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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Cancer backlash » : la nouvelle rhétorique pseudo-écologiste [début 2026]

5 Mars 2026 Publié dans #critique de l'information, #Activisme, #Santé publique, #Le Monde

« Cancer backlash » : la nouvelle rhétorique pseudo-écologiste [début 2026]

 

Alexandre Baumann*

 

 

Ma note : Je reproduis avec délectation une autre œuvre de salubrité publique. Superbe analyse !

 

 

Stéphane Foucart a publié ce week end [le 22 février 2026 sur la toile] une chronique fustigeant le « cancer backlash », ciblant assez clairement les gens qui tentent de lutter contre l'infestation de désinformation sur le cancer qu'on a expérimentée dans le cadre du débat sur la loi Duplomb 2. Néanmoins, ce n'est pas le début de cette histoire.

 

Vous allez voir, la généalogie de ce papier est savoureuse.

 

 

Le cancer backlash, par Marc Billaud et Pierre Sujobert

 

Le 10 janvier 2026, alors que le « débat » (= les vociférations) sur la loi Duplomb 2 commençaient à remplacer les plaintes sur la Dermatose Nodulaire Contagieuse, deux chercheurs, Marc Billaud et Pierre Sujobert, ont publié une tribune dans Le Monde : « Le discours qui réduit les causes du cancer aux comportements individuels prend une place croissante ».

 

 

Le « cancer backlash »

 

Cette tribune prétend décrire un « cancer backlash » : « Une offensive idéologique qui réduit les causes du cancer aux seuls comportements individuels. » Elle « occulte les déterminismes environnementaux, industriels et sociaux du cancer au profit d’une lecture centrée sur les habitudes de vie, la génétique ou le hasard ».

 

Cette « rhétorique » serait « relayée par des hebdomadaires généralistes, des blogs pseudo-démystificateurs, des réseaux sociaux, des revues se réclamant du rationalisme. Elle est aussi portée par certains acteurs du champ de la cancérologie ». Bien sûr il ne désigne personne précisément.

 

 

(Source)

 

 

Pourtant, les gens qu'on devine être visés (Catherine Hill, qui a écrit dans l'Express, Les Électrons Libres, etc.) parlent bien des facteurs environnementaux, comme la malbouffe ou l'exposition professionnelle. Et personne ne nie qu'il puisse y avoir des déterminants économico-sociaux.

 

 

Une réaction

 

Ce backlash viendrait en réaction à « l’accumulation des preuves scientifiques sur les causes environnementales du cancer » et s'est intensifié « en réaction à l’engagement des scientifiques, des médecins et d’associations contre » divers mesures ainsi que « la mobilisation de plus de 2 millions de citoyens contre la loi Duplomb ».

 

La diabolisation est caricaturale. Les discours luttant contre la cancéromania de l'extrême gauche dernièrement se sont élevés en réaction, non pas à « l'accumulation de preuve », mais au contraire aux délires dégénérés qu'on a vu fleurir autour de la loi Duplomb 2 (qui cible littéralement des pesticides n'étant pas cancérigènes, ni même suspectés de l'être) et de l'indemnisation des essais nucléaires.

 

L'imposture de son discours est évidente : quelles seraient ces nouvelles preuves indiscutables dont il parle ? Il n'y en a pas. Encore une fois, rester flou est une stratégie.

 

 

Tout est politique

 

Les auteurs continuent en reprenant le discours relativiste totalitaire « tout est politique » :

 

« La question du cancer est ainsi devenue un enjeu politique, au-delà de sa dimension sanitaire, ce que le discours du cancer backlash cherche précisément à neutraliser en rabattant la responsabilité sur les individus. »

 

Ici on réalise que, si les deux chercheurs insistent autant sur « les déterminismes environnementaux, industriels et sociaux du cancer », c'est qu'ils veulent en fait l'instrumentaliser au service d'une vision marxiste du monde.

 

Ils prétendent que pour les politiciens « La prévention se résume ainsi à une moralisation des conduites individuelles. »

 

Il faut s'arrêter une seconde là-dessus, car la contre-vérité est évidente. L'État a lutté contre les émissions de particules fines, les pesticides CMR ont été drastiquement réduits ces dernières années, il y a de la prévention pour le radon... Il est en fait évident pour quelqu'un qui suit un minimum que cette tribune ment littéralement.

 

On comprend mieux le flou artistique absolu : s'ils se mettaient à préciser les choses, l'absurdité de leur discours serait trop clair.

 

 

Diabolisation absurde

 

Ils continuent en caricaturant les discours des idéologues du cancer backlash : se prévalant des contraintes épistémiques de l'épidémiologie environementale, ces derniers considèreraient que « restreindre les expositions est irrationnel » « tant qu’un lien causal irréfutable n’est pas établi, ou que le niveau de risque n’atteint pas celui du tabac ».

 

Encore une fois, où sont ses sources, de quoi parlent-t-ils ? Qu'appelle-t-il un « lien causal irréfutable » ? Toujours le flou artistique.

 

 

Voir aussi :

https://pseudo-ecologie.fr/pratiques/manipulation-narrative/victimisation-denigrement/diabolisation/

https://pseudo-ecologie.fr/pratiques/procedes-rhetoriques/mots-flous/

 

 

Une intention malfaisante

 

Les auteurs passent ensuite à l'offensive, accusant ces reproches d'être de « faux-semblants de doute méthodologique » dont le but serait de nier des « expositions environnementales » et de disqualfier « toute action de politique publique ».

 

 

Une forte exposition

 

Puis il parlent de l'exposition environnementale, qui serait particulièrement importante. Il mettent plein de données sans trop d'ordre, avec des chiffres venant d'on ne sait où (« entre 16 000 et 34 000 cancers sont liés à des expositions professionnelles, un chiffre très probablement sous-estimé, dont à peine 1 800 sont reconnus en maladies professionnelle »).

 

 

Diabolisation et conclusion

 

Par contre, quand l'article reproche aux protagonistes du « cancer backlash » de garder « le silence sur l'ensemble des autres expositions professionnelles, pourtant massives et bien documentées », là il n'y a plus de chiffre ni la moindre précision.

 

Il faut attendre pour avoir des noms : « pesticides, PFAS, chlorure de vinyle monomère, oxyde d’éthylène, cadmium, édulcorants de synthèse ou aliments ultratransformés ». Ce sont des thèmes qui ont été largement démontés par Géraldine Woessner dans Le Point. Ainsi des mensonges sur le cadmium ou encore de la diversité des PFAS. Quant au terme « pesticides », il est infiniment large. Rappelons que le café est, en principe, un insecticide.

 

Ils réinterprètent toute critique au travers de ce prisme diabolique. Ainsi, ces critiques ne sont pas de vraies critiques, elles « se parent d'un vernis scientifique, mettant en scène de prétendues controverses » pour cacher « une vision réactionnaire qui légitime la régression des politiques de santé publique ». Hop, tour de magie, il n'y a ainsi même plus besoin de discuter les arguments. Il suffit de qualifier les discours de « réactionnaires », comme à l'époque de l'URSS.

 

On comprend mieux ce qu'on suspectait dès le début : ce que diabolisent les deux chercheurs, c'est toute nuance aux accusations de causer le cancer. Il y aurait des totems qui seraient, par nature, des causes du cancer, qu'il faudrait anéantir absolument.

 

 

Voir aussi :

https://pseudo-ecologie.fr/pratiques/mythologies/divinites/la-science-divinisee/

 

 

Ce cancer backlash attaquerait insidieusement « la science ». On retrouve le thème central de la pseudo-écologie, qui consiste à s'approprier « la science » tout en ayant une approche anti-scientifique.

 

Cela fait référence au mythe du modèle agricole et montre clairement cette dualité totalitaire du « vous êtes avec nous ou contre nous » :

 

« Les mêmes logiques productivistes qui dérèglent le climat et dégradent la biodiversité fabriquent aussi une partie des cancers. Le nier, c’est choisir l’inaction au détriment de la santé publique. »

 

 

Voir aussi :

https://pseudo-ecologie.fr/ecosysteme/contexte-ideologique/autoritaire-et-putschiste/totalitaire/

https://pseudo-ecologie.fr/desinformation/agriculture/modele-agricole-industriel/

 

 

 

Réponse du Point

 

Une tribune dans Le Point a déjà répondu à ce propos :

 

« Certains scientifiques, désormais engagés comme de véritables militants, vont jusqu'à populariser des concepts comme le « cancer backlash » : l'idée qu'un retour insistant sur les facteurs classiques et documentés du cancer (âge, tabac, alcool, obésité, infections), ou qu'une demande de preuves solides avant d'accuser une exposition environnementale, relèverait d'une manipulation visant à minimiser le poids de l'environnement (et donc des coupables désignés), à culpabiliser les individus, voire à protéger des intérêts économiques, avec parfois l'accusation de conflits d'intérêts brandie comme un argument réflexe et fallacieux.

 

« Autrement dit, toute mise en perspective, toute hiérarchisation des risques, tout rappel de la méthode scientifique est présenté non comme un débat rationnel, mais comme une contre-offensive idéologique. »

 

La politisation des cancers est insupportable et mine la démocratie, 8 février 2026

 

Jérôme Barrière et Jacques Robert ont démontré l'imposture globale de l'argumentaire dans un article sur Atlantico. Ils dénoncent plusieurs inversions :

 

  • « faire passer la hiérarchie des risques pour une diversion » ;

  • « transformer le "non attribué" en "caché", puis en "environnemental" » ;

  • « faire de l’absence de preuve un argument politique, puis reprocher aux autres de ne pas "prouver" » ;

  • « confondre doute scientifique et fabrique du doute, transformer la prudence en faute morale ».

 

 

Autres développements

 

Dans d'autres articles, on trouve d'autres éléments. Par exemple, dans l'interview que Marc Billaud donne à L'Humanité, il prétend implicitement que ce sont les industriels et les partis de droite et d'extrême droite qui sont à la manoeuvre :

 

« On le retrouve dans différents médias mais aussi chez des scientifiques, des cancérologues. Ce "cancer backlash" n'advient pas à n'importe quel moment, ni pour n'importe quelle raison : il est concomitant à des mobilisations de nos concitoyens, d'organisations scientifiques et caritatives luttant contre le cancer, notamment contre la loi Duplomb, l'arrêt du plan Ecophyto ou pour l'interdiction des Pfas. Face à cela, certains, en particulier des industriels, ont intérêt à ce qu'on ne réglemente pas leurs produits. La perspective des échéances électorales joue aussi : les partis de droite et d'extrême droite ont un programme qui ne vise certainement pas à limiter l'exposition à des substances toxiques ni l'activité des industriels. »

 

Ses élucubrations vont un cran plus loin : « La conception de l'individu est complètement biaisée. Il correspond à l'Homo economicus promu par la pensée néolibérale, pour qui l'être serait autonome, libre de ses choix, sans détermination sociale ni économique, et pourrait décider de faire fructifier son capital santé en procédant à des choix plus rationnels. »

 

Ses affinités collectivistes et son agenda sont explicités : « On n'a pas à culpabiliser des personnes parce qu'elles développent une maladie. La seule chose à faire, c'est de prendre en charge la maladie pour essayer de la guérir du mieux possible. »

 

 

D'où cela-vient-il ?

 

Donc on a une tribune absolument immonde, qui met en oeuvre les stratégies les plus bassement dégueulasse de manipulation de l'information. Ils inventent un épouvantail et l'utilisent pour cibler l'ensemble des gens qui critiquent les délires cancéromaniaques et victimiser les chercheurs soutenant ces derniers.

 

Qu'est-ce que ces chercheurs, dont je n'avais jamais entendu parler, viennent faire là ?

 

Mon premier réflexe est de penser que ce type de discours ne peut pas être spontané. Il suppose une maîtrise qui ne s'obtient pas par hasard. Mais avant revenons sur l'article de Stéphane Foucart.

 

 

L'article de Stéphane Foucart

 

L'article de Stéphane Foucart reprend ce discours. On retrouve le même flou artistique :

 

« A chaque fois est répercuté dans l'espace public un mélange de contrevérités, d'omissions et de sophismes, le tout accompagné de vibrants plaidoyers pour la rigueur, la science, etc. C'est l'une des singularités de l'époque : le mensonge est commis au nom de la lutte contre le mensonge. »

 

On retrouve évidemment la même diabolisation débile :

 

Le cancer backlash « réduit la maladie aux comportements individuel"» et l'augmentation de son incidence serait « principalement liée à la consommation de tabac et d’alcool et à l’allongement de l’espérance de vie. Sans oublier ce satané hasard. Tout le reste – les déterminants socio-économiques, la dégradation de l’environnement, les réglementations laxistes ou absentes – ne serait que distraction. »

 

En accusant évidemment les gens s'y prêtant d'être des vendus : « Le cancer backlash est le compagnon rêvé des responsables politiques et des industriels à la recherche de cautions scientifiques déculpabilisantes, et ces jours-ci la demande est forte ».

 

 

Voir aussi :

https://pseudo-ecologie.fr/ecosysteme/contexte-ideologique/complotisme/

 

 

Il prétend démontrer ça avec la réduction de la proportion de fumeurs et de la consommation d'alcool. C'est évidemment absurde : les cancers mettent longtemps à se développer, leur détection s'améliore et la population vieillit et, surtout, il y a des études pour cela. Mais suffisamment crédible pour convaincre un semi-habile qui ne demande qu'à être convaincu.

 

Le tout, encore, sans la moindre preuve concrète : où sont-ils ces chercheurs qui nient l'existence de variables environnementales ? C'est toute la base de son discours et pourtant, il ne prouve rien, se bornant à dessiner un épouvantail.

 

Il élabore ce mirage plus loin, prétendant que les partisans du backlash refuseraient qu'on alerte sur les risques environnementaux.

 

Son imposture apparait clairement dès qu'il précise son attaque : « Ainsi, à l’appui de la loi Duplomb, on entend souvent qu’il n’a pas été démontré que l’acétamipride était cancérogène. » Il reconnait qu'il n'y a aucune « donnée d'exposition sur une grande cohorte » et en fait un argument en soutien de l'interdiction : « L’impossibilité matérielle d’administrer la preuve n’est jamais une preuve d’absence » (tout en brouillant la discussion en ajoutant « et le cancer est loin d’être le seul problème de santé publique »).

 

Ainsi, pour lui, il faudrait une preuve d'absence, même sans le moindre élément pointant vers la cancérogénicité du produit.

 

Il compare cela au plomb, soulignant qu'il a « fallu attendre près d'un siècle après son ajout dans l'essence pour documenter les effets du plomb sur la santé ».

 

On retrouve l'idée ridicule et évidemment contre-productive (pas de pesticides => beaucoup moins de production agricole => on importe tout).

 

Mais rien de frappant ici, Foucart fait du Foucart. Retournons à nos deux vaillants chercheurs.

 

 

Prélude : un article de 2023

 

Tout d'abord, on trouve cet article publié en 2023 : Billaud, M., & Sujobert, P. (2023). « Preventable cancers: Is it enough to change our behaviour? », Bulletin du Cancer.

 

 

Surprise : deux activistes

 

Cela fait donc une drôle d'obstination chez nos deux compères. Est-ce qu'il n'y aurait pas militantisme sous roche ?

 

Vous l'aurez deviné, bien sûr que oui.

 

 

En commun

 

  • Ils sont deux des trois membres du comité scientifique et d'organisation d'un congrès, « Pesticides et cancer : comprendre et agir », prévu à Montpellier le 2 et 3 avril prochain. L'événement donne une tribune à Aurélie Trouvé et Benoît Biteau (seule une député Horizon n'est pas d'extrême gauche) ainsi qu'à Fleur Breteau et plusieurs collectifs anti-pesticides.

     

  • Ils ont signé l'appel national contre la loi Duplomb 2 en février 2026, qui reprend clairement les éléments de langage pseudo-écologistes.

     

  • Ils ont signé une lettre ouverte contre la loi Duplomb en mai 2025.

     

  • Ils ont publié un article dans la Revue de Biologie Médicale de mai 2025 (27-36), « Pesticides et hémopathies malignes : déconstruire l'ignorance » dans l'abstract duquel ils prétendent : « Dans ce contexte, lorsque certains acteurs de l’industrie phytosanitaire ressentent une menace pour la commercialisation de leurs produits, une de leurs stratégies consiste à diffuser une série d’arguments mettant en doute les connaissances scientifiques. L’ensemble de ces discours a pour objectif de retarder les décisions politiques qui limiteraient l’usage de leurs produits. » Ce qui est littéralement un des axes centraux de la désinformation pseudo-écologiste.

     

  • Ils sont signé la tribune du 10 février prétendant qu'il y a « un décalage croissant entre l’état de la science et la fabrique de la loi ». (Seppi)

     

  • Déjà en juillet 2024 ils dénigrent le nouvel indicateur Ecophyto dans un article pour The Conversation : « Pesticides : le nouvel indicateur du plan Écophyto compromet la protection de la santé ». On retrouve le complotisme classique : « En choisissant le HRI-1, le gouvernement a suivi les revendications de ceux qui soutiennent la logique du productivisme agricole, aux premiers rangs desquels les industriels de l’agrochimie et certains syndicats agricoles comme la FNSEA. »

 

 

Marc Billaud

 

D'après Gemini, Marc Billaud a co-rédigé l'argumentaire scientifique pour Secrets Toxiques dans le cadre d'une conférence au Parlement Européen. Il aurait également fait partie du conseil scientifique de l'association. Je n'ai pas pu le confirmer.

 

 

Pierre Sujobert

 

Pierre Sujobert a un profil Bluesky où son activisme est plus qu'évident.

 

 

 

 

 

Je m'arrête là. Vous aurez compris, on a affaire à un parfait gauchiste qui reprend in extenso la propagande anti-pesticides.

 

 

(Source)

 

 

Notons juste qu'il qualifie Jérôme Barrière de « toutologue » en citant un article qui concerne pourtant spécifiquement le domaine de compétence de ce dernier, le cancer.

 

Son profil date de fin 2024. Comme quoi, les bonnes résolutions...

 

 

Conclusion

 

En fait il s'agit d'une stratégie du brouillage des cartes très poutinienne : ils accusent les autres de ce qu'ils font :

 

  • Ils accusent le backlash de nier les déterminants environnementaux et eux-mêmes inventent des causalités.

     

  • Ils prétendent que le backlash a politisé la question du cancer et eux-mêmes politisent la question du cancer.

     

  • Ils prétendent que le backlash utilise les contraintes épistémiques pour nier toute causalité et eux-mêmes utilisent ces contraintes pour inverser la charge de la preuve.

     

  • Ils accusent le backlash d'utiliser des arguties pour promouvoir un agenda néolibéral et eux-mêmes utilisent des arguties pour promouvoir leur idéologie anticapitaliste.

     

  • Ils accusent le backlash de discréditer les scientifiques alertant sur les risques environnementaux et eux-mêmes discréditent les scientifiques alertant sur les risques médiatiques.

     

  • Ils accusent les politiques publiques de protéger les intérêts économiques et eux-mêmes promeuvent des politiques publiques pour protéger leurs intérêts politiques.

     

  • En fait, l'image du partisan de « cancer backlash » qu'ils inventent de toutes pièces est une copie carbone d'eux-mêmes. [C'est en substance la même critique que J. Barrière et J. Robert]

 

 

Pour aller plus loin

 

Seppi : Proposition de loi Duplomb-Menonville : le recul effarant de la science et de la rationalité chez des associations et sociétés savantes médicales, 29 juin 2025

 

© Pseudo-écologie - Tous droits réservés

 

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* Source : "Cancer backlash" : la nouvelle rhétorique pseudo-écologiste [début 2026]

 

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