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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

La très problématique rétractation d'un article sur la sécurité sanitaire du glyphosate (deuxième partie)

11 Décembre 2025 Publié dans #Article scientifique, #Glyphosate (Roundup), #Monsanto, #Activisme

La très problématique rétractation d'un article sur la sécurité sanitaire du glyphosate (deuxième partie)

 

La « science d'opinion » frauduleuse a prévalu

 

 

(Source)

 

 

Ils sont nombreux à avoir sauté de joie à l'annonce de la rétractation de « Safety Evaluation and Risk Assessment of the Herbicide Roundup and Its Active Ingredient, Glyphosate, for Humans » (évaluation de la sécurité et analyse des risques liés à l'herbicide Roundup et à son ingrédient actif, le glyphosate, pour les êtres humains) de Gary M. Williams, Robert Kroes et Ian C. Munro (avril 2000) par la revue Regulatory Toxicology and Pharmacology.

 

Nous avons conclu la première partie de cet article par le constat que la décision de rétractation est scandaleuse, en particulier à la lecture de ses motifs – et même si des questions peuvent se poser au sujet de la paternité de l'article rétracté.

 

Cette conclusion s'impose encore plus au vu des circonstances de la décision. Bonne lecture !

 

 

...et voici Kaurov et Oreskes, septembre 2025...

 

Début septembre 2025 était publié « The afterlife of a ghost-written paper: How corporate authorship shaped two decades of glyphosate safety discourse » (la vie après la mort d'un article rédigé par des nègres : comment la paternité entrepreneuriale a façonné deux décennies de discours sur la sécurité du glyphosate) d'Alexander A. Kaurov et Naomi Oreskes.

 

 

 

 

La première affiliation du premier nommé est l'École de Science dans la Société de l'Université de Wellington, Nouvelle-Zélande. Il a aussi fait état du Berggruen Institute, « [u]n institut qui explore les idées dont nous avons besoin pour notre monde en mutation » et du Blue Marble Space Institute of Science, un « institut de recherche à but non lucratif virtuel » qui compte parmi ses membres un Sasha Alexander Kaurov, PhD en astronomie et astrophysique (qui serait et est en fait notre A. A. Kaurov).

 

La seconde a acquis une solide réputation avec « Les Marchands de Doute » – de son titre complet « Les Marchands de doute, ou comment une poignée de scientifiques ont masqué la vérité sur des enjeux de société tels que le tabagisme et le réchauffement climatique » – co-écrit avec Erik Conway.

 

Ajoutons que :

 

« Le financement de cette étude provient d'une subvention accordée à Naomi Oreskes par le Rockefeller Family Fund»

 

Nous avons du mal à voir les éléments de l'article – éventuels frais de publication mis à part – qui nécessitaient un financement.

 

 

Une production de nègres de Monsanto, point barre !

 

On pourrait s'arrêter au titre : pour les deux auteurs, l'article mis en cause a été écrit par des nègres. Point barre !

 

Ben quoi ? N'y a-t-il pas un courriel d'un Pied Nickelé de Monsanto qui arbore « ghost-write » et « Williams, Kroes & Munro » à quatre lignes d'écart ? Et toute la littérature activiste ?

 

Ce qui aurait été une preuve suffisante pour la STASI ou toute autre police politique est bon pour cette police idéologique...

 

 

Un récit construit pour soutenir une thèse et une demande de rétractation...

 

Voici les points forts :

 

« •  Un procès en 2017 a révélé que Monsanto avait rédigé à titre anonyme une étude influente en 2000 défendant la sécurité du glyphosate.

 

•  À l'aide d'une étude de cas utilisant des méthodes mixtes, nous avons retracé comment cette étude a été citée dans des publications universitaires, des documents politiques et Wikipédia.

 

•  Dans tous les domaines, les citations apparaissent principalement sans réserve, même après la révélation de la rédaction par des nègres.

 

•  Il est essentiel de procéder à des rétractations et à une surveillance plus stricte, car ces sources façonnent la perception du public et alimentent les données d'entraînement de l'IA et des LLM. »

 

Cet article mériterait une analyse plus détaillée. Le troisième point fort ne correspond pas, semble-t-il, à la réalité, pourtant décrite dans l'article.

 

Kaurov et Oreskes évoques certes des citations de l'article de Williams, Kroes et Munro restées sans référence aux controverses, mais ces citations ne jouent aucun rôle persuasif, sachant par ailleurs que l'innocuité du glyphosate et des produits formulés est un fait largement reconnu par les autorités réglementaires, quand évidemment ces produits sont utilisés conformément aux préconisations.

 

Les deux auteurs écrivent par exemple :

 

« Au moment de notre enquête, trois articles en anglais sur Wikipédia citaient l'article WKM2000 : “Polyethoxylated Tallow Amine”, “Round-up (herbicide)” et “Glyphosate-based Herbicides”. »

 

Au moment où nous écrivons, aucun de ces articles ne cite WKM2000 (il y a une discussion ici)...

 

Dans la deuxième phrase qui suit, ils ont pourtant écrit, en recourant à une logique que nous qualifierons diplomatiquement de déconcertante :

 

« Bien que l'article "Glyphosate" ne contenait aucune référence à WKM2000 au moment de notre étude, nous avons émis l'hypothèse qu'il aurait pu citer cet article par le passé, compte tenu de son importance centrale pour le sujet et de sa grande visibilité (1.127 vues quotidiennes en moyenne, contre 544 pour "Roundup (herbicide)"). »

 

En bref, l'article a été construit de manière à justifier le quatrième point fort : une invitation, à peine déguisée, de retirer l'article de Williams, Kroes et Munro...

 

 

...et pourtant, le New York Medical College...

 

L'organisme d'affiliation de Gary Williams, le New York Medical College avait procédé début 2017 à une investigation sommaire et n'avait pas trouvé de preuve de violation de l'interdiction de servir de prête-nom pour des articles écrits par d'autres.

 

L'article de Science Magazine, au titre éloquent – « Update: After quick review, medical school says no evidence Monsanto ghostwrote professor's paper » (mise à jour : après un examen rapide, la faculté de médecine affirme qu'il n'y a aucune preuve que Monsanto ait écrit l'article du professeur à sa place).

 

Il n'a pas échappé aux deux auteurs qui l'ont mentionné comme suit, avec une note en fin d'article, plutôt que dans les références bibliographiques :

 

« Ces documents, et plus particulièrement le caractère production par des prête-plumes de l'étude de 2000 (qui fait l'objet du présent article), ont été largement relayés par les médias en 2017, notamment par Science Magazine1 le 27 mars, NPR2 le 15 mars, CNN3 le 15 juin et Fox News4 le 15 mars. »

 

 

 

 

Soyons clairs : un article qui réfute – dès le titre – l'allégation de ghostwriting est devenu un article qui rapporte ladite allégation !

 

Deux de ces articles – dont celui de CNN avec un pavé – rapportaient en outre une déclaration selon laquelle les allégations de ghostwriting étaient fausses.

 

Tout cela a été passé sous silence par Kaurov et Oreskes.

 

On doit aussi s'interroger sur la technique de la note en fin d'article plutôt que de l'inscription dans les références bibliographiques (dans lesquelles nous en trouverons deux de Carey Gillam...).

 

Nous vous laisserons juges de l'honnêteté et de la crédibilité de l'article de Kaurov et Oreskes.

 

Pour notre part, nous estimons que cet article est malhonnête, frauduleux, qui mérite donc d'être rétracté. Ce n'est pas souvent que nous prononçons un jugement aussi tranchant.

 

Mais ce n'est pas tout...

 

 

...et pourtant, Matheson, juillet 2023 (mise en ligne) ou 2024 (version papier)

 

On peut penser que M. Martin van den Berg a succombé à cet appel du pied ou à des « expressions de préoccupations » fondées sur cet article de Kaurov et Oreskes – en laissant entendre qu'il vient tout juste de découvrir une problématique qui a pourtant fait les choux gras du monde de l'activisme.

 

Pourtant, en juillet 2023, la revue Accountability in Research a publié « The “Monsanto papers” and the nature of ghostwriting and related practices in contemporary peer review scientific literature » (les « Monsanto Papers » et la nature du ghostwriting et des pratiques connexes dans la littérature scientifique contemporaine évaluée par des pairs) d'Alastair Matheson.

 

Cet article est cité par Kaurov et Oreskes :

 

« Le document WKM2000 est le plus ancien parmi les documents suspects identifiés dans les Monsanto Papers (Matheson, 2024), ce qui suggère qu'il a eu beaucoup de temps pour influencer le discours public. »

 

Un « document suspect », alors que le titre est explicite ?!

 

Et encore une logique surprenante, mais surtout rien de plus, alors que le titre même de cet article aurait mené tout chercheur honnête et compétent à en dire plus sur son contenu.

 

Vendons la mèche : les conclusions d'Alastair Matheson n'étaient pas dans la ligne du narratif – des fables – de Kaurov et Oreskes.

 

Personnage intéressant, ce consultant indépendant :

 

« En 2018, j'ai été rémunéré par des avocats engagés dans une action contre Monsanto pour examiner certains courriels liés au ghostwriting allégué de l'entreprise. Mon travail n'a pas été utilisé dans le cadre du litige. »

 

« Mon travail n'a pas été utilisé... » ? On comprendra à la lecture du résumé dont nous livrons le texte complet (découpé) :

 

« La société Monsanto, désormais rachetée par Bayer, a été accusée d'avoir rédigé des articles en tant que nègre [ghostwriting] dans des revues à comité de lecture, dans le but d'utiliser des noms influents pour défendre son herbicide Roundup.

 

Je procède ici à une analyse détaillée de trois articles de synthèse de Monsanto et d'un supplément de cinq articles pour lesquels des informations détaillées issues de courriels de la société sont accessibles au public à la suite d'un litige concernant le Roundup.

 

Tous les articles avaient des auteurs externes, mais aucun affilié à Monsanto, et des pratiques fantômes, notamment la paternité fantôme, la paternité fantôme d'entreprise et la gestion fantôme, étaient évidentes dans leur élaboration.

 

Il n'y avait de preuves évidentes de rédaction fantôme [ghostwriting], c'est-à-dire de rédaction du manuscrit par des non-auteurs, que dans deux cas.

 

Je n'ai trouvé aucune preuve de paternité indue parmi les auteurs externes.

 

Les articles étaient conformes aux exigences de divulgation de leurs revues, à l'exception du supplément de revue.

 

Bien que des cas flagrants de ghostwriting aient été constatés, la plupart des publications faisaient appel à des pratiques plus subtiles permettant à Monsanto d'exercer un contrôle sur le contenu, tandis que l'attribution des articles minimisait le rôle de l'entreprise et, par conséquent, magnifiait celui des auteurs externes.

 

De telles pratiques sont courantes dans les publications spécialisées et relèvent de la responsabilité des auteurs, des revues et des entreprises. Je discute de ces problèmes culturels et examine les solutions possibles. »

 

L'article est derrière un péage.

 

Mais, selon Grok, les trois articles examinés sont :

 

  • Williams, G. M., Kroes, R., & Munro, I. C. (2000). Safety evaluation and risk assessment of the herbicide Roundup and its active ingredient, glyphosate, for humans. Regulatory Toxicology and Pharmacology, 31(2), 117–165. https://doi.org/10.1006/rtph.1999.1371

 

 

  • Greim, H., Saltmiras, D., Mostert, V., Strupp, C., Kayser, O., & Gelbke, H. P. (2015). Evaluation of carcinogenic potential of the herbicide glyphosate, drawing on tumor incidence data from fourteen chronic/carcinogenicity rodent studies. Critical Reviews in Toxicology, 45(sup1), 28–43. https://doi.org/10.3109/10408444.2015.1023426

 

Le supplément de Critical Reviews in Toxicology (Vol. 46, Suppl. 1) s'intitule : « An Independent Review of the Carcinogenic Potential of Glyphosate » et comporte cinq articles.

 

Prenons-le du premier article, avec une longue liste d'auteurs et une déclaration détaillée des conflits d'intérêts :

 

« […] Aucun employé de Monsanto ni aucun avocat n'a examiné les manuscrits du groupe d'experts avant leur soumission à la revue. »

 

Et

 

« Cet article fait partie d'un supplément sponsorisé et soutenu par Intertek Scientific & Regulatory Consultancy. Le financement de ce supplément a été fourni à Intertek par la société Monsanto, l'un des principaux producteurs de glyphosate et de produits contenant cet ingrédient actif. »

 

Dans le deuxième article, l'auteur remercie aussi Monsanto pour l'accès qui lui a été offert à des documents.

 

Cela n'exclut évidemment pas la possibilité que des employés de Monsanto aient fourni du texte...

 

Mais l'important, selon cet auteur, est que pour Williams, Kroes et Munro, il n'a trouvé « aucune preuve de paternité indue parmi les auteurs externes » et estimé que l'article était conforme aux exigences de divulgation de la revue.

 

 

En conclusion 1 : Ghostwriting ou pas Ghostwriting ?

 

Un point était clair, avant même d'écrire le premier mot de cet article : depuis que la firme se débat contre l'activisme à son encontre et à l'encontre de l'un de ses produits phares, Monsanto ne brille pas par l'efficacité de sa communication et ne peut guère se prévaloir d'un certificat de bonne vie et de bonnes mœurs en matière de publications scientifiques.

 

Pour l'étude de Williams, Kroes et Munro, nous avons fondamentalement trois options :

 

  • Épouser la thèse des activistes, y compris de Kaurov et Oreskes, et des avocats prédateurs et considérer que l'article est l'oeuvre de prête-plumes de Monsanto, les trois signataires devant être considérés comme fondamentalement vénaux et malhonnêtes ;

     

  • Admettre qu'il y a eu des contributions d'employés de Monsanto allant bien au-delà de ce que suggèrent les remerciements figurant à la fin de l'article, les trois auteurs – ainsi que Monsanto – n'ayant dès lors pas été suffisamment transparents sur ces contributions ;

     

  • Admettre que ces contributions se sont inscrites dans le cadre d'une assistance qui ne justifiait pas l'extension de la liste des auteurs.

 

Il est clair qu'une telle extension aurait conféré à l'étude un statut différent de celui qu'elle pouvait acquérir auprès de lecteurs se contentant de lire les données bibliographiques et, éventuellement, le résumé.

 

Mais ce statut différent, réel, ressort clairement des remerciements et de la liste de références... 50 rapports non publiés, dont 14 seulement issus directement de Monsanto, les autres ayant sans doute été produits à sa demande, notamment pour les besoins des procédures d'homologation.

 

Faisons une remarque incidente ici : de nombreux articles scientifiques comportent d'impressionnantes listes d'auteurs et il est parfois patent qu'il s'agit de complaisance ou, pire, de donner à l'article en cause une importance qu'il ne mérite pas. Ou encore d'articles qui ont un contenu, voire seulement un vernis, scientifique et qui relèvent en réalité de l'activisme socio-politique.

 

C'est aussi un problème d'auteurs fantômes !

 

Ajoutons encore que Monsanto a formellement réfuté la thèse du ghostwriting. Mais c'est évidemment un communiqué qu'on ne trouvera pas dans la littérature activiste, y compris Kaurov et Oreskes.

 

M. William (Bill) Heydens a fait l'objet d'une audition sous serment. Voici ce qu'il a déclaré :

 

« J'ai apporté quelques contributions rédactionnelles mineures à cet article publié en 2000, qui ne constituent pas une contribution substantielle ou intellectuelle. Je n'ai donc été mentionné que dans les remerciements et non en tant qu'auteur, ce qui était approprié dans ce cas. »

 

Bien sûr, cela ne dit rien sur la nature des contributions des autres employés mentionnés dans les remerciements à la fin de l'article.

 

 

Conclusion 2 : quand vouloir défendre l'intégrité de la publication scientifique revient à porter préjudice à la publication scientifique

 

Cela nous amène à la décision de rétracter l'article.

 

Il y a tout d'abord un problème de fond et un problème de forme

 

  • Chacun se fera son opinion sur la pertinence – et l'opportunité – de la décision. Je suis fermement convaincu qu'elle n'est pas justifiée dans son principe même. Et s'agissant de l'opportunité, elle remet une pièce dans le bastringue des activistes anti-glyphosate.

     

  • Sur la forme – les motifs avancés – l'argumentation déployée est irrationnelle et indigente.

 

 

Il y a aussi un problème de motivation indue, interférente.

 

Il se peut que cette décision soit aussi une sur-réaction après une mise en cause de la ligne éditoriale de la revue en 2002. C'est certes lointain, mais cela a peut-être aminci certains épidermes, et à l'évidence laissé des traces, évoquées par l'AFP (voir aussi ici).

 

Kaurov et Oreskes ont fait – astucieusement – référence à une autre critique dans un article de Undark, « Opinion: The Impact of a Ghostwritten Paper on the Fate of Glyphosate » (opinion : l'impact d'un article rédigé par un nègre sur le sort du glyphosate) du 15 août 2025 :

 

« La revue dans laquelle l'article a été publié avait déjà été impliquée dans des scandales pour avoir publié des études favorables à l'industrie, en particulier à l'industrie du tabac. Une analyse réalisée en 2017 a montré que 96 % des articles sur le tabac ou la nicotine publiés dans cette revue entre janvier 2013 et juin 2015 avaient des auteurs liés à l'industrie du tabac, et qu'aucun de ces articles ne tirait de conclusions négatives. Depuis lors, la revue a changé de rédacteur en chef et déclare désormais : "Regulatory Toxicology and Pharmacology, en tant que revue au service des progrès en matière d'amélioration de la santé humaine et de l'environnement, ne prendra pas en considération les manuscrits qui ont été soutenus par des entreprises du tabac.»

 

Bref, de l'industrie du tabac à Monsanto...

 

 

Et il y a enfin un problème de réaction à un activisme, doublé d'un problème de chronologie qui débouche sur un problème de bonne foi.

 

La décision aurait-elle été prise sur la base de l'article de Kaurov et Oreskes, qui a toutes les apparences d'une manœuvre, d'un coup fourré, et de leur demande formelle de rétractation ?

 

Retraction Watch rapporte les propos de M. Martin van den Berg :

 

« "Cela n'avait tout simplement pas été porté à mon attention" avant la publication de l'article de Kaurov et Oreskes. La rétractation "aurait pu être faite dès 2017, mais il s'agit clairement d'un cas où deux flux d'informations parallèles ne se sont pas croisés plus tôt", a-t-il déclaré. »

 

Crédible ? Le ramdam des activistes ne lui serait pas parvenu aux oreilles avant le 1er septembre 2025, date de la publication ?

 

Retraction Watch écrit aussi :

 

« Kaurov et Oreskes ont écrit aux rédacteurs en chef le 25 juillet, nous a confié Kaurov. La réaction des rédacteurs en chef "a été exemplaire et professionnelle", a déclaré Kaurov. Ils ont répondu rapidement, a-t-il ajouté, et ont mené leur enquête en un mois, ce qu'il a considéré comme "un délai raisonnable". »

 

Dans leur article d'Undark, Kaurov et Oreskes évoquent aussi cette demande faite aux « rédacteurs en chef actuels ».

 

Ils sont deux co-rédacteurs en chef– M. Martin van den Berg et Mme Daniele Wikoff, ce qui ravive la question de la décision par une seule personne – un fait bien mis en évidence en ouverture de la notice de rétractation.

 

 

Et pour vraiment conclure...

 

Tout cela est bien déraisonnable...

 

En tout cas, si M. Martin van den Berg a eu pour ambition de préserver l'intégrité de la science, de la publication scientifique et de sa revue, il a obtenu l'effet inverse : une une science, une publication scientifique et une revue conduites à la guillotine par des Fouquier-Tinville.

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