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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Des marais plutôt que des bovins à l'engrais : un professeur réclame des réformes radicales dans l'agriculture

19 Octobre 2025 Publié dans #Elevage, #Biodiversité, #Ecologie

Des marais plutôt que des bovins à l'engrais : un professeur réclame des réformes radicales dans l'agriculture

 

Madeline Düwert, Land & Forst, dans AGRARHEUTE*

 

 

© imago images/Andia

Une production laitière élevée n'est pas toujours respectueuse du climat : les vaches jersiaises au pâturage peuvent avoir un meilleur bilan climatique que les vaches à haut rendement en étable.

 

 

Une agriculture climatiquement neutre : utopie ou folie ? Le professeur Friedhelm Taube, agronome à l'Université de Kiel, estime que ce n'est ni l'un ni l'autre. Dans une interview, il explique pourquoi les marais de Basse-Saxe sont les principaux leviers et pourquoi une réduction du cheptel est inévitable. Il critique non seulement la politique agricole de l'UE et la société, mais aussi l'Association des Agriculteurs Allemands (Deutscher Bauernverband).

 

 

Bonjour Prof. Taube, pensez-vous qu'une agriculture climatiquement neutre soit réalisable ou pure folie ?

 

Contrairement au gouvernement fédéral, la Basse-Saxe et le Schleswig-Holstein ont déjà fixé l'objectif de neutralité climatique pour 2040. Il reste donc 15 ans pour réduire massivement les émissions. Pour le secteur agricole, il faut tenir compte de deux catégories d'émissions : d'une part, l'agriculture directement liée à la consommation d'énergie (CO₂), les émissions de protoxyde d'azote et de méthane et, d'autre part, l'utilisation des terres et le changement d'affectation des terres, qui englobent les émissions provenant du sol, en particulier des marais drainés.

 

© K.Angerer/Düwert

Le professeur Friedhelm Taube est chercheur en agriculture et directeur de l'Institut de Culture et de Sélection Végétales de l'Université Christian-Albrechts de Kiel.

 

Actuellement, ces deux catégories sont responsables d'environ 40 % des émissions de gaz à effet de serre dans un Land riche en marais comme le Schleswig-Holstein (SH), générant plus de 10 millions de tonnes d'équivalent CO₂ par an. En Basse-Saxe, les valeurs d'émissions absolues pour ces deux catégories étaient plus de deux fois plus élevées en 2021, avec plus de 23 millions de tonnes, ce qui s'explique à la fois par l'élevage intensif et par la superficie deux fois plus importante des terres agricoles et des sols organiques drainés par rapport au Schleswig-Holstein. Il est donc urgent d'agir, même s'il est clair que la neutralité climatique n'est pas réalisable dans un avenir prévisible pour ces deux catégories, car l'agriculture fonctionne dans des systèmes ouverts. Nous pouvons toutefois nous rapprocher de la neutralité climatique.

 

 

Comment s'en rapprocher ?

 

La remise en eau des marais asséchés est le levier décisif. Actuellement, la production laitière sur les sols de marais asséchés génère des rendements fonciers de 600 à 1.000 euros par hectare, mais au prix de plus de 30 tonnes d'émissions de GES par hectare et par an. Si nous partons du principe que le secteur agricole sera tôt ou tard directement ou indirectement impliqué dans le système d'échange de quotas d'émission de GES (ETS), alors d'ici 2040, avec un coût prévisionnel d'environ 200 € par tonne d'émissions de GES, le coût social total de cette production laitière s'élèvera à 6.000 € par hectare et par an – et il ne sera pas possible de « traire » ou d'extraire ce montant. Le photovoltaïque (PV) sur les sols marécageux réhumidifiés pourra alors constituer une alternative de revenu importante pour les exploitations laitières.

 

Une nouvelle réduction du cheptel s'impose donc, selon nos estimations d'environ un tiers pour le lait, ce qui garantirait une bonne exploitation des prairies, et de 50 % pour la volaille et les porcs. Cet ordre de grandeur résulte non seulement des ajustements nécessaires en matière de consommation, mais aussi d'une réduction scientifiquement justifiée de la règle des 170 kg N pour l'épandage de lisier et de résidus de méthanisation sur les champs à un maximum de 120 kg N/ha pour des raisons de protection des eaux.

 

Le troisième élément consiste à adapter les systèmes de culture et à inclure davantage de légumineuses, en particulier la culture de trèfle et de luzerne pendant deux ans à la place du maïs ensilage. Cela permettrait de réaliser des économies considérables sans limiter la production alimentaire. Celle-ci serait simplement davantage basée sur les plantes. Si l'on tient compte de la croissance des marais et de la production d'électricité à partir de panneaux photovoltaïques installés sur les marais, le biogaz issu des cultures n'a plus d'importance.

 

 

La politique agricole de l'UE est-elle bien orientée pour mettre en place une agriculture respectueuse de l'environnement et du climat ?

 

Nous étions déjà plus avancés : avec la majorité conservatrice au Parlement Européen depuis les dernières élections européennes, bon nombre des progrès prévus dans le cadre du Green Deal et de la stratégie « De la ferme à la table » ne sont plus poursuivis de manière suffisamment cohérente. La suppression de la mise en jachère obligatoire de 4 % en est un exemple, tout comme le démantèlement de la loi sur la restauration de la nature (NRL). Il est particulièrement dangereux d'abandonner complètement le premier pilier de la PAC au profit d'un modèle qui ne récompense que les services d'intérêt général, par exemple au moyen de la prime d'intérêt général. Cela sape la crédibilité du secteur.

 

Il est problématique que l'Association des Agriculteurs ait approuvé la suppression dans la Commission sur l'Avenir de l'Agriculture (ZKL), mais plaide ensuite, par l'intermédiaire de l'association européenne des agriculteurs, en faveur du maintien du premier pilier, notamment parce que le secteur serait « dans le besoin ». En cas de besoin, c'est le service social qui est compétent, et non la politique agricole de l'UE ! Celle-ci doit rendre le secteur viable pour l'avenir. Cela implique une transformation cohérente du système agricole et alimentaire, avec une écologisation accrue de l'agriculture.

 

 

Que diriez-vous aux agriculteurs qui souffrent des contraintes imposées par le Green Deal, le règlement NRL sur les engrais, etc. ?

 

Je leur dirais ceci : premièrement, le Green Deal n'est rien d'autre que l'état actuel de la science en ce qui concerne les défis à relever pour garantir à la fois la sécurité alimentaire et la protection de notre environnement. La sécurité alimentaire mondiale en 2050 ne sera assurée que si les pays riches reflètent les coûts environnementaux de l'alimentation dans les prix. Cela signifie que les produits d'origine animale doivent devenir nettement plus chers. Il faut tout d'abord supprimer les subventions supplémentaires actuelles à la consommation de viande allouées sous la forme d'un taux de TVA réduit. Il ne s'agit pas d'interdire la consommation de viande, mais de la réduire considérablement à l'aide de signaux de prix bien fondés, dans le but de réduire la consommation de produits d'origine animale d'environ deux tiers. Les produits d'origine animale nécessitent 2 à 5 fois plus de surface pour leur production, et nous ne disposerons tout simplement plus de cette surface en 2050 !

 

Deuxièmement, la NRL est malheureusement un exemple typique de ce qui se passe lorsque des politiques européennes bien intentionnées ne sont pas bien mises en œuvre. Les exigences de certaines parties de l'UE à cet égard étaient trop abruptes et trop extrêmes. Mais il faudra fondamentalement continuer dans cette voie afin d'inverser la perte de biodiversité dans les paysages agricoles, que beaucoup sous-estiment.

 

Troisièmement, en matière de législation sur les engrais, les bonnes exploitations doivent malheureusement payer depuis de nombreuses années les pots cassés causés par l'attitude de refus total de l'Association des Agriculteurs jusqu'en 2017. Et même aujourd'hui, l'irrationalité règne : au lieu de convaincre la Commission Européenne d'adopter un bilan de flux de matières simple et peu bureaucratique, après avoir au moins éliminé les excès grâce à l'ordonnance sur les engrais, qui a nécessité un effort bureaucratique gigantesque, et réduit les excédents d'environ 20 kg N/ha dans toute l'Allemagne, on continue à tergiverser et on supprime le bilan de flux de matières sans substitut – pourquoi ? Parce qu'on ne veut pas que des valeurs limites scientifiquement fondées pour l'azote et le phosphore soient appliquées et qu'il faille alors réduire encore davantage la région riche en animaux de Weser-Ems, entre autres, car les brebis galeuses deviendraient visibles. Nous savons très bien qu'environ deux tiers des exploitations gèrent très bien les nutriments, mais que c'est le dernier tiers qui pose problème.

 

Tout cela n'a rien à voir avec la réduction de la bureaucratie, le monstre bureaucratique étant le règlement sur les engrais, qui, avec la création de nouvelles autorités chargées des engrais dotées de moyens importants, pèse financièrement sur l'État et donc sur chaque contribuable. Quiconque souhaite tricher dans le cadre du règlement sur les engrais peut le faire de manière créative.

 

 

Êtes-vous favorable à la suppression de l'élevage ?

 

Non, comme mentionné ci-dessus, il s'agit simplement de trouver le juste équilibre. La vache pose problème parce que nous la dégradons de plus en plus au rang de porc dans la composition de ses rations. Les rendements laitiers supérieurs à environ 9.000 kg ECM (lait corrigé en énergie, NDLR) sont principalement produits à partir de fourrage cultivé. La vache devient ainsi un concurrent alimentaire pour l'homme. Nous avons besoin d'un programme pour le lait de prairie et de pâturage qui garantisse qu'au moins 75 % de l'apport énergétique et protéique de la vache laitière provienne de l'herbe. Les meilleures exploitations du Wesermarsch y parviennent déjà aujourd'hui. C'est la voie à suivre ! Ce que nous observons actuellement, avec des rendements individuels toujours plus élevés, supérieurs à 10.000 kg d'ECM dans des exploitations spécialisées, y compris les jeunes bovins élevés toute l'année en étable sans pâturage, est clairement une évolution négative qui n'est pas suffisamment remise en question.

 

 

Une baisse de rendement n'implique-t-elle pas nécessairement une baisse d'efficacité ?

 

Non, c'est même tout le contraire : nos travaux à Lindhof montrent qu'une production laitière de pâturage bien gérée, avec un rendement laitier d'environ 7.000 kg de lait de jersiaise ECM, dont 75 % provient d'herbe/trèfle, présente les mêmes « besoins globaux en surface fourragère » par kg d'ECM qu'une vache produisant 11.000 kg en étable. Cette dernière importe beaucoup plus de surface sous forme d'aliments concentrés, présente des excédents de phosphore et d'azote par kg de lait beaucoup plus élevés et ne contribue pas à la biodiversité dans les paysages agricoles. Au total, la production intensive en étable peut entraîner des coûts environnementaux supplémentaires de 25 à 30 centimes d'euro par kg d'ECM par rapport au lait de pâturage à faible apport, du moins si le principe du pollueur-payeur était appliqué, ce qui n'est pas le cas actuellement – voir l'absence de bilan des flux de matières pour N et P, comme évoqué ci-dessus.

 

 

Si nous réduisons l'élevage en Allemagne, la production se délocalisera à l'étranger, c'est souvent l'argument avancé. Après tout, la population mondiale doit être nourrie. Qu'en pensez-vous ?

 

Nous le constatons actuellement avec la production de viande de porc : l'Allemagne réduit sa production, l'Espagne la développe. Cela fait l'objet de plaintes parfois justifiées, mais je vous demande un peu de patience, car les Espagnols ne toléreront pas la pollution de leurs eaux, tout comme nous l'avons fait chez nous, et l'UE interviendra en temps voulu pour réglementer la situation. Comme elle l'a fait chez nous. Chez nous, il a malheureusement fallu une pression extérieure, avec la menace de sanctions financières de 800.000 euros par jour de la part de l'UE, pour que les choses bougent sur le plan politique, ne l'oublions pas.

 

Nourrir la population mondiale ne peut se justifier par des exportations de viande porcine au détriment de la qualité de nos eaux. Dans ce contexte, il est plus que discutable que nos institutions publiques continuent d'autoriser un district de Weser-Ems à dépasser à nouveau en moyenne la limite d'épandage d'engrais minéraux et organiques de 170 kg par hectare en 2023/24. C'est illégal. Je recommande de limiter l'élevage à un maximum d'environ 1,4 UGB/ha (voir ci-dessus), afin que le lisier et les résidus de méthanisation puissent être valorisés de manière efficace et que l'excédent de viande puisse être commercialisé à l'échelle internationale en toute bonne conscience, après avoir encore réduit la consommation en raison des signaux de prix.

 

Par ailleurs, l'importance de l'agriculture allemande pour l'alimentation mondiale est souvent surestimée. L'exemple du blé illustre bien cela : près de 800 millions de tonnes de blé tendre sont produites dans le monde, l'Allemagne exporte depuis de nombreuses années environ 6 millions de tonnes nettes, dont moins de 2 millions de tonnes en dehors de l'UE. Ce chiffre est modeste et continuera de diminuer, car nos rendements stagnent depuis 25 ans en raison du changement climatique et devraient plutôt baisser d'ici 2100 en Europe, avec une augmentation des températures pouvant atteindre 4 degrés selon les prévisions actuelles dans un scénario de statu quo, tandis qu'ils continueront d'augmenter dans d'autres parties du monde.

 

 

Bio ou conventionnel : y a-t-il une seule bonne voie à suivre en matière de climat ?

 

D'un point de vue scientifique, il est incontestable qu'un pourcentage de 10 à 15 % d'agriculture biologique est nécessaire pour préserver la biodiversité. Au-delà de ce pourcentage, il existe des alternatives plus convaincantes qu'un postulat de 30 % d'agriculture biologique.

 

La solution se situe exactement entre les deux : à Kiel, nous avons développé le système de l'agriculture hybride. Cela signifie que 50 % d'une rotation culturale à 6 éléments, par exemple, est cultivée selon les principes de l'agriculture biologique, sans engrais minéraux ni pesticides, ce qui implique beaucoup de trèfle et, par exemple, des légumineuses à grains. Les 50 % restants sont cultivés de manière conventionnelle. Vous avez ainsi mis en œuvre le Green Deal, concilié sécurité alimentaire et protection de l'environnement, et, en plus, les agriculteurs reçoivent une aide pour les 50 % cultivés selon les principes de l'agriculture biologique. Au lieu de gaspiller beaucoup d'argent par hectare via le premier pilier, ce serait une bonne utilisation des deniers publics.

 

 

Cela semble être un monde idéal. Pourquoi n'est-ce pas encore fait ?

 

Parce que la pression ne semble pas encore suffisante et qu'il y a trop peu d'acteurs qui s'engagent en dehors du monde scientifique. Les représentants de l'agriculture biologique voient ce modèle d'un œil critique, car il semble trop proche de l'agriculture biologique, et le secteur conventionnel est également réservé, car de nombreux acteurs ne perçoivent pas encore l'urgence réelle du dépassement des limites planétaires. De plus, nous sommes en pleine période de transition en ce qui concerne la période de financement de l'UE, de sorte qe l'on renonce actuellement à un financement supplémentaire de la culture de trèfle pendant deux ans dans le cadre d'une mesure du deuxième pilier. De notre côté, nous avons déposé le modèle et proposé, dans un premier temps, de subventionner la culture de trèfle pendant deux ans à hauteur de 250 €/ha/an par les ministères régionaux compétents d'Allemagne du Nord.

 

 

Que faudrait-il changer pour que l'agriculture devienne respectueuse du climat ? L'agriculture, la politique ou la société ?

 

C'est une tâche qui concerne l'ensemble de la société. Je souhaiterais avant tout que la science, forte de ses connaissances sur le changement climatique et de la nécessité d'agir de manière cohérente, exerce une pression encore plus forte qu'auparavant sur la politique en faveur de la transformation du système agricole et alimentaire, et que les agriculteurs entrepreneurs courageux s'associent à la science pour y parvenir.

 

 

Le nouveau ministre fédéral de l'Agriculture, Alois Rainer, n'a pris ses fonctions qu'en mai. Que souhaiteriez-vous lui dire ?

 

Je lui conseillerais de lire les rapports du WBAE (wissenschaftlicher Beirat für Agrarpolitik, Ernährung und gesundheitlicher Verbraucherschutz – comité consultatif scientifique pour la politique agricole, l'alimentation et la protection sanitaire des consommateurs) des cinq dernières années et d'intégrer ces recommandations, ainsi que celles de la ZKL et de la commission Borchert, comme lignes directrices de sa politique.

 

_________________

 

* Source : Moore statt Mast: Professor fordert radikale Reformen der Landwirtschaft | agrarheute.com

 

Ma note : Willi l'agriculteur a écrit dans « Des marais plutôt que des vaches » :

 

« Une interview du professeur Taube, qui formule des exigences tellement extrêmes qu'elles me semblent irréalisables. En effet, les réformes qu'il préconise ne seront pas faciles à financer. De plus, il heurte ainsi de nombreux agriculteurs, ce qu'il accepte volontiers ou fait délibérément pour se rendre intéressant. Comme je le connais personnellement, je penche pour la deuxième hypothèse.

 

[…]

 

Ces derniers jours, j'ai eu des discussions avec des responsables politiques fédéraux et régionaux. J'ai eu l'impression qu'ils étaient conscients de l'impossibilité d'atteindre certains objectifs, mais qu'ils continuaient néanmoins à les promouvoir. »

 

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D
Notre JM Jancovici national au dernier Sommet de l'élevage, reconnaissait que l'agriculture, c'était compliqué.<br /> Mais alors, dans ces conditions, il reconnaît que pour l'agriculture, son expertise est proche du néant. La question est de savoir pourquoi l'écoute t on encore?<br /> <br /> Exactement comme cet "expert" de mes deux (excusez moi d'être vulgaire) qui propose des solutions radicales pour un problème inexistant.<br /> Spoil: ça va mal se passer.
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H
Toutes ces débilités écologistes sont en train d'achever notre civilisation européenne, si tant est qu'elle en a besoin, tant la situation est désastreuse sur tous les plans.
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F
" le Green Deal n'est rien d'autre que l'état actuel de la science"<br /> <br /> "il est incontestable qu'un pourcentage de 10 à 15 % d'agriculture biologique est nécessaire pour préserver la biodiversité"<br /> <br /> Je n'ai pas réussi à tout lire tellement certaines de déclarations sont arrogantes et ineptes :-(
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