Les trois grandes faiblesses de la communication institutionnelle agricole
4 Février 2026 Publié dans #Communication
Julien Bouffartigue, sur LinkedIn*
Ma note : Je partage, aux deux sens du terme. Mais il y a de quoi compléter ce résumé. Par exemple : ne pas déverser du fumier ou asperger les façades de lisier...
Plus de 40 interprofessions…
Plus de 170 fédérations qui y siègent…
Plus de 500 organismes gestionnaires d’AOC ou d’IGP…
Et bien d’autres encore…
Tous ces acteurs ont leur propre communication, leurs propres discours, leurs propres supports.
Le monde institutionnel agricole consacre un temps, une énergie et des moyens financiers très importants à mieux se faire connaître et comprendre. Mais chacun dans son périmètre portant sur une filière, un produit, une problématique…
Face à 5 enseignes de grande distribution et quelques ONG d’envergure, qui offrent leur propre discours sur l’agriculture, aucun d’entre eux n’a le poids pour lutter et peser vraiment sur l’opinion publique et dans les médias.
Il y a bien des tentatives pour fédérer, mais cela aboutit généralement à la création de nouveaux canaux supplémentaires inaudibles, sans en supprimer un seul.
Cet aspect résonne avec mon propre parcours. J’ai longtemps été vu en interne comme un communicant, parce que j’étais capable (et que j’aimais) produire des supports de qualité sur la forme et sur le fond.
Mais la communication n’est pas la production de beaux contenus pertinents.
La communication est la transmission d’un message à une cible.
Il suffit de parcourir YouTube pour découvrir un nombre très important de vidéos passionnantes consacrées à l’agriculture qui n’ont été vus que par une poignée de personnes.
Cette situation est révélatrice d’une allocation de moyens beaucoup trop déséquilibrée entre la création de supports et leur visibilité.
Un message aussi pertinent soit-il n’a aucune utilité s’il reste invisible.
La communication institutionnelle agricole est souvent soumise à une gouvernance collégiale.
Le sens collectif est une force du monde agricole. Mais pas quand il réduit toute idée innovante ou originale à un plus petit dénominateur commun.
J’ai vécu plusieurs fois la bonne idée présentée en réunion faisant face à de la crainte et un certain conservatisme.
La bonne idée en ressortait souvent privée d’une bonne partie de son impact et de son efficacité.
Ces trois faiblesses contribuent à l’idée qu’au fond, la communication ne sert à rien et représente de l’argent perdu.
Et cette idée entretient en retour ces trois faiblesses.
Un cercle vicieux duquel l’agriculture a tout intérêt à sortir.
L’envie d’y contribuer fait partie des éléments qui me motivent le plus au quotidien !
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☘️🐄🌽🚜
* J'accompagne les acteurs du monde agricole dans tous leurs projets de communication.
Ingénieur agronome avec 20 ans d'expérience, ma compréhension des problématiques agricoles me permet de leur faire gagner du temps en allant directement à l'essentiel.
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