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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Élevage de ruminants, méthane et climat

20 Mai 2026 Publié dans #Elevage, #Climat

Élevage de ruminants, méthane et climat

 

Gérard Rass, sur X*

 

 

 

 

Avertissement : Un expert de la climatologie m'a signalé que l'étude en question est problématique.

 

Le méthane du bétail a un impact négligeable sur le climat.

 

La CO₂ Coalition a publié un nouveau document convaincant, « Livestock, Methane and Climate » (27 janvier 2026), coécrit par D. Alexander, avec quatre membres de la CO₂ Coalition : J.D. Ferguson, A. Glatzle, W. Happer et W.A. Van Wijngaarden. Cette analyse rigoureuse démontre que les émissions de méthane provenant du bétail ruminant – comme les bovins et les ovins – ont une influence pratiquement indétectable sur la température de la Terre.

 

Les auteurs utilisent des calculs précis fondés sur la physique atmosphérique, les données d’émissions et les modèles de forçage radiatif. Leurs conclusions sont frappantes : éliminer les quelque 1,6 milliard de bovins dans le monde en 2025 réduirait le méthane atmosphérique suffisamment pour abaisser les températures mondiales de seulement ΔT = −0,04 °C.

 

Pour les quelque 1,3 milliard d’ovins dans le monde, l’effet est encore plus faible : ΔT = −0,004 °C. Ces chiffres représentent les économies maximales possibles, en supposant l’absence d’émissions de remplacement provenant de ruminants sauvages ou de termites dans les prairies réensauvagées.

 

Le document accorde une attention particulière à l’engagement ambitieux de la Nouvelle-Zélande de réduire les émissions de méthane du bétail de 14 à 24 % par rapport aux niveaux de 2017 d’ici 2050. Quel est l’impact sur la température calculé ? Un ΔT infime de −0,000005 à −0,000008 °C – bien trop faible pour être mesuré par un quelconque instrument. Même en utilisant des paramètres alignés sur le GIEC pour la capacité de refroidissement, les chiffres obtenus ne sont que marginalement plus élevés (mais toujours négligeables).

 

 

Pourquoi un effet si minime ?

 

Les ruminants produisent du méthane par le biais de la fermentation ruminale essentielle, où des microbes décomposent la cellulose en acides gras volatils nutritifs, permettant aux animaux de prospérer sur du fourrage. Bien que le méthane soit un puissant gaz à effet de serre sur une base par molécule (30 fois le CO₂), sa concentration atmosphérique provenant du bétail reste une fraction infime du stock total. Les bovins contribuent à environ 17 % et les ovins à ~2 % des niveaux actuels de méthane, avec des durées de vie atmosphérique courtes (9–12 ans) limitant l’accumulation à long terme.

 

Les auteurs soulignent que les politiques visant ces émissions procurent « toute la douleur, sans aucun gain ». Des mesures drastiques – comme l’abattage des troupeaux ou l’imposition de réglementations strictes – nuiraient à la production alimentaire, aux économies rurales et à la nutrition, sans bénéfice climatique significatif. Les systèmes naturels présentent souvent des rétroactions négatives, conformes au principe de Le Chatelier, atténuant encore davantage tout effet.

 

Cette publication s’inscrit dans les autres travaux de la CO₂ Coalition qui mettent en évidence que les préoccupations relatives au méthane (provenant du bétail ou des pipelines) sont exagérées par rapport à leur influence réelle. Elle souligne la nécessité d’une politique fondée sur des preuves plutôt que sur des récits alarmistes. Les agriculteurs, les décideurs politiques et les citoyens méritent des faits, et non des mandats motivés par la peur qui menacent l’agriculture tout en ne produisant que des changements de température imperceptibles.

 

________________

 

la Nature sauvage & les Humains. agronome, écologue, associé agricole.

 

Source : https://x.com/GerardRass/status/2052818581507670519

 

Ma note : Le méthane émis par les ruminants s'inscrit dans un cycle, comme le montre l'illustration ci-dessus. La duré de résidence du méthane dans l'atmosphère est courte, de l'ordre de dix ans. Tout se passe comme si le méthane émis aujourd'hui par une vache remplace le méthane émis par une vache il y a dix ans. Toutes choses étant égales par ailleurs, les ruminants contribuent au maintien du stock de méthane de l'atmosphère, sans contribuer au réchauffement climatique. Ceci est expliqué dans d'autres articles de ce blog.

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H
Les vaches ? Laissez moi rire<br /> https://apps.atmosphere.copernicus.eu/methane-explorer/
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J
Sauf que le stock de bovins augmente ce qui augmente la quantité de methane dans l'atmosphère
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M
On se fiche complètement que ce soit vrai, l'essentiel est de casser tout ce qui peut représenter une forme de développement industriel. L'agriculture et l'élevages modernes, basés sur de la science, sont considérés comme "productivistes" et donc capitalistes, ils sont donc à abattre.<br /> La valeur scientifique de la démonstration de la dangerosité du méthane des pets de vaches n'a aucune importance, tout est dans la communication d'un message et sa répétition.<br /> L'article est naïf, si les arguments de bon sens et les démonstrations scientifiques pouvaient convaincre, ça se saurait, mais on lutte contre une religion.
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