Erreur 404 Food not found!
29 Avril 2026 Publié dans #Politique, #Economie, #Alimentation
Olivier Mevel, sur LinkedIn
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Ma note : Et pendant ce temps, nos journaux télévisés nous pompent l'air avec les perspectives pour les... vacances.
Et le gouvernement ne semble pas avoir conscience du fait que, si des mesures doivent être prises, il faut au moins les annoncer avant la fin de la fenêtre de tir pour les semis des cultures dites de printemps.
Erreur 404 Food not found! Et si, en alimentaire, ce n’était bientôt plus le coût qui fait le prix mais la rareté ?
Ce que l’on voit émerger en agriculture comme en pêche est beaucoup plus profond qu’un simple épisode inflationniste. En effet, des signaux faibles deviennent progressivement des signaux forts : en agriculture, certains céréaliers envisagent de ne pas semer en raison de la hausse du carburant et des engrais, pouvant atteindre 800 €/t, combinée à des prix de vente incertains, tandis qu’en pêche, des chalutiers restent à quai car le carburant peut représenter 30 à 40 % des coûts d’exploitation.
Dans les deux cas, le raisonnement économique est identique, car produire devient risqué, voire non rentable, si bien que produire moins devient une décision rationnelle. En grandes cultures, un hectare de blé mobilise plusieurs centaines d’euros d’intrants sans garantie sur le prix de vente, et l’arbitrage consiste alors à réduire les surfaces ou à ne pas emblaver, tandis qu’en pêche, une sortie en mer engage plusieurs milliers d’euros de gasoil, ce qui conduit certains à rester à quai pour éviter de produire à perte.
Trois points clés doivent être retenus :
1️⃣ Une bascule vers la non-production rationnelle
Produire ne garantit plus de couvrir ses coûts, et les producteurs comme les pêcheurs arbitrent désormais en fonction du risque, ce qui conduit à réduire volontairement l’offre.
2️⃣ Un choc de rareté en formation
Moins de surfaces semées et moins de sorties en mer entraînent mécaniquement une baisse des volumes, alors même que la France importe déjà environ 80 % du poisson qu’elle consomme, ce qui accroît la dépendance et la vulnérabilité.
3️⃣ Un changement de nature de l’inflation
Après une inflation par les coûts entre 2022 et 2024, liée à l’énergie et aux intrants, on entre dans une inflation par raréfaction de l’offre, plus brutale, plus durable et plus difficile à maîtriser.
Le mécanisme devient alors implacable : produire moins aujourd’hui signifie moins de volumes demain, ce qui entraîne des tensions sur les marchés et, en conséquence, une hausse rapide des prix.
En définitive, tant que les champs sont semés et que les bateaux sortent en mer, le système tient. Mais dès lors que les agriculteurs cessent d’emblaver et que les pêcheurs renoncent à sortir, le débat théorique disparaît au profit d’une réalité économique simple : une offre en recul, une dépendance accrue et des prix qui s’envolent. Dans ce contexte, le choc de 2026 pourrait se révéler plus violent encore que celui observé en 2023–2024.
Remerciements Pierre-Alban OLENDER pour Erreur 404 food not found.
FNSEA Coordination Rurale Confédération Paysanne La Coopération Agricole Comité National Des Pêches Maritimes et des Élevages Marins (CNPMEM) gaetan lappart le marin OP Les Pêcheurs de Bretagne Les Grossistes Alimentaires de France
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* L’économiste des chaînes de valeur alimentaires • Maître de Conférences HDR (Marketing, Commerce & Distribution) • Conférencier • Expert en études de marché et analyse des propositions de valeur alimentaire.
Cet article a été suscité par un article de L'Ardennais, « "Vu les prix, ça sert à quoi de semer ?" : chez les agriculteurs, la jachère n’est plus taboue ».
Source : https://www.linkedin.com/feed/update/activity:7454612572470669314/
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