modifiant le règlement (UE) 201.

Un eurodéputé français, du Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement Européen... oui, « Progressiste »..., continue de s'agiter...

 

 

Le 21 avril 2026, à la suite d'un « trilogue » – une procédure de conciliation entre la Commission, le Conseil et le Parlement Européen pour dégager un texte de compromis pour un instrument législatif impliquant les trois institutions – le Conseil (les chefs d'État et de gouvernement des États membres) a adopté le texte de la proposition de règlement « nouvelles techniques génomiques » issu de la concertation.

 

La Commission ENVI – de l’environnement, du climat et de la sécurité alimentaire (un tel attelage ne s'invente pas...) – se réunira demain, 15 juin 2026 – pour, in fine, formuler une recommandation à la plénière du Parlement Européen, appelée à voter sur le sujet le mercredi 17 juin 2026.

 

Si nous avons bien compris, il y a eu des manœuvres pour retarder la session de cette commission, dans l'espoir que des propositions d'amendement soient déposées... dans l'espoir de faire capoter le projet.

 

Il y en eut tout de même 37, publiées le 22 mai 2026. Les auteurs : Mme Anja Hazekamp (Groupe de la Gauche au Parlement Européen – GUE/NGL) et M. Martin Häusling (Groupe des Verts/Alliance Libre Européenne), dont la première proposition vise à rejeter le texte issu du trilogue et... M. Christophe Clergeau, avec 16 propositions.

 

Cela s'accompagne, pour ce dernier, par un activisme remarquable sur X.

 

 

(Source)

 

 

« Dernier vote la semaine prochaine sur les “nouveaux OGM” (NGT) et une question simple : allons-nous confier les clés de notre agriculture à des multinationales ?

 

Le choix est clair : les agriculteurs et les petits semenciers… ou le coffre-fort des multinationales.

 

Parce qu’un brevet sur le vivant, c’est un péage sur la nature : semences plus chères, dépendance, disparition des petits acteurs. »

 

C'est du 9 juin 2026.

 

Un personnage légèrement au courant de la problématique – vu son pédigrée – l'a orienté vers « Nouvelles techniques génétiques et brevets : pas de panique ».

 

Un autre a commenté en deux tweets :

 

« En interdisant les OGM en France, vous avez fait un très grand cadeau à Monsanto, ils n'ont pas eu à craindre les semenciers français qui était privés de cette technologie.

 

Maintenant, vous voulez faire la même chose avec les NGT, si les semencier français ne peuvent pas bénéficier de cette technologie, ils disparaîtront au profit de multinationales étrangères qui, elles, pourront répondre aux besoins de l'agriculture mondiale. »

 

C'est fort rationnel, n'est-il pas ?

 

Le même jour, M. Christophe Clergeau s'extasie devant une tribune publiée par Le Monde.

 

 

(Source)

 

 

On peut penser que, le 11 juin 2026, M. Christophe Clergeau aura eu le temps de lire « ...pas de panique » et de méditer sa stratégie et ses slogans. Le temps, oui... méditer, non...

 

« À qui voulons-nous confier les clés de notre agriculture ?

 

Derrière le débat sur les nouvelles techniques génomiques (NGT), une question centrale : les brevets sur le vivant.

 

L'innovation est nécessaire. Mais elle ne doit pas permettre à quelques multinationales de prendre le contrôle des semences dont dépend notre alimentation.

 

Le 17 juin, le Parlement européen devra choisir : protéger la liberté des agriculteurs ou renforcer le pouvoir des détenteurs de brevets. »

 

 

(Source)

 

 

Le personnage légèrement au courant n'a pas réagi. M. Jean-Luc Haegelen, l'auteur de la deuxième réponse au post du 9 juin 2026, non plus... Le logiciel de nombreux politiciens ne comporte pas de sous-programme « admission d'une erreur » mais un saut automatique vers « escalade d'engagement ».

 

On peut, bien sûr, se poser des questions sur les effets futurs de la propriété intellectuelle et en particulier des brevets – après avoir bien étudié le dossier. On peut aussi vouloir résoudre ex ante des problèmes encore (et largement) hypothétiques plutôt que de le faire une fois ces problèmes matérialisés ou en devenir.

 

Mais dans son « combat » – un terme dont il use et abuse – notre eurodéputé se livre au clientélisme, en réalité auprès des activistes anti-OGM et anticapitalistes, les PME semencières et les agriculteurs n'étant que d'utiles prétextes ; et il agite dans sa communication un épouvantail que les activistes ont confectionné il y a maintenant déjà 40 ans, et, bien sûr, agité ad nauseam.

 

 

(Source)

 

 

Les semences, les ressources génétiques n'ont pas été monopolisées par les grands méchants – maintenant Bayer-Monsanto et Syngenta, le troisième Satan, Corteva, n'étant pas (encore) assez connu. Les « petits semenciers » sont toujours là... il en est même, comme Florimond Desprezbientôt 200 ans d'histoire – qui sont devenus grands. Les agriculteurs n'achètent pas leurs semences, le dos courbé, tête nue et triturant leur chapeau entre les mains dans l'espoir que « le maître » sera, sinon généreux, du moins compatissant ; ils décident toujours de leurs productions en toute indépendance, au moins à l'égard des « semenciers ».

 

Mais le bobard de la captation de notre agriculture et de notre alimentation a toujours ses adeptes. D'autres fadaises aussi.Y compris au Parlement Européen, où M. Christophe Clergeau se fait le VRP zélé du monde alter et anti.

 

 

 

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M
Bonjour, José Bové avait fait pareil en son temps ! Et a réussi à ce qu'aucune entreprise semencière européenne soit sur le marché des ogm ! Honte à ce député qui profite de notre argent.
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