Fédération Allemande du Commerce Alimentaire : attendre un miracle n'est pas une solution
26 Septembre 2022 Publié dans #Allemagne, #Alimentation, #Economie
Willi l'agriculteur*
M. Christoph Minhoff est le directeur général de la Fédération Allemande du Commerce Alimentaire [Lebensmittelverband Deutschland] et de l'Association Faîtière de l'Industrie Alimentaire Allemande [Dachverband der deutschen Lebensmittelindustrie]. Il a accordé un entretien au « Tagesspiegel » qui vaut la peine d'être lu.
En voici quelques extraits :
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Les entreprises sont confrontées à la difficile question de savoir quel prix on peut encore imposer aux consommateurs, à partir de quand les consommateurs n'achèteront plus un produit.
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L'industrie alimentaire est le deuxième plus gros consommateur de gaz. Les fabricants de verre arrivent en quatrième position et l'industrie de l'emballage en cinquième. Imaginez que dans un supermarché, tous les produits mis en verre ou emballés différemment, qui ont été frits, cuits ou chauffés d'une autre manière, disparaissent. Les rayons seraient alors bien vides.
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Si les chaînes d'approvisionnement s'effondrent, que les prix de l'énergie continuent d'exploser et que l'industrie agroalimentaire implose, l'Allemagne sera mal à l'aise.
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Je ne crois pas aux miracles comme solution.
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Cem Özdemir a récemment mené un combat intense pour que le bretzel souabe soit classé comme bien culturel. C'est certainement louable. Mais nous vivons actuellement le plus grand défi de l'industrie alimentaire depuis 70 ans. Il serait utile que le ministre en charge de la sécurité alimentaire s'occupe tout autant des problèmes des fabricants.
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Jusqu'à présent, nous n'avons pas été invités au ministère pour un entretien personnel.
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Les aliments ne servent pas seulement à maintenir les fonctions physiques de base. Il s'agit également de l'humeur et du plaisir. Lorsque la ministre de l'Intérieur Nancy Faeser et la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock ont accueilli des mères et des enfants ukrainiens en fuite, elles ont distribué des barres de chocolat et des oursons en gomme – et non des carottes bio.
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Certains fabricants espèrent pouvoir imposer des hausses de coûts en augmentant les prix dans une situation de crise et de pénurie plus facilement qu'il y a trois ou quatre ans. Le commerce ne voit évidemment pas les choses de la même manière.
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* Source : Lebensmittelverband: Warten auf Wunder ist kein Lösungsansatz - Bauer Willi
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