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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Grâce à la gauche du Parlement Européen, la Commission pourra aurait pu continuer à faire la promotion du hijab

20 Octobre 2022 Publié dans #Divers

Grâce à la gauche du Parlement Européen, la Commission pourra aurait pu continuer à faire la promotion du hijab

 

 

Ce texte reste pertinent pour la description de comportements inacceptables. Sur le fond, les défenseurs des droits des femmes et de nos valeurs ont réussi à faire passer leur proposition dans le cadre d'une autre délibération. Voir : « Le Parlement européen s'oppose (finalement) au financement de campagnes pro-hijab par l'UE ».

 

 

(Source)

 

 

Nous avons honoré – assez mollement à mon goût – la mémoire de Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020. Nous l'avons fait dans un contexte de reprise de l'activisme islamiste dans les écoles à laquelle le gouvernement entend répondre, avec un courage et une détermination exemplaires, en tentant, si nous avons bien compris, de refiler le bébé aux chefs d'établissements.

 

M. Pap Ndiaye, Ministre de l'Éducation Nationale et de la Jeunesse, a déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres du 14 juin 2022 : « Nous sommes en train de collecter et de faire remonter les informations pour avoir une vision synthétique de la situation, pour pouvoir la caractériser calmement et l'évaluer à l'échelle nationale ». À la bonne heure !

 

Le 23 septembre 2022, BFMTV titrait : « Atteintes à la laïcité à l'école: Pap Ndiaye assure que l'état est "attentif" aux signes avant-coureurs ».

 

Et le JDD titrait le 4 octobre 2022 : « Éducation nationale : Pap Ndiaye regrette la tendance "à la hausse" des signes religieux à l’école ».

 

On progresse !

 

Mais allons au Parlement Européen.

 

Le 6 octobre 2022, lors du débat en plénière sur une résolution sur l'Iran – oui, le Parlement Européen donne son avis sur ce qui se passe en dehors de l'Union Européenne et se prononce en matière de politique étrangère –, M. François-Xavier Bellamy (Parti Populaire Européen (PPE), en France, LR) –, a tenté de faire ajouter un paragraphe par une proposition d'amendement orale :

 

« [Le Parlement Européen] exprime sa profonde préoccupation quant au fait que la Commission a récemment financé ou co-financé des campagnes promouvant le voile islamique, affirmant par exemple "la liberté est dans le hijab" ; souligne que les institutions européennes ne doivent financer aucune campagne future qui pourrait promouvoir le hijab»

 

 

(Source)

 

 

Voici la description de la procédure applicable :

 

« Exceptionnellement, un amendement peut être déposé oralement en séance plénière avant la mise aux voix du texte correspondant. Toutefois, le règlement intérieur (article 180) prévoyant que, sauf décision contraire du Parlement, les amendements ne peuvent être mis aux voix qu’après avoir été imprimés et distribués dans toutes les langues officielles, le président de séance est tenu de consulter l’assemblée sur la prise en considération d’un amendement oral. Si au moins trente-huit députés s’y opposent, l’amendement oral ne peut être pris en considération. »

 

La présidente de séance a donc demandé aux députés opposés à la prise en considération de l'amendement de se lever.

 

Elle constate rapidement que le seuil des 38 députés est dépassé et conclut au rejet de l'amendement.

 

 

La vidéo ci-dessus s'attarde sur les bancs des Verts/ALE, puis revient sur un François-Xavier Bellamy médusé.

 

Soyons brefs : sauf erreur, tous nos eurodéputés Verts ont eu des fourmis dans les jambes et se sont opposés à l'amendement !

 

 

(Source à 1:32 et 1:35)

 

 

 

 

On reconnaît, quasiment au centre, un peu décalé vers la gauche... M. Benoît Biteau. Il y a aussi, debout, Mme Marie Toussaint (tournant la tête), M. Damien Carême (derrière M. Benoît Biteau)

 

Dans la deuxième capture, M. François Alfonsi, Mme Karima Delli, M. David Cormand, M. Claude Gruffat, M. Yannick Jadot, Mme Michèle Rivasi, M. Mounir Satouri.

 

Mais il y a aussi eu des oppositions sur les bancs Renew, adjacents (par exemple Mme Sophia In 'T Veld – N° 399).

 

Le monde ne s'écroulera pas après cet épisode lamentable. Mais le message implicite qu'ont fait passer les opposants à la proposition est détestable.

 

 

(Source)

 

 

Revenons – en partie – aux motifs de l'amendement proposé par M. François-Xavier Bellamy.

 

La campagne de communication du Conseil de l'Europe de novembre 2021, à laquelle avait contribué l'Union Européenne, avait provoqué une levée de boucliers en France, du Rassemblement National au Parti Socialiste. Le Parisien l'a par exemple rapporté avec force détails.

 

Et plus à gauche ?

 

« Pour son collègue Mounir Satouri, lui aussi député européen EELV, il y a "une erreur de message". "Clamer que la liberté est dans le voile, c’est malheureux. La liberté est dans ce que les femmes veulent porter, librement ! Le voile peut être un interdit de liberté, tout comme il peut être un choix libre", développe celui qui dirige la campagne présidentielle de Yannick Jadot. Du côté des Insoumis en revanche, dont une partie des élus avaient participé à la controversée "marche contre l’islamophobie" en novembre 2019, c’est le silence radio. »

 

Cette campagne avait été rapidement retirée – mais, trop tard, les visuels et la vidéo sont toujours disponibles sur la toile.

 

Pourtant, très récemment, alors que les femmes iraniennes sont toujours en première ligne pour se battre contre de pesantes obligations vestimentaires et bien d'autres contraintes, la Commission a récidivé. Cette fois, c'est avec une photo de petite fille voilée. Elle est restée en ligne quelques minutes, suffisamment pour qu'une contestation fort bienvenue ait pu se développer.

 

 

(Source)

 

 

Nous ne partagerons pas l'avis de Mme Emmanuelle Ducros. Non, l'Europe – les instances communautaires – n'a pas perdu la boule. Elle est infiltrée.

 

Interrogé par Marianne, le porte-parolat de la Commission Européenne a expliqué qu'il s'agissait d'une « erreur administrative ».

 

Relevé sur un site dont nous ne fournirons pas les coordonnées :

 

« "L’image a été prise dans de bases de données d’images existantes, mais c’était une erreur administrative de l’associer à cette campagne. C’est pourquoi un autre visuel a été utilisé", a expliqué la Commission à Marianne. »

 

Interprétation : à la Commission, on ne voit pas de problème quand une fillette en âge d'aller à l'école primaire, soumise à l'autorité de ses parents et non encore autorisée à décider par elle-même, est voilée.

 

Et au Parlement Européen, c'est au mieux une erreur politique majeure.

 

 

 

 

 

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M
Bonjour, nous sommes infiltrés par les islamistes radicaux et les écologistes radicaux; il faut les éliminer !
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