Systèmes agricoles durables – Résultats d'une conférence
Willi l'agriculteur*
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La faculté d'agronomie de l'Université de Göttingen et la revue DLG-Mitteilungen (l'organe spécialisé de l'Association Allemande de l'Agriculture – DLG) ont organisé début juillet à Göttingen une conférence sur le thème : « Systèmes agricoles durables du futur ». Des intervenants de renom tels que le président de la DLG Hubertus Paetow, les professeurs Enno Bahrs (Université de Hohenheim) et Robert Finger (ETH Zurich) ainsi que d'autres orateurs (voir le lien ci-dessous)
https://events.gwdg.de/event/1137/contributions/
ont éveillé la curiosité d'Arnold Krämer, qui partage ci-dessous quelques-unes de ses impressions.
Transformation et durabilité sont les mots clés qui dominent le débat sur la politique agricole et, dans une certaine mesure, sur les techniques agricoles en Allemagne.
C'est pourquoi différents ministères fédéraux (et pas seulement le BMEL, désormais BMLEH [Bundesministerium für Landwirtschaft, Ernährung und Heimat – ministère fédéral de l'Agriculture, de l'Alimentation et du Territoire]) ont accordé des fonds de recherche à l'Université de Hohenheim (Prof. Bahrs), à l'Université de Göttingen (Prof. Spiller) et au JKI Braunschweig (Dr Kehlenbeck) afin de réfléchir à une « agriculture 4.0 plus durable – Sans protection phytosanitaire chimique de synthèse – NOcsPS 2.0 ». Un grand nombre d'acteurs de la chaîne de valeur agricole et alimentaire sont également impliqués.
Selon les initiateurs/participants, un tel système de culture, avec une utilisation optimisée d'engrais minéraux et sans produits phytosanitaires chimiques de synthèse, contribue à :
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garantir une alimentation saine ;
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promouvoir la biodiversité ;
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respecter les limites planétaires et protéger les cycles naturels ;
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permettre une production de biomasse et une agriculture plus adaptées au site, plus résilientes et donc plus durables ;
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promouvoir la mise en œuvre des systèmes de culture NOcsPS dans la pratique et rendre les produits associés commercialisables.
Le président de la DLG, Hubertus Paetow, s'est montré sceptique quant à un système de culture (supplémentaire). Il a estimé que l'agenda politique (UE, gouvernement fédéral) ne plaidait plus en faveur d'une transformation ambitieuse de l'agriculture. Son association continue de considérer les émissions de gaz à effet de serre et la perte de biodiversité comme problématiques, mais se prononce en faveur d'une « augmentation durable de la productivité » de la production agricole.
Les exposés du professeur Bahrs (Hohenheim) et du professeur Finger (ETH Zurich) ont clairement montré qu'il existe un fossé difficile à combler entre les aspirations (politiques/sociétales) et la réalité. L'agriculture conventionnelle et l'agriculture biologique, dans leurs différentes formes, sont très éloignées l'une de l'autre. Seule une multitude de mesures techniques (par exemple, les robots) et agroécologiques (par exemple, les variétés, les rotations culturales) et l'utilisation modérée d'engrais minéraux peuvent permettre de trouver un « juste milieu ». Il ne faut pas non plus sous-estimer l'importance du travail nécessaire en matière d'éducation et de conseil.
Mais le problème fondamental est (et reste, à mon avis) le manque d'attrait dans la chaîne. La certification et une caractérisation « modeste » [au sens de « bas-intrants »] du marché ne suffisent pas à inciter les agriculteurs à modifier de manière significative leurs pratiques de production végétale, même si des initiatives et des projets à petite échelle (par exemple, le système de culture IP Suisse) visent précisément à atteindre cet objectif. D'ores et déjà, la valeur ajoutée (souvent modeste) de tous les programmes de labellisation déjà mis en place profite moins aux agriculteurs qu'aux certificateurs et aux autres « profiteurs » de la chaîne de valeur.
Certaines présentations lors de l'événement ont été utilisées presque exclusivement à des fins d'autopromotion et d'autoprésentation (par exemple, les représentants d'Aldi, de Food Watch, de Bioland) et n'ont apporté que peu ou pas de connaissances supplémentaires.
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Ma conclusion [Willi] :
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Dans le monde scientifique, on « traite » les thèmes qui semblaient urgents et importants dans les années 2010 – présentés de manière concise et exhaustive dans les objectifs du Pacte Vert européen. Entre-temps, certains fondements ont disparu. Il y a eu une crise énergétique, la crise de la Covid, la guerre en Ukraine et des changements dans la plupart des parlements européens.
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Les espoirs d'une transformation de la production agricole se tournent vers les consommateurs et le commerce alimentaire de détail. Cependant, on oublie souvent qu'une part importante des denrées alimentaires est consommée hors domicile (cuisines collectives, restaurants, etc.).
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L'ancienne constatation reste valable : une chaîne ne produit d'effet que si on tire dessus. Cette idée semble peu familière à certains acteurs de la transformation.
Si vous souhaitez en savoir plus et en savoir davantage, vous trouverez ici les principales présentations de l'événement :
https://owncloud.gwdg.de/index.php/s/IZolD8BHj41qaHu
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* Source : Nachhaltige Anbausysteme - Ergebnis einer Tagung - Bauer Willi
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