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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Les agriculteurs africains ont gagné environ 282 millions de dollars grâce aux OGM en 2020

21 Novembre 2022 Publié dans #Afrique, #OGM

Les agriculteurs africains ont gagné environ 282 millions de dollars grâce aux OGM en 2020

 

Joseph Opoku Gakpo*

 

 

 

 

Une nouvelle étude révèle que les agriculteurs africains ont gagné environ 282 millions de dollars US grâce aux cultures génétiquement modifiées en 2020.

 

L'étude publiée par PG Economics au Royaume-Uni a révélé qu'au niveau mondial, les agriculteurs ont gagné environ 18,8 milliards de dollars en bénéfices supplémentaires grâce à la culture de plantes génétiquement modifiées.

 

1,5 % de ce revenu (282 millions de dollars) est allé aux agriculteurs d'Afrique, tandis que les agriculteurs cultivant des plantes génétiquement modifiées aux États-Unis, en Argentine, en Inde, en Chine et au Brésil représentaient respectivement 39,1 %, 15,1 %, 8,1 %, 8,4 % et 18,3 %.

 

Selon l'étude du Dr Graham Brookes, 55 % des bénéfices en matière de revenus agricoles ont été réalisés en 2020 par les agriculteurs des pays en développement, les 45 % restants allant aux agriculteurs des pays développés.

 

En cumulé, entre 1996 et 2020, le bénéfice net en matière de revenu agricole mondial lié à la culture de plantes génétiquement modifiées s'élève à 261,3 milliards de dollars. Seul 1,2 % du montant total est allé aux agriculteurs des pays africains, les agriculteurs des États-Unis en obtenant 42,5 %, le Brésil 12,7 %, l'Inde 10,5 %, et la Chine 10,1 %, entre autres.

 

Les plantes génétiquement modifiées sont actuellement cultivées à des fins commerciales dans moins de 10 % des 54 pays d'Afrique. L'agriculteur ghanéen Evans Okomeng, de la Graduate Farmers Association, estime qu'il est inquiétant que les agriculteurs africains ne profitent pas suffisamment des gains considérables que les OGM procurent à leurs homologues d'autres régions du monde. « Il ne devrait pas y avoir de différence entre les agriculteurs africains et les agriculteurs d'autres régions du monde. L'accès aux semences, aux technologies et aux équipements dont bénéficient les agriculteurs américains, je ne pense pas que ce serait une mauvaise idée que l'agriculteur africain l'ait également », a-t-il déclaré dans une interview à l'Alliance pour la Science.

 

« Nos dirigeants devraient nous permettre d'utiliser le type de semences que nous voulons cultiver en tant qu'agriculteurs. Comme les variétés GM. C'est ainsi que nous pourrons accroître notre puissance économique et contribuer à la sécurité alimentaire du continent », a déclaré M. Okomeng, qui est également le directeur général de Millennium Farms.

 

L'étude, publiée dans le GM Crops and Food Journal, comprend une analyse des données existantes sur l'impact des cultures génétiquement modifiées au niveau des exploitations agricoles, contenues dans des études antérieures évaluées par des pairs et d'autres documents de recherche. Les avantages économiques pour les agriculteurs ont été évalués de manière générale en examinant le revenu brut des agriculteurs et les coûts variables de production. L'auteur indique qu'il a également réalisé une analyse d'impact spécifique de certaines combinaisons trait-culture GM dans certains des pays où les recherches publiées étaient limitées.

 

Cumulativement, depuis 1996, la technologie de résistance aux insectes génétiquement modifiés a ajouté 67,8 milliards de dollars au revenu des agriculteurs de maïs dans le monde. Des gains substantiels ont également été réalisés dans le secteur du coton grâce à la combinaison de rendements plus élevés et de coûts plus faibles. De 1996 à 2020, les revenus additionnels des exploitations de coton dans les pays cultivant des plantes génétiquement modifiées se sont élevés à 73,11 milliards de dollars. La technologie GM de tolérance à des herbicides dans le soja a permis d'augmenter les revenus agricoles de 74,65 milliards de dollars sur la même période.

 

Selon le Dr Brookes, la biotechnologie des cultures continue de contribuer de manière significative à la production agricole mondiale, les cultures GM ayant permis d'augmenter la production de denrées alimentaires, d'aliments pour animaux et de fibres de près d'un milliard de tonnes entre 1996 et 2020. Sur cette période, la technologie GM a été responsable de la production mondiale supplémentaire de 330 millions de tonnes de soja, 595 millions de tonnes de maïs, 37 millions de tonnes de coton fibre, 15,8 millions de tonnes de canola et 1,9 million de tonnes de betteraves sucrières.

 

Selon l'article, la technologie des cultures génétiquement modifiées continue de contribuer de manière importante à la réduction de l'empreinte environnementale de l'agriculture et à la garantie de l'approvisionnement alimentaire mondial de manière durable.

 

Par exemple, les OGM ont permis de réduire les émissions de carbone de 39,1 milliards de kilogrammes, grâce à une réduction de la consommation de carburant de 14,7 milliards de litres. Ce chiffre équivaut à retirer 25,9 millions de voitures de la circulation.

 

Selon l'étude, la technologie GM a également aidé les agriculteurs à réduire de plus de 17 % l'empreinte environnementale liée à leurs pratiques de protection des cultures. De 1996 à 2020, la biotechnologie agricole a permis de réduire l'application de produits phytosanitaires de 748,6 millions de kilogrammes. Cela représente 7,2 % d'utilisation de produits chimiques en moins dans les pays où sont cultivées des plantes génétiquement modifiées résistantes à des insectes.

 

La biotechnologie des cultures a également réduit de manière significative les émissions de gaz à effet de serre de l'agriculture en aidant les agriculteurs à adopter des pratiques plus durables, telles que la réduction du travail du sol, qui diminue la consommation de combustibles fossiles et retient davantage de carbone dans le sol.

 

Selon l'article, si les plantes génétiquement modifiées n'avaient pas été cultivées en 2020, 23,6 milliards de kilogrammes de dioxyde de carbone supplémentaires auraient été émis dans l'atmosphère. Cela équivaut à mettre 15,6 millions de voitures supplémentaires sur les routes.

 

L'étude révèle en outre que la technologie des cultures GM a permis d'augmenter les rendements grâce à un meilleur contrôle des parasites et maladies et des mauvaises herbes. Par exemple, entre 1996 et 2020, la technologie GM de résistance à des insectes utilisée dans le maïs a augmenté les rendements de 17,7 % en moyenne, par rapport aux systèmes de production conventionnels. Cette technologie a également entraîné une augmentation moyenne de 14,5 % des rendements du coton sur la même période.

 

L'application de la biotechnologie des cultures a également permis de réduire la pression exercée pour que de nouvelles terres soient mises en culture. Par exemple, si les biotechnologies végétales n'avaient pas été mises à la disposition des agriculteurs en 2020, le maintien des niveaux de production mondiaux cette année-là aurait nécessité la mise en culture de 11,6 millions d'hectares (ha) supplémentaires de soja, 8,5 millions d'hectares de maïs, 2,8 millions d'hectares de coton et 0,5 million d'hectares de canola.

 

Dans une déclaration dont l'Alliance pour la Science a reçu copie, le Dr Brookes a fait remarquer que la biotechnologie des cultures offre un excellent retour sur investissement aux agriculteurs qui utilisent cette technologie. Sur la période 1996-2020, les agriculteurs des pays en développement ont reçu 5,22 dollars de revenus supplémentaires pour chaque dollar supplémentaire investi dans les semences de cultures génétiquement modifiées, alors que leurs homologues des pays développés n'ont reçu que trois dollars.

 

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* Source : African farmers earned about US$282 million from GMOs in 2020 – New Study - Alliance for Science (cornell.edu)

 

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