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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Résistance aux antibiotiques : ce n'était pas l'agriculture

26 Avril 2026 Publié dans #Santé, #Elevage, #Willi l'Agriculteur

Résistance aux antibiotiques : ce n'était pas l'agriculture

 

Jürgen Donhauser chez Willi l'agriculteur*

 

 

 

 

Pendant des décennies, les agriculteurs ont dû essuyer des reproches concernant le glyphosate et la pollution des eaux, jusqu'à ce que de plus en plus d'éléments viennent confirmer qu'ils ne sont pas les coupables. Le glyphosate est produit dans les stations d'épuration.

 

Il en va de même pour l'affirmation erronée selon laquelle l'élevage intensif serait à l'origine de la résistance aux antibiotiques. Des germes multirésistants vieux de 5.000 ans ont été découverts dans une grotte de glace roumaine : un super-germe résistant à 10 antibiotiques. Ce n'est d'ailleurs pas la première découverte de ce type. Il y a quelques années déjà, un germe multirésistant avait également été découvert dans la grotte de Lechuguilla, au Nouveau-Mexique.

 

Comment cela est-il possible ? Dans les médias, le terme « résistance aux antibiotiques » a détourné l'attention de la médecine humaine pour la porter sur la médecine vétérinaire. « Les méchants agriculteurs et leur élevage intensif sont responsables de la diminution de l'efficacité des antibiotiques », disait-on. C'était donc une nouvelle occasion pour les prétendus « défenseurs des animaux et de l'environnement » de s'en prendre à l'agriculture moderne et conventionnelle. Le fait que la résistance aux antibiotiques ne joue pratiquement aucun rôle dans d'autres pays a également été passé sous silence. Les Pays-Bas, par exemple, ont un système d'hygiène différent (meilleur) dans les hôpitaux.

 

On sait également depuis longtemps que les hérissons sont des porteurs naturels de la bactérie multirésistante mecC-MRSA (Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline), apparue il y a déjà 200 ans. Jusqu'à 60 % des hérissons européens sont porteurs de ce germe. On trouve également des germes résistants dans le biofilm des conduites d'eau, bien qu'ils n'entrent jamais en contact avec des antibiotiques.

 

 

Comment tout cela s'articule-t-il ?

 

Depuis la nuit des temps, les champignons et les bactéries se disputent leur habitat. Les bactéries finissent par « manger » tout, y compris les champignons. Ces derniers se protègent en produisant des toxines (substances biologiques... antibiotiques) afin de se protéger contre la « digestion » par les bactéries. Les bactéries se protègent contre ces toxines à l'aide de différents mécanismes (elles deviennent résistantes aux toxines !). Les champignons sont alors vulnérables. Ceux qui survivent sont ceux qui parviennent à produire rapidement de « nouvelles » toxines ou qui se protègent naturellement à l'aide d'autres toxines. Et les bactéries tentent à nouveau d'y échapper à l'aide de nouveaux mécanismes de protection. Un jeu ancestral, vieux de plusieurs millions d'années. L'agriculteur allemand ne participe à ce jeu, proportionnellement, que depuis un millionième de seconde, peut-être en tant que spectateur de ce phénomène qui se déroule aujourd'hui dans la nature exactement comme depuis que la vie existe sur Terre.

 

La nature produit donc, sans l'intervention de l'homme, des germes multirésistants, encore et encore. Il n'est donc pas étonnant que nous en trouvions également dans des grottes ou sur des hérissons. Cela met fin aux accusations portées contre les agriculteurs, tout comme dans le cas du glyphosate.

 

Les articles invités reflètent l'opinion de leur auteur.

 

_________________

 

 

* Source : Es war nicht die Landwirtschaft - Bauer Willi

 

 

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