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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Histoires d'eau – et de publicité alimentaire – sur le HSBC XRIS blog

14 Novembre 2022 Publié dans #Climat, #Alimentation, #Economie

Histoires d'eau – et de publicité alimentaire – sur le HSBC XRIS blog

 

Glané sur la toile 967

 

 

 

 

La COP 27 (la conférence des parties) sur les changements climatiques s'est ouverte à Charm el-Cheikh, au bord de la Mer Rouge, le 6 novembre 2022 et se tiendra jusqu'au 18.

 

Dans un message vidéo, le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, a fait du Antonio Guterres... ou du Greta Thunberg, si vous voulez. « Nous sommes sur l’autoroute vers l’enfer climatique, avec le pied sur l'accélérateur... » peut-on lire dans la presse (l'ONU n'a semble-t-il pas jugé bon de produire un texte écrit...).

 

À l'heure où j'écris, les chefs d'État et de gouvernement (110 en tout) se suivent pour délivrer des discours largement convenus et prévisibles. Nous verrons si M. Emmanuel Macron fera plus historique que le « Notre maison brûle... » de Jacques Chirac...

 

« L'avatar ci-[contre] est un hommage à Auguste Landmesser pour qui j'ai une grande admiration Après des études d’histoire, orientées dans le domaine de l’histoire et l’archéologie de l’agriculture et des paysages, j’ai eu une longue carrière professionnelle dans l’histoire, pas celle passée, celle en train de se faire… Ce fut passionnant, je n’en dirais pas plus, je n’aime pas les "has been". [...] »

 

 

C'est l'occasion de signaler qu'une amie a repris du service après une assez longue éclipse. Elle tient le HBSC XRIS blog - à la poursuite du réel, historique et scientifique, parce que 1984, nous y sommes presque. En plus détaillé :

 

« Archéologie, Histoire de l'agriculture, de l'élevage, de l'alimentation, des paysages, de la nature. Sols, faunes et flores. Les sciences de la nature contre les pseudos-sciences, contre l'ignorance, contre les croyances, contre les prêcheurs de l’apocalypse. »

 

Le 25 août 2022, elle publiait « La pire sécheresse depuis 500 ans ? Références historiques s'il vous plait ? À la recherche du réel... ».

 

En voici le début :

 

« Je lis peu la presse généraliste qu’elle soit de gauche ou de droite. Sur les sujets que je connais et que je maitrise c’est à 70% bullshit et shitbull.

 

Et j’essaye d’éviter de tomber dans le piège de l’amnésie Gell-Mann dont sont frappés beaucoup de lecteurs :

 

L’effet d’Amnésie "Gell-Mann" est un concept développé par Michael Crichton (1942-2008), qui fit des études de médecine, avant de devenir écrivain et scénariste de film de science-fiction (Jurassic Park). Murray Gell-Mann (1929-2019) était un grand scientifique, prix Nobel de physique en 1969 avec qui Michael Crichton discuta de ce concept. »

 

Vous ai-je suffisamment appâté ? Allez, encore une lampée...

 

« Et je ne clique pas sur les articles de la presse généraliste pour les lire, surtout quand ils sont catastrophistes.

 

Tout clic sur un titre catastrophiste alimente le catastrophisme puisque les journaux font en sorte de publier en priorité des articles sur lesquels les gens vont cliquer beaucoup, ce qui leur rapporte de l’argent. Et en matière de fric, le catastrophisme est un "must".

 

Autant que possible, lorsqu’on lit la presse, il ne faut cliquer que sur des articles positifs, et même cliquer plusieurs fois. »

 

On n'est pas encore dans le sujet – qu'on découvrira en allant sur site – mais on apprécie.

 

Le 17 septembre 2022, on reparle de météo – c'est-à-dire de climat chez les prêcheurs d'apocalypse quand c'est conforme à leur fonds de commerce (et quand ça ne l'est pas vraiment, il y a toujours moyen...).

 

C'est « Le Pakistan, carnage climatique, non catastrophe démographique : de 38 à 235 millions d’habitants en 70 ans ! À la recherche du réel... »

 

Le titre est explicite, la démonstration implacable. Et il y a quelques remarques annexes utiles pour la contextualisation.

 

Un adepte de Twitter a aussi évoqué cette question dans un fil plus large qui s'ouvre par « crise climatique ou problème de vulnérabilités ? » et un fil plus spécifique sur le Pakistan.

 

 

(Source du premier)

 

 

 

 

Entre ces deux articles, il y a eu « Histoire du jus d'orange ou comment vendre de la santé pour remplir son compte en banque. À la recherche du réel... »

 

Il n'y est pas question que de jus d'orange et de publicité. C'est passionnant.

 

Du reste, si vous lisez entre les lignes, vous comprendrez l'origine de la dénomination de l'équipe de football (américain) de San Francisco...

 

 

 

 

Et on retombe dans les questions de climat dans la conclusion :

 

« Il ne faut pas s’imaginer que les humains du début XXème siècle étaient particulièrement naïfs…

 

Il suffit de regarder avec attention et en les analysant les publicités alimentaires actuelles pour se rendre compte que rien n’a véritablement changé. L’héritage d’Albert Lasker et de ses collaborateurs est omniprésent et même totalement assourdissant.

 

Pour convaincre les humains du début XXIème siècle de consommer un aliment ou une boisson quels qu’ils soient, les arguments "santé", "qualité", "nature" et "tradition" sont toujours les meilleurs et abolissent chez un grand nombre de gens toute capacité de jugement objectif.

 

Comme il y a un siècle, on sait également insinuer ou exprimer ouvertement que les mêmes aliments non cultivés ou non sélectionnés similairement et vendus dans d’autres enseignes ne présentent pas les mêmes qualités. Et on en appelle à la science et aux médecins comme il y a un siècle, peu importe que ce soit vrai, l’essentiel est que le consommateur le croit.

 

Le "bon pour la planète" est aussi à la mode, il s’agit de nous faire consommer… nous… il faut relativiser le nous. Le "bon pour la planète" est en général cher et peu accessible à la majorité des gens…

 

Mais pour ceux qui ont les moyens, le "bon pour la planète" permet aux plus aisés de nos sociétés de dépenser allègrement tout en les exonérant de toute culpabilité.

 

Un peu comme le commerce des Indulgences, du moyen âge au XVIème siècle, en donnant de l’argent à l’Eglise, on était absout de ses pêchés.

 

Quant à ceux qui n’ont pas les moyens, qu’ils se privent et se serrent la ceinture… »

 

 

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