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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

L'empreinte carbone du tourteau de soja

7 Avril 2026 Publié dans #Agronomie, #Elevage, #Climat

L'empreinte carbone du tourteau de soja

 

Alejandro Vergara, sur LinkedIn*

 

 

 

 

Le tourteau de soja vient de voir son empreinte carbone baisser de 55 % sur le marché espagnol.

 

Agri-footprint 6 (2022) avait rapporté 3,54 kg de CO₂e par kg.

Agri-footprint 7 (2025) rapporte 1,61 kg de CO₂e par kg.

 

Rien n’a changé à la ferme. Rien n’a changé dans la source. Ce qui a changé, c’est la base de données.

 

Cette réduction est principalement due à la modélisation actualisée des changements d’utilisation des sols, à la refonte des facteurs d’émission pour les principaux pays producteurs de soja, aux corrections des systèmes multicultures, et au recalcul des données commerciales de la FAO utilisées pour constituer le mix du marché espagnol. En d’autres termes, à l’évolution méthodologique.

 

Cela met en lumière la fragilité des empreintes carbone. Une référence construite en 2022 peut paraître totalement différente en 2025 uniquement à cause des mises à jour de la modélisation.

 

Pour les chaînes d'approvisionnement laitières, cela a son importance. Si une base de référence Scope 3 reposait fortement sur le tourteau de soja dans le cadre de l'AFP6 et qu'elle est désormais recalculée dans le cadre de l'AFP7, l'empreinte carbone pourrait chuter de manière spectaculaire sans véritable décarbonisation opérationnelle.

 

Il ne s'agit pas d'un progrès, mais d'un recalibrage.

 

Une stratégie de décarbonation résiliente doit rester indépendante des composants volatils de la modélisation. Le tourteau de soja fait actuellement l'objet d'importants changements méthodologiques. Il est risqué de construire une trajectoire autour de lui.

 

Les stratégies les plus solides se concentrent sur des leviers d'atténuation qui restent structurellement valables dans le temps : réduction du méthane entérique, gestion du fumier, optimisation des engrais, génétique, amélioration de la biodiversité. Ces actions réduisent les émissions au niveau des exploitations agricoles et restent crédibles indépendamment des changements de version de la base de données.

 

La version est importante. Les recalculs sont importants. La stratégie de décarbonation la plus solide est celle qui survit aux changements méthodologiques.

 

_____________

 

CEO & Co-fondateur d'ODOS – Fournir des solutions durables aux agriculteurs.

 

Source : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7429069304056217600/

 

 

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J
Les mangeurs de tourteaux vont donc faire une cure d'amaigrissement eux aussi eux qui etaient déjà mieux disant que leur équivalent bio privés de soja
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D
Ce n'est pas comme si nous étions étonnés.<br /> Le nombre de postes créés pour ce genre de calcul est hallucinant.<br /> Quand ces postes disparaitront, cela ne changera rien à la vie de l'entreprise, hormis le fait d'alléger les charger.<br /> <br /> Même les titulaires de ces postes commencent à prendre conscience qu'ils ne servent à rien (du moins, les plus lucides).<br /> Nervous breakdown à prévoir.
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M
Un véritable foutage de gueule.<br /> Aucune valeur scientifique.<br /> <br /> Le bilan carbone : entièrement réalisé en matière agnostique, autrement dit, pour éclairer le profane, en<br /> roubélure de plastronium salygovalent, il se présente sous la forme néo-classique d'un<br /> tripode-solipède rectangle, c'est-à-dire d'un ictère octo-polygonal à incidence ipso-factoverso-rectométrique...<br /> <br /> Merci Pierre Dac.
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