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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Un abattage bâclé ? Pourquoi ces hautes souches dans la forêt ?

30 Mai 2025 Publié dans #Forêts

Un abattage bâclé ? Pourquoi ces hautes souches dans la forêt ?

 

Eva Eckinger et Dagmar Deutsch, AGRARHEUTE*

 

 

© stock.adobe.com/photoschmidt

 

 

Les souches en forêt ne sont pas un signe de délabrement, mais une clé pour des forêts résistantes au climat et de nouveaux habitats.

 

 

Pourquoi les souches d'arbres restent-elles en place dans les forêts de Thuringe ?

 

Si vous vous promenez en regardant bien dans les forêts de Thuringe, vous verrez à de nombreux endroits des souches d'arbres dépassant le mètre de haut. Certains, qui voient cela pour la première fois, peuvent se demander : est-ce qu'un ouvrier forestier a bâclé l'abattage ? Les troncs morts ne sont pas particulièrement beaux, ils sont plutôt tristes à voir.

 

Ils ne sont toutefois pas un signe de négligence, mais sont une partie importante d'une stratégie d'avenir réfléchie pour la forêt. Les souches dites hautes sont souvent issues de monocultures d'épicéas victimes du changement climatique et des scolytes.

 

 

Comment les souches aident les jeunes arbres à grandir

 

Au lieu d'éliminer complètement les arbres morts, on les laisse délibérément sur pied à une hauteur de 1,5 à 2 mètres. Ces souches aident les jeunes arbres à démarrer dans la vie : elles fournissent de l'ombre, réduisent l'évaporation et stockent l'humidité.

 

 

Le bois mort comme habitat : insectes, champignons et nouvelle diversité

 

En outre, les souches hautes servent d'habitat aux insectes, aux champignons et aux micro-organismes. Ceux-ci décomposent le bois mort pendant des années et enrichissent ainsi le sol en nutriments essentiels. L'objectif est de créer des forêts mixtes résistantes qui pourront également faire face aux conditions climatiques futures. En bref, ce qui semble être un triste spectacle au premier abord est en réalité porteur d'espoir pour la forêt de demain.

 

_______________

 

Eva Eckinger travaille pour AGRARHEUTE en free lance.

 

Dagmar Deutsch travaille chez AGRARHEUTE comme rédactrice cross-média dans l'équipe du magazine et est l'interlocutrice quand il s'agit de sujets concernant les jeunes agriculteurs et la jeunesse agricole.

 

Source : Schlampig gefällt? Warum diese hohen Baumstümpfe im Wald stehen | agrarheute.com

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H
Je ne connais pas les forêts de Thuringe et je ne suis pas experte en exploitation forestière, mais quand même, là, je reste comme 2 ronds de flans. <br /> Quand j'étais jeune, j'ai aidé mon père dans des coupes de bois que l'on achetait à la criée pour notre bois de cheminée. Nous avions l'obligation de dessoucher soigneusement et on se faisait aider par un cousin avec son tracteur.<br /> S'il était si important de dessoucher, c'était justement pour éviter la prolifération de la vermine, insectes xylophages et champignons ravageurs. De même, on avait l'obligation de brûler les petits branchages qu'on élaguait des troncs pour qu'ils n'attirent pas la vermine. <br /> Et les récits de l'exploitation passée des forêts françaises racontent la même histoire. Faisaient exception certaines essences choisies aux fûts bien droits que des professionnels venaient couper pour du bois d'oeuvre. Les coupes étaient parfois à ras pour les faire repartir soigneusement de souche en laissant la plus belle pousse uniquement.<br /> <br /> Autant que je le sache, la quasi totalité de ces 2 types de vermine, insectes xylophages et champignons s'attaquent tant au bois mort qu'aux arbres vivants et si on leur offre un terrain de prolifération je m'interroge sur l'avenir de nos forêts.<br /> Franchement, je ne saisis pas.
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A
1 ou 2 mètres de tige sont perdus et ils sont mieux utilisables car il sont à la base. Qui paie ces pertes au propriétaire du bois ? L’utilisation de ces parties du tronc comme bois de construction permettrait de stocker le carbone qu’elles contiennent pendant une période beaucoup plus longue que le lasser pourrir. Cela me semble une non-solution offerte sur l'autel des bobos, qui ne comprennent rien de la biologie.
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