La réorganisation de l'alimentation et de l'agriculture proposée par M. Robert F. Kennedy Jr est « fondée sur de maigres preuves scientifiques » qui rendront les aliments moins sains et plus chers
Emily Bass, Breakthrough Institute*
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Ma note : Ce qui se passe aux États-Unis d'Amérique est inquiétant. Les dérives pressenties, dénoncées dans cet article, risquent de trouver un écho dans d'autres pays, y compris le nôtre. Il convient de s'y intéresser.
Avec la création de la commission présidentielle « Make America Healthy Again » (rendre la santé à l'Amérique), le mouvement MAHA s'en prend carrément à l'agriculture industrielle. Son chef de file, Robert F. Kennedy Jr, aujourd'hui secrétaire à la Santé et aux Services Sociaux [Health and Human Services – HHS], défend des causes apparemment nobles telles que l'éradication des maladies chroniques chez l'enfant et la promotion de la santé plutôt que la gestion des maladies. Mais l'attention particulière que M. Kennedy porte à certains aliments, produits chimiques et procédés repose sur de maigres preuves scientifiques et sur des hypothèses trop simplistes quant à la relation entre les systèmes agricoles et les effets sur la santé liés à l'alimentation. Il y a peu de raisons de croire que ses propositions visant à restreindre ou à réglementer ces pratiques de production alimentaire amélioreront de manière mesurable les résultats en matière de santé publique ou d'environnement aux États-Unis. Pire encore, si M. Kennedy réussit à mettre en œuvre son programme, il risque de rendre l'approvisionnement alimentaire des États-Unis moins sain et plus coûteux, ce qui va à l'encontre des objectifs de la Commission.
Avant sa confirmation, on espérait que la vision de M. Kennedy pour l'agriculture américaine serait moins extrême que ne le suggéraient nombre de ses déclarations passées et que la secrétaire Brooke Rollins ferait contrepoids à M. Kennedy au sein de l'USDA [département américain de l'Agriculture]. Mais les premiers résultats n'ont pas été prometteurs. Dans son premier discours au HHS, M. Kennedy a souligné que rien ne serait en dehors des limites, y compris « le glyphosate, d'autres pesticides, les aliments ultra-transformés, les additifs alimentaires artificiels ». Pendant ce temps, Mme Rollins s'est publiquement identifiée comme une « MAHA mom », une maman MAHA.
Le décret du président Trump créant la commission MAHA promettait de « donner la priorité à une recherche de premier ordre sur les causes profondes des maladies des Américains ». Mais lorsqu'il s'agit de sujets tels que les produits chimiques agricoles et les huiles végétales, M. Kennedy a l'intention d'ignorer les preuves qui contredisent ses affirmations. Ce décalage entre les objectifs de santé déclarés de la MAHA et l'attention étroite qu'elle porte à certaines pratiques de production alimentaire mène la MAHA à l'échec, détourne les ressources de menaces plus graves pour la santé publique et rend les aliments sains moins abordables et moins accessibles au public américain.
M. Kennedy est depuis longtemps un critique virulent de l'agriculture industrialisée, alléguant constamment que les agriculteurs empoisonnent les Américains. Il établit fréquemment un lien entre les maladies chroniques et « l'intensité des pesticides chimiques » utilisés dans l'agriculture, soulignant la nécessité d'abandonner l'utilisation des pesticides au profit de pratiques régénératrices. Ses critiques portent essentiellement sur les dangers des pesticides, comme le glyphosate, et affirment que leur utilisation généralisée dans l'agriculture est à l'origine d'une multitude de cancers et d'autres maladies. Cependant, les États-Unis continuent d'approuver l'utilisation du glyphosate, estimant qu'il n'est « pas susceptible d'être [likely to be] cancérigène pour l'homme » et qu'il ne présente « aucun autre risque significatif pour la santé humaine lorsque le produit est utilisé conformément à l'étiquette du pesticide ». L'Union Européenne continue également d'approuver l'utilisation du glyphosate, citant l'absence de preuves scientifiques substantielles le reliant à des effets nocifs sur la santé humaine ou l'environnement.
L'impact de l'utilisation des pesticides sur la santé humaine est un sujet fortement débattu, dont les preuves scientifiques sont mitigées. Les allégations selon lesquelles le glyphosate est responsable de l'augmentation des taux de maladie cœliaque et d'intolérance au gluten sont largement contestées. Les recherches établissant un lien entre le glyphosate et d'autres problèmes de santé potentiels, tels que les lésions de l'ADN, l'inflammation, les lésions hépatiques et rénales chez les animaux et les risques accrus de lymphome non hodgkinien (LNH) chez les agriculteurs, sont également contestées. Alors qu'une méta-analys de 2019 portant sur des études épidémiologiques humaines a établi un lien incontestable entre le glyphosate et l'augmentation du risque de LNH, une revue systématique récente et l'étude la plus récente sur la santé agricole, qui a utilisé une approche de cohorte, sont toutes deux arrivées à la conclusion opposée.
Il est essentiel d'évaluer les risques liés à l'utilisation excessive de pesticides dans leur contexte, en tenant compte de facteurs tels que le dosage, les niveaux d'exposition et la toxicité. À titre d'exemple, certaines études épidémiologiques établissant un lien entre le glyphosate et des problèmes de santé utilisent des mesures des concentrations urinaires de glyphosate. Mais les mesures urinaires reflètent une exposition récente à court terme, et non une exposition cumulative dans le temps, et la présence de glyphosate ne signifie pas à elle seule que le produit chimique est à l'origine de maladies ou d'autres effets néfastes. Il peut être difficile d'établir des associations claires entre les niveaux de glyphosate urinaire et les effets sur la santé du fait de la variabilité significative de la manière dont le glyphosate apparaît dans les échantillons d'urine en raison de facteurs tels que l'hydratation, le régime alimentaire, le temps écoulé depuis le dernier repas et la fonction rénale. De manière plus générale, les études épidémiologiques sont limitées dans leur capacité à établir un lien de causalité, en particulier si une étude ne tient pas compte d'autres facteurs de confusion, tels que le mode de vie ou la génétique, qui peuvent contribuer à l'apparition de certains problèmes de santé.
Les conclusions des études qui s'appuient sur des modèles in vitro ou qui utilisent des niveaux d'exposition plus élevés que ceux auxquels sont généralement exposés les consommateurs moyens doivent également être prises avec des pincettes. Par exemple, l'étude qui a établi un lien entre l'exposition au glyphosate et les lésions de l'ADN est parvenue à cette conclusion après que les chercheurs ont exposé en laboratoire des cellules sanguines humaines à des concentrations de glyphosate plus de 80 fois supérieures aux limites maximales de résidus de pesticides fixées par l'EPA pour des aliments tels que les céréales, les fruits et les légumes. Les résultats de l'étude suggèrent que des dommages significatifs à l'ADN ou des changements de méthylation ne se produisent qu'à des concentrations beaucoup plus élevées que ce qui est attendu dans des scénarios réels. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre pleinement les effets à long terme d'une exposition de faible niveau à laquelle les consommateurs du monde réel sont susceptibles d'être exposés ou qu'ils ingèrent par le biais de leur alimentation, en particulier lorsqu'il s'agit d'effets chroniques ou cumulatifs.
Pour l'instant, la conclusion de l'EPA, fondée sur la littérature et les analyses approfondies disponibles aujourd'hui, est que le glyphosate ne présente pas de risque significatif pour les consommateurs aux niveaux d'exposition actuels. L'approche de l'EPA fondée sur le risque pour fixer ces niveaux permet aux agriculteurs et aux consommateurs de récolter les bénéfices. Bien que l'utilisation des pesticides ait augmenté pour certaines cultures au cours des deux dernières décennies, il n'y a pas eu d'augmentation correspondante de la toxicité globale, en partie parce que le glyphosate a remplacé des produits plus anciens et plus toxiques. En outre, la qualité des pesticides agricoles s'est améliorée au fil du temps et les technologies de l'agriculture de précision – telles que les capteurs, les applicateurs à débit variable et la cartographie des rendements basée sur le GPS – permettent aux agriculteurs de réduire les taux d'application des pesticides sans sacrifier les rendements. Les expositions élevées subies par les travailleurs agricoles soulignent la nécessité d'une adoption plus large de ces technologies.
Si la position de M. Kennedy sur le glyphosate met en lumière des préoccupations plus générales concernant l'utilisation des pesticides dans l'agriculture, il est important de reconnaître que les alternatives qu'il propose ne sont pas meilleures. Les méthodes d'agriculture biologique et régénérative peuvent éviter l'utilisation de pesticides de synthèse comme le glyphosate, mais elles ne sont pas exemptes de pesticides. Les systèmes biologiques utilisent souvent des pesticides naturels qui peuvent encore laisser des résidus et qui, dans certains cas, présentent des taux de toxicité dose-réponse plus élevés que les options de synthèse. En outre, il n'est pas prouvé que les aliments biologiques soient universellement plus sûrs, plus sains ou plus respectueux de l'environnement. En outre, il est clair que sans pesticides et engrais de synthèse, les aliments biologiques coûtent plus cher à produire et coûtent souvent au moins 20 % de plus dans les épiceries que les produits non biologiques. Le passage d'une plus grande partie de l'agriculture américaine à la production biologique entraînerait une augmentation des prix des fruits, des légumes, des viandes et d'autres aliments dont la sagesse nutritionnelle conventionnelle, et vraisemblablement la MAHA, suggèrent que les Américains doivent manger davantage. L'augmentation des prix aurait un impact disproportionné sur les ménages à faibles revenus qui ont déjà un accès réduit aux produits frais à un prix abordable.
Quoi qu'il en soit, M. Kennedy a appelé à une transition à grande échelle vers « une agriculture régénératrice, sans labour et moins intensive en produits chimiques ». Il n'est pas du tout certain que le semis direct ou d'autres pratiques régénératrices contribuent à rendre les aliments plus sains pour les consommateurs finaux. Des pratiques telles que le semis direct et les cultures de couverture sont défendues par certains en raison de leurs avantages potentiels pour la santé des sols, notamment en réduisant l'érosion et en améliorant la rétention de l'eau. Toutefois, le lien direct entre la santé des sols et le profil nutritionnel, ou la « santé », des cultures n'est pas encore clairement établi.
Si la qualité des sols peut influencer la viabilité globale des cultures, les variations des facteurs environnementaux et des techniques agricoles ne permettent pas de tirer des conclusions concrètes sur l'impact de ces facteurs sur la santé humaine. Les preuves établissant un lien entre les facteurs spécifiques de la santé des sols et la teneur en macro- et micronutriments d'une culture vivrière sont faibles. Selon un rapport récent, des études comparatives n'ont pas permis de trouver des liens cohérents entre la santé des sols, les pratiques de gestion et la qualité nutritionnelle des aliments cultivés dans des systèmes de production conventionnels ou biologiques. La qualité nutritionnelle des aliments est aussi fortement influencée par leur transformation, ce qui jette un doute supplémentaire sur les tentatives de M. Kennedy d'établir un lien direct entre les stratégies de gestion agricole et les résultats en matière de santé humaine. En l'absence de liens concluants entre la santé des sols et l'évolution des maladies chroniques, on voit mal comment les décisions politiques relatives aux pratiques agricoles pourraient relever de la compétence de M. Kennedy à la tête du département de la Santé et des Services Sociaux.
Pour toutes ces raisons, il est impératif que M. Kennedy et les dirigeants de l'USDA et de l'EPA adoptent une approche scientifique et fondée sur des données pour les travaux de la commission MAHA. Cela devrait inclure et prendre en compte l'importance des pesticides dans le maintien de rendements élevés et de prix alimentaires bas.
Si les critiques de M. Kennedy à l'égard des pratiques agricoles et des pesticides mettent en évidence son illusion selon laquelle les techniques agricoles sont à l'origine des effets sur la santé humaine, ses préoccupations s'étendent également aux méthodes de transformation et de fabrication des denrées alimentaires. Il affirme que les huiles végétales, y compris de soja et de canola, sont parmi les ingrédients les plus nocifs des aliments modernes. M. Kennedy affirme que les huiles végétales contribuent à un large éventail de problèmes de santé, notamment l'obésité et l'inflammation chronique. Dans une interview réalisée en 2024, il a déclaré que les huiles végétales étaient « largement subventionnées » et a souligné que leur omniprésence dans les aliments transformés prouvait qu'elles étaient à l'origine de l'épidémie d'obésité. M. Kennedy a élevé le suif de bœuf au rang d'alternative préférable.
Le point de vue de M. Kennedy sur les huiles végétales reflète une critique plus large de la transformation des aliments, qui met l'accent sur le retour à des sources alimentaires « naturelles » plutôt qu'à des produits raffinés industriellement. Le processus d'extraction d'huiles telles que celles de soja, de canola et de tournesol implique un pressage mécanique ou l'utilisation de produits chimiques, suivi d'étapes de raffinage telles que le blanchiment et la désodorisation. Les détracteurs des huiles végétales, comme M. Kennedy, affirment que ces procédés privent les huiles de leurs nutriments. Les partisans des huiles végétales soutiennent que les méthodes modernes de raffinage sont sûres et qu'elles produisent des huiles qui ne sont pas plus « artificielles » que d'autres huiles de cuisson largement utilisées, telles que l'huile d'olive ou l'huile de noix de coco.
Le débat sur la « santé » des huiles végétales tourne essentiellement autour de leur teneur en acides gras oméga-6, M. Kennedy et ses alliés affirmant que l'ingestion de ces composés provoque une inflammation chronique. Cependant, les recherches sur les effets des huiles végétales sur la santé brossent un tableau différent. Une étude de 2012 portant sur 15 essais contrôlés randomisés n'a trouvé aucune preuve de l'affirmation selon laquelle les acides gras oméga-6, présents dans les huiles végétales, contribuent à l'inflammation. En fait, une méta-analyse de 2017 portant sur des essais contrôlés randomisés a conclu qu'une augmentation de l'apport en acide linoléique provenant des huiles végétales n'avait pas d'effet significatif sur les marqueurs inflammatoires. Plusieurs études suggèrent au contraire que le remplacement des graisses saturées par des huiles végétales peut être bénéfique pour la santé. Par exemple, une étude de cohorte récente de l'Université de Harvard a montré que le remplacement du beurre par des huiles végétales était associé à des taux de mortalité plus faibles. En outre, une méta-analyse a montré que le remplacement des graisses saturées d'origine animale par des huiles végétales riches en acide linoléique était lié à une réduction du risque de maladie cardiaque et de décès par maladie cardiaque. L'American Heart Association a également soutenu le remplacement des graisses saturées, comme le beurre, le suif de bœuf et le saindoux, par des graisses oméga-6 afin de réduire les taux de maladies cardiaques.
L'intérêt que M. Kennedy et le mouvement MAHA portent aux huiles végétales découle en partie d'un mouvement plus large de rejet des « aliments ultra-transformés ». Tout le monde s'accorde à dire que les aliments ultra-transformés, qui contiennent plus de sel, de sucre et de calories, sont pires pour le consommateur, principalement parce qu'ils sont facilement surconsommés et qu'ils peuvent remplacer la consommation d'aliments ayant une densité nutritionnelle plus élevée. Toutefois, le terme « ultra-transformé » est devenu si vaste et imprécis qu'il n'a qu'une utilité limitée.
La nature imprécise du terme « ultra-transformé » nuit à son efficacité en tant que marqueur de la qualité des aliments ou à sa capacité à être facilement désigné comme le coupable des taux d'obésité. De plus, cette catégorie s'avère déjà trop vague pour être réglementée. S'il est vrai que de nombreux aliments transformés sont liés à une détérioration de la santé en raison de leur teneur élevée en calories et de leur faible densité nutritionnelle, d'autres aliments transformés, tels que les céréales pour petit-déjeuner et les yaourts, ne correspondent pas à ce schéma. Une importante étude des National Institutes of Health a révélé que les personnes qui suivent un régime ultra-transformé consomment en moyenne plus de calories par jour. Les chercheurs supposent que cela est dû à la densité énergétique plus élevée des aliments ultra-transformés. Il pourrait donc être plus efficace de s'attaquer à des facteurs de risque spécifiques tels que la densité nutritionnelle, la teneur en sucre et en sel, plutôt que de se concentrer sur l'ampleur ou le type de transformation des aliments. L'accent mis par la MAHA sur les dangers des aliments ultra-transformés ne fait rien d'autre que de fournir aux consommateurs une directive vague, et donc trop vaste.
Si l'administration Trump lance sa stratégie MAHA sur la base de l'intention malavisée de M. Kennedy d'amener les chaînes de restauration rapide à remplacer l'huile végétale par du suif de bœuf et à éliminer les traces de pesticides dans l'approvisionnement alimentaire, cela ne sera guère plus que de la poudre aux yeux. Les alternatives proposées par MAHA pour remplacer les intrants et les techniques modernes de production alimentaire n'illustrent pas seulement un refus total de s'attaquer aux conséquences du recul de l'agriculture américaine en matière de productivité des exploitations, de sécurité alimentaire et de prix des denrées alimentaires. Les alternatives qu'ils proposent ne peuvent même pas être qualifiées de plus saines.
L'accent mis par M. Kennedy sur les huiles végétales en particulier est en grande partie une distraction par rapport aux sucres ajoutés, au sodium, aux glucides raffinés et aux graisses saturées qui dominent déjà le rayon de la malbouffe et les menus des fast-foods. Les Américains mangent plus que jamais à l'extérieur, les restaurants augmentent la taille des portions et le nombre de calories par repas, les aliments plus sains coûtent plus cher et les importants budgets de marketing des sociétés de snacks sont autant de facteurs qui contribuent aux taux d'obésité élevés que nous connaissons aujourd'hui.
Le risque de présenter l'élimination des pesticides de nos terres agricoles ou des huiles végétales de notre alimentation comme des solutions miracles pour lutter contre une épidémie bien réelle de maladies chroniques est que cela permettra à cette administration d'éluder les solutions visant à lutter contre les véritables causes des mauvais résultats en matière de santé qui frappent les Américains.
Pour améliorer la santé publique, il faudra dépasser le débat sur les huiles végétales. Les agences fédérales comme l'USDA et la FDA devront être le fer de lance et promouvoir des solutions qui sont bien moins populaires que ce qui est en vogue sur MAHA TikTok. Faire en sorte que les Américains se sentent mieux en mettant un RFK sur leurs frites sera toujours plus attrayant que de recommander de réduire les aliments frits dans le régime alimentaire, de réduire la consommation de sel et de sucres ajoutés, d'encourager davantage d'activité physique, de lutter contre les fiascos commerciaux de l'administration Trump ou de trouver des moyens d'améliorer la productivité agricole.
La commission MAHA doit soigneusement peser si elle doit céder aux persuasions personnelles de M. Kennedy plutôt qu'à un raisonnement fondé sur des données, alors qu'elle élabore son évaluation et sa stratégie à venir. Privilégier la première solution condamnera toute chance pour la Commission d'améliorer de manière significative les résultats en matière de santé et de nutrition. En imposant des restrictions aux intrants agricoles de notre pays et en réduisant les progrès réalisés dans le domaine de la transformation des aliments, on risque de compromettre la sécurité alimentaire bien plus que l'on ne peut espérer des progrès en matière de santé publique.
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* Emily Bass est directrice associée de la politique fédérale, de l'alimentation et de l'agriculture au Breakthrough Institute. Suivez Emily sur X @EmilyJane_Bass.
Source : Mythbusting MAHA’s Claims About Food and Farming
Notre titre est repris du Genetic Literacy Project.
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