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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Chicken Little ? Pas si vite, disent les prix des œufs !

3 Février 2023 Publié dans #Economie, #Alimentation

Chicken Little ? Pas si vite, disent les prix des œufs !

 

Amanda Zaluckyj*

 

 

Photo : Pixabay sur Pexels.com

 

 

L'histoire de Chicken Little [Petit Poulet au Québec] est bien connue. Un gland tombe sur sa tête et il croit alors que c'est le ciel qui lui tombe sur la tête. Il fait paniquer tous ses voisins en leur racontant l'incident. Et puis, bien sûr, le ciel ne tombe pas vraiment. Ce conte est un avertissement contre l'alarmisme et les personnes qui alimentent la peur.

 

J'écris beaucoup sur la façon dont les événements peuvent influencer l'agriculture, de la ferme à votre table. Un changement dans la loi californienne fera augmenter les prix dans tout le pays ? La nouvelle réglementation de l'EPA sur les pesticides fera baisser les rendements ? La politique de la Chine freinera l'utilisation de la technologie agricole ? Le marketing alimentaire peut nuire aux personnes ayant des moyens socio-économiques plus faibles ? J'essaie toujours d'expliquer comment les questions agricoles auront un impact sur chacun d'entre nous.

 

Mais certaines personnes m'ont accusée d'être une Chicken Little, une poule mouillée. Les modifications des lois en Californie n'augmentent pas les prix ! Les décisions de l'EPA n'ont rien à voir avec les rendements ! La Chine ne peut pas influencer les marchés mondiaux ! Et personne ne fait vraiment attention aux étiquettes de commercialisation ! Ce n'est que de l'alarmisme !

 

Alors, en gardant cela à l'esprit, parlons du prix des œufs. Les œufs sont l'une des sources de protéines les moins chères et les plus nutritives. Mais le prix des œufs a grimpé en flèche en décembre 2022, certaines augmentations dépassant les 60 %. Bien que les prix aient commencé à baisser, la hausse du prix des œufs a suscité une avalanche de mèmes en ligne, certains magasins d'alimentation ont mis en garde contre les pénuries et les consommateurs ont refusé d'acheter leur douzaine habituelle.

 

L'épidémie de grippe aviaire en est la cause. Depuis février 2022, elle a tué environ 60 millions d'oiseaux. Selon l'American Egg Board, il y a environ 6 % de poules pondeuses en moins dans les exploitations américaines qu'avant l'épidémie.

 

Comme je l'ai mentionné, nous assistons déjà à une augmentation du cheptel, à une hausse de la production et à une baisse des prix. Comparativement, les œufs restent une source de protéines abordable. Le ciel ne nous tombe pas sur la tête, même si nous assistons à des ajustements économiques à court terme.

 

Mais c'est pour cette raison que je parle de ce qui a un impact sur l'agriculture. Toutes mes préoccupations ne se matérialiseront pas. Tout ne fera pas réagir les gens. Pourtant, l'inquiétude des agriculteurs face à ces questions est réelle. Nous n'essayons pas d'alimenter l'alarmisme. Nous essayons simplement de mettre les choses en perspective. Cette fois, cela s'est avéré être justifié.

 

____________

 

Amanda Zaluckyj blogue sous le nom The Farmer's Daughter USA. Son objectif est de promouvoir les agriculteurs et de lutter contre la désinformation qui tourbillonne autour de l'industrie agroalimentaire américaine.

 

Source : Chicken Little? Egg Prices Say Not-So-Fast - The Farmer's Daughter USA (thefarmersdaughterusa.com)

 

 

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H
A propos de poulet, la funeste Commission Européenne a encore frappé. <br /> Nos poulets, sans doute les mieux lotis d'Europe pour les accès en extérieur grâce à des labels correspondants à de rigoureux cahiers des charges, sont menacés <br /> https://www.pleinchamp.com/actualite/volailles-de-chair-vers-des-allegations-europeennes-fantaisistes-et-trompeuses <br /> https://www.senat.fr/questions/base/2023/qSEQ230205098.html <br /> Et après les mêmes viennent nous parler de bien être animal.
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D
Rien n'empêchera le consommateur d'acheter un label rouge.<br /> Si la volaille française "label" veut continuer à exister, qu'elle communique, même si les contraintes qui y sont associées deviennent couteuses pour le consommateur (abattage 81 jours , est ce vraiment un plus?).<br /> De toute manière, la volaille "label" est franco française, et finalement assez marginale. La France a cru jouer malin avec ces labels ("montée en gamme"); mais en est réduite à importer 60 % de son poulet.<br /> Nous avons voulu faire abstraction de la compétitivité et nous avons perdu.