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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

La France Agricole a fêté son 4.000e numéro !

7 Avril 2023 Publié dans #Divers

La France Agricole a fêté son 4.000e numéro !

 

 

Le 22 mars 2023, la France Agricole a publié son 4.000e numéro. Le premier numéro date du 9 juin 1945.

 

Voici comment la rédaction a ouvert son cahier spécial :

 

4000 NUMÉROS À VOS CÔTÉS

 

Au sortir de la guerre. le 9 juin 1945, un groupe d'agriculteurs et d'investisseurs lancent le premier numéro de La France agricole. Le pays a faim, il faut produire ! Réussir ce challenge passe par la diffusion d'une information fiable et indépendante. Un leitmotiv dont votre journal ne s'est jamais départi au fil du temps et des changements d'actionnaires. 4 000 numéros et une transformation numérique plus tard, les fondamentaux sont toujours là. "Quand j'étais ministre, je lisais La France agricole, raconte Philipe Vasseur (...). Elle avait ce caractère d'indépendance qui faisait que parfois, ça faisait grincer quelques dents. La France agricole n'était le porte-parole de personne." Nous sommes les garants de cet héritage... »

 

Je suis né quelques années après – pas dans un chou... c'est une cigogne qui m'a apporté. C'était à 14 ou 15 quintaux de blé à l'hectare (je n'ai pas trouvé le chiffre exact, et cela me permet de maintenir un peu de mystère sur mon âge).

 

J'ai intégré ce qui était alors l'École Nationale Supérieure Agronomique de Montpellier (ENSA, maintenant Institut Agro Montpellier) à 34 quintaux/hectare.

 

C'était peu ou prou l'époque où, grâce aux efforts de la profession agricole au sens large, à la recherche-développement et à une politique agricole volontariste, la France est devenue autosuffisante.

 

Et je suis devenu un lecteur assidu de La France Agricole.

 

Je peux dire, avec un brin d'ironie, cependant amère, que j'ai rapidement « bifurqué » vers un domaine d'activité où l'agronomie était pour moi au second plan ; rien d'anormal : l'enseignement agronomique, avec sa très grande variété, mène à bien des domaines.

 

Je suis resté un lecteur assidu de La France Agricole.

 

J'ai pris ma retraite à 72 quintaux/hectare.

 

En blé, les rendements stagnent. Ils sont bridés par divers facteurs, certains liés à des politiques que l'on répugne à réviser malgré les appels pressants, implicites, de la nouvelle donne géopolitique et géostratégique mondiale ; des appels pressants qui s'ajoutent au fait qu'une personne sur huit ne mange toujours pas à sa faim ou de manière nutritionnellement satisfaisant dans le monde. C'est pourtant à juste titre que la lettre de lecteur de ce numéro 4.000 – de M. Henri Bonnet (Charente-Maritime) – s'intitule : « Il faut produire ».

 

Et je reste toujours un lecteur assidu de la France Agricole. Il m'est même arrivé de contribuer des lettres de lecteur.

 

Deux de mes petits-fils s'y intéressent aussi et acquièrent ainsi une vision du monde réel qu'il est urgent de propager davantage, face à l'avalanche de désinformation.

 

Numéro après numéro, la France Agricole s'y emploie.

 

 

 

 

Voici, pour conclure, l'éditorial de M. Yvon Herry, directeur de la rédaction :

 

« La formidable (r)évolution

 

"Quand tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens", dit un proverbe africain. Si les agriculteurs ne savent pas toujours ce que l'avenir leur réserve (1), ils peuvent se retourner sur le long chemin parcouru depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et constater qu'ils ont accompli une évolution phénoménale. Pour ne pas dire une véritable révolution. 1945, c'est aussi à cette date que La France agricole a été créée. A l'occasion de ce numéro 4000, nous avons donc voulu retracer les vastes changements intervenus dans notre secteur et cela, dans tous les domaines (...).

 

En 1955, lors du premier recensement agricole, la France comptait 2,3 millions d'exploitations. En 2020, on n'en dénombre plus que 389 000. Et pourtant, la population française, beaucoup plus importante, est bien mieux nourrie et notre agriculture exporte. Entre-temps, les progrès techniques et génétiques ont été fulgurants. Un exemple : en France, le rendement du blé tendre est passé de 35 q/ha dans les années 70, à 70-80 q/ha aujourd'hui. Progression comparable pour le lait. Les techniques de sélection végétale ont en effet fortement évolué, tout comme dans le secteur animal avec l'arrivée de la génomique. Les avancées ont également été très importantes dans le domaine du machinisme, avec l'arrivée de l'agriculture de précision en cultures et la robotisation en élevage qui a permis de réduire les astreintes. Au fil du temps, la société a accru ses exigences tant pour l'utilisation des produits phyto que pour le bien-être des animaux, tandis que le bio s'est développé.

 

Côté européen, la mise en place de la politique agricole commune au début des années 60 a largement contribué à la modernisation du secteur agricole, mais aussi à sa restructuration. Après maintes évolutions, elle est devenue complexe et contraignante. La France travaille désormais sur une nouvelle loi d'orientation (...) pour assurer le renouvellement des générations. Philippe Vasseur, ancien ministre de l'Agriculture, propose d'ailleurs un pacte entre la nation et les agriculteurs (...), avec en premier lieu, "la nécessité de mieux rémunérer les producteurs, dont dépend la souveraineté alimentaire du pays". Ce qui est une question de bon sens.

 

_______________

 

(1) Dans La France agricole numéro 3987 du 23 décembre dernier, nous avons publié un dossier sur "Ce qui vous attend dans les cinq ans".

 

 

 

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