Culture d'OGM : une sorte de poisson d'avril en plein mois d'août !
(Source)
Se vérifie ici l'aphorisme « Plus c'est gros... ». Parmi les commentaires : « Incroyable que ça soit encore légal de forcer les gens à cultiver des OGM… » Incroyable en effet... mais cru...
M. Rémy Duméry a mis la main sur un superbe article du remarquable site Amios, « Un agriculteur contraint de détruire sa récolte biologique pour planter du maïs OGM : “C’est imposé par le contrat” une décision qui enflamme les esprits ».
Article « Rédigé par Nos auteurs », le lien renvoyant au tableau des articles qui semblent avoir été rédigés par un individu s'appelant sans doute « Nos auteurs »...
Un coup d'œil à sa production laisse entrevoir que c'est un joyeux luron.
C'est gros comme des Zeppelin !
Voici l'ouverture de sa prose sur notre sujet du jour :
« Le dilemme de l’agriculteur
Lucas Dupont, 47 ans, a toujours prôné une agriculture respectueuse de l’environnement. "J’ai investi dans le bio parce que je croyais en un avenir durable," confie-t-il. Pourtant, les termes d’un nouveau contrat avec une grande entreprise agrochimique le forcent à prendre un tournant radical. "C’est imposé par le contrat, je n’ai pas le choix," explique-t-il, la voix chargée d’émotion.
Une décision controversée
“Je dois détruire toute ma récolte actuelle pour planter exclusivement du maïs OGM.” »
La suite est tout aussi hilarante.
Mais cela se termine plutôt doctement :
« Informations complémentaires
Les cultures OGM sont souvent justifiées par une plus grande résistance aux insectes et une meilleure productivité. Cependant, les impacts à long terme sur l’environnement et la santé humaine restent sujets à débat. Les agriculteurs comme Lucas, pris entre les exigences contractuelles et leurs convictions, incarnent le conflit entre progrès technologique et préservation écologique.
La situation de Lucas pourrait inciter à une révision des pratiques contractuelles dans l’agriculture, particulièrement en ce qui concerne les cultures OGM. Cela pourrait aussi stimuler un débat plus large sur l’agriculture durable et l’autonomie des agriculteurs face aux grandes entreprises agrochimiques. »
C'est certes sur la base des éléments de langage de l'activisme...
Pas grand-chose de nouveau, donc...
En fait si ! Ou plutôt, hélas, non !
À l'heure où nous écrivons, cet article a suscité 144 réactions brèves – alors que les productions « astrologiques » faisant l'objet d'une image ci-dessus n'ont attiré aucun gogo.
Voici les deux premières :
« Je trouve ça vraiment triste que Lucas soit forcé de changer sa méthode de culture… 😟 »
[…]
« C’est scandaleux de forcer un agriculteur à détruire sa propre récolte biologique! 😡 »
Il y eut tout de même deux mises au point, dont :
« Étant moi moi-même agriculteur depuis plus de 35 ans. C’est totalement impossible de mettre en place une culture OGM en France quelle que soit la plante ou l'espèce . C'est totalement interdit en France. La France interdit TOUTES CULTURES OGM. Encore un journaliste qui cherche à faire le buzz. Il suffit de faire qq recherches sur internet pour s'en rendre compte. »
Il faut croire que cette recherche a été hors de portée pour quelque douze douzaines d'internaute, a priori jeunes à en croire la brièveté des commentaires. Plus simplement encore, l'invraisemblance d'une obligation contractuelle de détruire une culture n' pas « percuté ».
Et, même si cet échantillon de commentateurs n'est pas représentatif de la population générale, c'est plutôt inquiétant.
Autre opus : « Alors que la crise climatique s’intensifie, une nouvelle législation exige que chaque foyer réduise de moitié sa consommation d’eau : les familles nombreuses crient à l’injustice “comment allons-nous survivre?” »
Premier commentaire (sur 10) :
« Comment est-ce que les familles avec peu de revenus vont gérer cette nouvelle loi? 😟 »
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