Rapport Alloncle, science et agriculture : les critiques de Mme Célia Quilleret, de France Inter, et de Quota Climat
(Source : Le Point, « Qui est QuotaClimat, la petite association qui veut dicter l’information climatique? »
Serait-ce l'illustration de l'adage : « Les grands esprits se rencontrent » ? Ou autre chose ?
Dans « Rapport Alloncle, science et agriculture : le "décryptage" de Mme Célia Quilleret, de France Inter », nous avions décrypté « Les contre-vérités du rapport Alloncle sur l'audiovisuel public », du vendredi 8 mai 2026 dans « Debout la Terre ».
La prose en question s'ouvrait comme suit :
« Ce rapport s'attaque injustement au traitement de l'information scientifique sur le service public.
Exemple, le journal "Météo et climat" le soir sur France Télévision participerait à une "scénarisation militante", une "présentation orientée qui brouille la frontière entre information sensibilisation et plaidoyer". Or ce sont des scientifiques du climat qui répondent à des questions de téléspectateurs.
Il est écrit aussi que France Télévision a signé une charte militante pour l'environnement, la "charte pour un journalisme à la hauteur de l'urgence écologique", c'est faux et cela a été dit lors de la commission.
Il existerait aussi une "coalition entre des associations, le journal Le Monde et France Télévision" pour demander une loi sur les Pfas. Elle n'existe pas. Pire, "notre traitement de l’écologie tend de plus en plus à subordonner la rigueur scientifique à un récit préétabli". Le rapport y va fort. »
Vraisemblablement le 5 mai 2026, Quota Climat a publié un billet sur LinkedIn, sur le même sujet.
Voici comment les critiques ont été formulées :
« Si le cadre de l’audition [à laquelle deux membres de Quota Climat avaient participé] ne laissait aucun doute sur l’angle que le rapporteur allait défendre dans son rapport, il est stupéfiant de constater que le rapport reprend mot pour mot des fausses informations tenues, entre autres par des intervenants de notre audition. Notamment :
- Page 116, il est dit France Télévisions a signé la Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique.
C’est faux. Les engagements de la Charte (que nous soutenons par ailleurs) sont donc faussement imputés au service public.
- Page 117, il est dit que le journal météo-climat participe à une "scénarisation militante" et à une "présentation orientée qui brouille la frontière entre information, sensibilisation et plaidoyer".
Or, le journal n’invite que des scientifiques pour éclairer les spectateurs sur leurs questionnements.
- Page 117-118, il est dit qu’il existerait une "coalition" composée de responsables politiques, associations, France Télévisions et du journal Le Monde visant à favoriser l’adoption d’un texte législatif sur les PFAS, qui traduirait une "perméabilité" de l’audiovisuel public à des logiques militantes.
Cette allégation, proche du complotisme, est infondée, nulle coalition formelle de ce type n’existe. »
Notons que Quota Climat a astucieusement précisé : « nulle coalition formelle » dans cette dernière réponse...
Bref, il y a, semble-t-il, des perméabilités, une convergence dans la critique, remarquables.
Certes, le champ des objections n'est pas infini et certains points litigieux appellent la même réponse.
Quota Climat conclut de manière grandiloquente :
« Tout notre soutien à France Télévisions, Radio France, TV5MONDE, France Médias Monde, ARTE et l’INA - Institut national de l'audiovisuel pour cette attaque en règle, qui dévoie un dispositif parlementaire pourtant précieux (la commission d’enquête) pour attaquer le droit à l’information et ce qu’il incarne - la démocratie. »
Faisant fi de toutes les critiques fondées, Quota Climat verse dans l'outrance et la démagogie. Pas terrible pour une entité qui se veut un observateur impartial des activités médiatiques...
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