Un autre exemple de l’adaptation des insectes au changement climatique
5 Janvier 2026 Publié dans #Biodiversité, #Climat, #Article scientifique
Patrick Hautefeuille, sur LinkedIn
🦋 120 ans de papillons au nord de l’Europe : plus nombreux, mais moins uniques.
Une étude parue dans Nature Communications Biology (Sunde et al., 2023) a suivi 131 espèces de papillons en Suède et en Finlande, de 1901 à 2019.
Résultat : pas d’effondrement, mais une recomposition massive.
📈 En un siècle :
+21 % d’espèces recensées (108 → 131)
+64 % de richesse moyenne par région (46 → 70)
Des expansions vers le nord, plus lentes que le réchauffement.
🌡️ Le climat n’explique pas tout :
Le paysage (forêts, prairies, urbanisation) et les traits biologiques des espèces comptent autant.
Les généralistes s’étendent, les spécialistes reculent.
La biodiversité ne s’effondre donc pas – elle s’uniformise.
Plus d’espèces, mais moins de diversité fonctionnelle : des communautés plus riches, mais plus semblables.
Et c’est là la vraie alerte :
Le vivant s’adapte, oui…
mais à notre monde, pas au sien.
https://www.nature.com/articles/s42003-023-04967-z.pdf
________________
* Auto-entrepreneur retraité
Source : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7387892545000988672/
Ma note : Voici le résumé (découpé) de « Century-long butterfly range expansions in northern Europe depend on climate, land use and species traits » (l'expansion centenaire de l'aire de répartition des papillons en Europe du Nord dépend du climat, de l'utilisation des sols et des caractéristiques des espèces) de Johanna Sunde et al.
« Le changement climatique est un facteur important de modification de l'aire de répartition et de la composition des communautés. Cependant, on sait encore peu de choses sur la manière dont les réponses sont influencées par la combinaison de l'utilisation des terres, des interactions entre les espèces et des caractéristiques des espèces.
Nous avons intégré les données climatiques et de répartition de 131 espèces de papillons en Suède et en Finlande et montré que la richesse cumulée des espèces a augmenté avec la hausse des températures au cours des 120 dernières années.
La richesse provinciale moyenne des espèces a augmenté de 64 % (fourchette de 15 à 229 %), passant de 46 à 70.
Le rythme et la direction de l'expansion des aires de répartition n'ont pas suivi les changements de température, en partie parce que les colonisations ont été modifiées par d'autres variables climatiques, l'utilisation des terres et varient en fonction des caractéristiques des espèces représentant la généralisation écologique et les interactions entre les espèces.
Les résultats soulignent le rôle d'un large filtrage écologique, selon lequel un décalage entre les conditions environnementales et les préférences des espèces limite la capacité à se disperser et à établir des populations dans des climats émergents et des zones nouvelles, avec des implications potentiellement importantes pour le fonctionnement des écosystèmes. »
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