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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Épidémiologie et nutrition : les malheurs de Baudry

28 Juillet 2022 Publié dans #critique de l'information, #Alimentation, #Activisme, #Article scientifique

Épidémiologie et nutrition : les malheurs de Baudry

 

Retour sur une étude qui a fait grand bruit à l'automne 2018

 

 

(Source)

 

 

Le 28 mai 2022 – dans le cadre d'une offensive de grande envergure pour la promotion du/de la « bio » et donc contre les pesticides (oups ! de synthèse), ou pour la promotion d'une formation politique dans la perspective des législatives, ou encore les deux –, le Parisien a publié un article fort criticable derrière un péage, « Hausse des résidus de pesticides : peut-on continuer à consommer des fruits et des légumes ? ».

 

En chapô :

 

« Selon une étude basée sur l’analyse de quelque 97 000 échantillons de fruits frais, près d’un sur trois était contaminé par des traces de pesticides chimiques en 2019, contre 18 % en 2011. Une augmentation qui doit pousser le consommateur vers plus de bio et à prendre plus de précautions. »

 

C'est explicite !

 

L'étude – ou l'« étude » – est celle de PAN Europe, que le Parisien a aussi médiatisée, le 24 mai 2022, sur la base d'une dépêche de l'AFP, avec « Hausse des résidus de pesticides sur les fruits vendus dans l’UE ».

 

L'appel du pied à consommer bio faisait aussi référence à une étude d'épidémiologie nutritionnelle devenue iconique dans le monde du militantisme pro-bio :

 

« ...Non, pas tous, assure Pierre Souvet, médecin et président de l'Association santé environnement France (Asef)."Il est prouvé que consommer des légumes bios réduit de 25 % les risques de développer un cancer", rappelle le cardiologue. »

 

Du reste, le lobbying va loin :

 

« "Il faut développer un chèque alimentaire pour que les foyers les plus populaires puissent y prétendre", plaide Pierre Souvet. En attendant, il donne quelques conseils : [...] »

 

L'étude censée prouver la réduction alléguée des risques de cancer, c'est « Association of Frequency of Organic Food Consumption With Cancer Risk – Findings From the NutriNet-Santé Prospective Cohort Study » (association de la fréquence de consommation d'aliments biologiques avec le risque de cancer – résultats de l'étude de cohorte prospective NutriNet-Santé) de Julia Baudry et al.

 

Il nous paraît utile de revenir sur certains aspects de cette étude ainsi que de la communication et de l'instrumentalisation dont elle a fait l'objet. Nous l'avons évoquée à plusieurs reprises sur ce site, en particulier dans « Alimentation "bio" et – 25 % de cancers : science à objectif socio-politique ? »

 

 

Le résumé d'origine...

 

On trouvera ce résumé dans l'article précité, mais reprenons les deux derniers paragraphes :

 

« Résultats Parmi les 68.946 participants (78,0 % de femmes; âge moyen [écart-type] au départ, 44,2 [14,5] ans), 1.340 premiers cas de cancer ont été identifiés au cours du suivi, les plus fréquents étant 459 cancers du sein, 180 cancers de la prostate, 135 cancers de la peau, 99 cancers colorectaux, 47 lymphomes non hodgkiniens et 15 autres lymphomes. Les scores élevés d'alimentation biologique étaient inversement associés au risque global de cancer (ratio de risque pour le quartile 4 par rapport au quartile 1, 0,75 ; IC à 95 %, 0,63 – 0,88; P pour la tendance = 0,001 ; réduction du risque absolu, 0,6 % ; ratio de risque pour une augmentation de 5 points, 0,92 ; IC à95%, 0,88 – 0,96.

 

Conclusions et pertinence Une fréquence plus élevée de consommation de produits biologiques était associée à une réduction du risque de cancer. Bien que les résultats de l'étude doivent être confirmés, promouvoir la consommation de produits biologiques dans la population générale pourrait être une stratégie de prévention prometteuse contre le cancer. »

 

En bref, les plus gros consommateurs de bio ont/auraient un risque de cancer réduit de 25 % par rapport aux plus faibles consommateurs (ou consommatrices puisque la cohorte NutriNet-Santé est à dominante féminine et que l'effet allégué porte essentiellement sur le cancer du sein).

 

 

...rapidement « corrigé »

 

Il va de soi que cet article a suscité des réactions outrées. Il implique notamment que 25 % des cancers, au moins, sont liés d'une manière ou d'une autre à l'alimentation et plus particulièrement à l'alimentation bio vs. non bio.

 

Les auteurs ont « corrigé », de plein gré ou non, le dernier paragraphe du résumé :

 

« Conclusions et pertinence Une fréquence plus élevée de consommation d'aliments biologiques était associée à un risque réduit de cancer. Si ces résultats sont confirmés, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer les facteurs sous-jacents impliqués dans cette association. »

 

Exit, donc, la « stratégie de prévention prometteuse contre le cancer ».

 

La dernière phrase de l'article a aussi été modifiée, mais a minima. C'est devenu :

 

« S'ils sont confirmés, nos résultats semblent suggérer [appear to suggest] que promouvoir la consommation d'aliments biologiques dans la population générale pourrait être une stratégie de prévention prometteuse contre le cancer.

 

En bref, les auteurs tiennent à leur conclusion militante.

 

 

Un article « compagnon » critique

 

Sur son blog, M. Hervé This – chercheur de renom et spécialiste de la cuisine moléculaire et note à note (c'est de la chimie de haut vol), et homme courtois et pondéré – a publié un petit article au titre rageur : « La publication scientifique peut-elle être confiée à des éditeurs privés ? Non ! Et nous en avons la preuve. »

 

C'est la première phrase qui doit retenir notre attention :

 

« Une fois de plus, une revue américaine publie un mauvais article et publie simultanément un éditorial qui dit que cet article est mauvais. Drôle de pratique, non ? »

 

 

 

 

L'éditorial est en fait un commentaire sollicité, « Organic Foods for Cancer Prevention—Worth the Investment? » (produits biologiques et prévention du cancer – cela vaut-il l'investissement ?) d'Elena C. Hemler, Jorge E. Chavarro et Frank B. Hu, essentiellement de la Harvard T.H. Chan School of Public Health.

 

Entre gens de bonne compagnie, la critique est finement ciselée. Leur dernier mot est cependant clair :

 

« Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour examiner le rôle des produits biologiques dans la prévention du cancer, les recommandations actuelles devraient continuer à mettre l’accent sur les facteurs de risque modifiables étayés par des preuves solides et encourager une alimentation saine, notamment une consommation plus élevée de fruits et de légumes, qu’ils soient conventionnels ou biologiques. »

 

Faisons encore une incidente : « Si vous le pouvez, privilégiez les fruits et légumes bio » dit-on dans les recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité du Programme National Nutrition Santé. Qu'il y ait des auteurs communs à l'étude et aux recommandations ne devrait surprendre personne... Pour en savoir plus sur les manœuvres, c'est ici.

 

Et, dans le numéro du 21 juillet 2022 du Point, Mme Géraldine Woessner rapporte dans « Quels sont les vrais bénéfices du bio ? » la recommandation a été adoptée « pour ses bénéfices sociétaux » selon M. Daniel Nizri, qui a dirigé les travaux du Conseil National de l'Alimentation. On est là dans le registre de l'abus ou du détournement de pouvoir...

 

 

(Source)

 

Des critiques quasi-immédiates

 

Le JAMA Internal Medicine permet de poster des commentaires. Voici le premier, mis en ligne six jours après la publication originale, du Dr (en médecine) Jean-Francois Grenier :

 

« Un protocole (design) étrange

 

S'il vous plaît, corrigez-moi si je me trompe, mais cette étude a un protocole très étrange et faible.

 

Le profil alimentaire des participants n'a été évalué qu'une seule fois ("Deux mois après l'inscription, les volontaires ont été invités à fournir des informations sur leur fréquence de consommation de 16 produits étiquetés biologiques.").

 

De plus, alors que les auteurs déclarent avoir utilisé un questionnaire quelque peu [somewhat] validé, les Drs Hemler, Chavarro et Hu, dans leur commentaire, écrivent :

 

"La plus importante des faiblesses est le fait que le questionnaire sur les aliments biologiques n'a pas été validé ; par conséquent, il n'est pas clair ce que l'exposition prévue, la consommation d'aliments biologiques, mesurait réellement."

 

Alors, comment peut-on tirer des conclusions sur la base d'une seule évaluation faite avec un questionnaire non validé ? »

 

 

Une communication institutionnelle qui laisse à désirer

 

La communication institutionnelle a été, comme souvent, « astucieuse ». L'INRAE écrit ainsi sous un titre au point d'interrogation d'ornement, « Moins de cancer chez les consommateurs d'aliments bio ? » :

 

« Une diminution de 25% du risque de cancer a été observée chez les consommateurs "réguliers" d’aliments bio, par rapport aux personnes qui en consomment moins souvent. C’est ce que révèle une étude épidémiologique menée par une équipe de l’Inra, Inserm, Université Paris 13, CNAM, grâce à l’analyse d’un échantillon de 68 946 participants de la cohorte NutriNet-Santé. Bien que le lien de cause à effet ne puisse être établi sur la base de cette seule étude, les résultats suggèrent qu’une alimentation riche en aliments bio pourrait limiter l’incidence des cancers. Des travaux complémentaires sont toutefois nécessaires pour la mise en place des mesures de santé publique adaptées et ciblées. Cette étude est publiée dans le JAMA Internal Medicine le 22 octobre 2018.

 

Rien n'est vraiment établi et des travaux complémentaires sont nécessaires, mais... «  pour la mise en place des mesures de santé publique... »

 

Notons que le point d'interrogation se raidit en point d'exclamation chez Générations Futures. On ne se refuse rien...

 

 

Dans les médias, le Monde... mais pas que...

 

Le Monde a sans doute fait aussi fort avec sa une que l'Obs de l'infameux « Oui, les OGM sont des poisons ! ».

 

En titre, le 22 octobre 2018 (version électronique), « L’alimentation bio réduit significativement les risques de cancer » et en chapô, « La présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle pourrait expliquer la baisse de 25 % du risque chez les grands consommateurs de bio. » Le mariage astucieux de l'indicatif et du conditionnel... C'est signé Stéphane Foucart et Pascale Santi.

 

 

 

 

Dans le texte :

 

« "Pour expliquer ces résultats, l’hypothèse de la présence de résidus de pesticides synthétiques bien plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio est la plus probable", indique Emmanuelle Kesse-Guyot, chercheuse (Institut national de la recherche agronomique, INRA) dans l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, INRA, université Paris-XIII) et coauteure de ces travaux. »

 

 

Des auteurs doivent ramer à contre-courant

 

Le 26 octobre 2018, la même Emmanuelle Kesse-Guyot passe sur France Culture, dans « Alimentation bio et risques de cancer : que dit l'étude épidémiologique? »

 

C'est un autre son de cloche :

 

« Dans leur hypothèse, les chercheurs avancent la présence de pesticides dans les produits issus de l’agriculture conventionnelle. C'est une étude d’observation sur la base d’un questionnaire, ce n’est pas une étude expérimentale, on ne peut donc pas faire de relation de cause à effet. Emmanuelle Kesse-Guyot est épidémiologiste et la coauteure de ces travaux. Elle nous explique sa méthode : [...] »

 

De la bouche de la co-auteure :

 

« Mais cela été présenté par les médias comme si on avait apporté une preuve. On n’apporte pas une preuve, on apporte des premiers éléments de relation d’association, avec un travail rigoureux en prenant en compte les fameuses caractéristiques des consommateurs et des non-consommateurs. Mais on reste dans une étude d’observation donc pas de lien de cause à effet. »

 

 

Une étude britannique bien plus vaste

 

France Culture avait fait ce qu'on attend d'un média sérieux, en interrogeant aussi l'épidémiologiste Catherine Hill. Cela donne, résumé par la chaîne :

 

« Et puis, il y a eu une étude similaire en Angleterre en 2014 qui n’a pas eu beaucoup d’échos en France. 600 000 femmes ont été suivies pendant neuf ans - donc c’est une cohorte donc dix fois plus grande - ils n’ont trouvé aucune différence entre les risques de cancer chez les femmes qui avaient déclaré ne jamais consommer des produits bio et celles qui en consommaient parfois ou toujours. Catherine Hill est elle aussi épidémiologiste. Établir une preuve définitive de la responsabilité des résidus de pesticides est selon elle complexe. »

 

L'étude anglaise, c'est Bradbury et al., « Organic food consumption and the incidence of cancer in a large prospective study of women in the United Kingdom » (consommation de produits biologiques et incidence du cancer dans une grande étude prospective sur des femmes au Royaume-Uni), publié dans Nature en 2014.

 

Pour rappel, Baudry, c'est 68.946 participants (78,0 % de femmes) interrogés au départ et suivis sur sept ans et demi.

 

 

L'inflation d'études épidémiologiques tue les études épidémiologiques

 

Le professeur émérite de médecine de Stanford John Ioannidis, connu pour avoir déclaré que la plupart des études publiées étaient fausses (voir aussi le prémonitoire « 5 Questions: John Ioannidis calls for more rigorous nutrition research » (5 Questions : John Ioannidis appelle à une recherche nutritionnelle plus rigoureuse), a une opinion tranchée sur la question, qui fut relayée par l'AFP (tout arrive!) :

 

« L'étude a 3 % de chance d'avoir trouvé quelque chose d'important, et 97 % de propager des résultats absurdes et ridicules ».

 

Il en est un autre qui s'est penché sur la questions sous un autre angle : M. Philippe Stoop, directeur recherche et innovation d'ITK et membre correspondant de l'Académie d'Agriculture de France et génie des statistiques.

 

La multiplication des études épidémiologiques fondées sur une même cohorte finit par rendre criantes les incohérences. Il écrit dans « Santé et alimentation : attention aux faux-semblants statistiques Par Philippe STOOP » :

 

« Ces derniers mois, plusieurs études épidémiologiques très médiatisées déclarent avoir observé des liens statistiques forts entre le risque de cancer et la consommation d’aliments bio ou ultra-transformés. Toutefois ces résultats reposent sur des traitements statistiques complexes, dont un examen attentif montre la fragilité : prise individuellement, chacune de ces publications semble minimiser fortement l’effet des facteurs de risque de cancer bien établis. En outre, quand on les compare entre elles, on constate qu’elles se contredisent mutuellement, alors qu’elles ont été réalisées sur la même population. Bien que parus dans des revues prestigieuses, ces travaux confortent donc les inquiétudes d’épidémiologistes éminents, qui appellent à refonder les méthodes employées en épidémiologie nutritionnelle. »

 

Le propos est repris dans European Scientist sous une forme plus condensée dans « Interview de Philippe Stoop : « Alimentation et santé… les modèles statistiques font une indigestion ».

 

Comparant le sort réservé aux études Baudry et Bradbury, il y constate :

 

« Bien sûr, cela ne signifie pas que le bio protège contre le cancer en France et le favorise en Angleterre : cela montre simplement que cette méthode statistique ne fonctionne pas bien, et qu’il reste des facteurs de confusion nutritionnels ou sociologiques non identifiés. Mais cela révèle aussi à quel point la lecture de ce type d’étude est partiale :

 

  • les résultats sont médiatisés s’ils sont conformes aux opinions répandues, selon lesquels les résidus de pesticides ou les additifs alimentaires auraient des effets néfastes sur la santé…

     

  • Mais ils sont complètement occultés, quand la même méthode donne des résultats contraires, comme c’est le cas dans l’étude anglaise ! »

 

 

L'Académie Nationale de Médecine a appelé à la prudence... avec prudence

 

Le 4 avril 2019, après avoir pris son temps, l'Académie Nationale de Médecine a publié un communiqué de presse, « Communiqué de presse : Rôle de l’alimentation "bio" sur le cancer, l’Académie nationale de médecine alerte sur l’interprétation trop rapide des résultats épidémiologiques ». En conclusion, une prudente invitation à la prudence :

 

« Ainsi même si cette étude met en évidence un "signal" entre alimentation "bio" et la moindre survenue d’un cancer, l’Académie nationale de médecine considère qu’à ce jour, au vu de cette seule étude, le lien de causalité entre alimentation "bio" et cancer ne peut être affirmé et invite à la prudence dans l’interprétation trop rapide de ces résultats. »

 

 

Trois ans après...

 

Quelque trois après cette mise en garde – et les nombreuses critiques de la pertinence de l'étude Baudry – il se trouve donc une journaliste pour gober et diffuser, sans vérification, une affirmation aussi péremptoire d'un médecin, à l'évidence militant, qu'elle est très largement contestée.

 

Et cela vient avec un conseil nutritionnel en chapô : « Une augmentation qui doit pousser le consommateur vers plus de bio et à prendre plus de précautions. »

 

Il y a là un problème de déontologie, et journalistique, et médicale.

 

C'est d'autant plus problématique que le journal est conscient – comment pourrait-il en être autrement, à moins d'être aveuglé – que le bio n'est pas accessible à toutes les bourse et que l'article a pour effet potentiel de dissuader certains consommateurs de manger desfruits et légumes.

 

 

Post scriptum

 

On pourra lire avec intérêt les articles du Point du 21 juillet 2022, dont l'excellent « Quels sont les vrais bénéfices du bio ? » de Mme Géraldine Woessner (derrière un péage sur Internet).

 

Le numéro comporte aussi un magistral article sur Greenpeace, de la même plume

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H
Les résultats sont d'autant plus biaisés que ses études sont basées sur du déclaratif. Beaucoup de gens s'imaginent que le maraicher ou l'arboriculteur du coin sont bio parce qu'ils sont locaux et font de la vente directe. La plupart des gens ignorent les logos bio et n'ont aucune idée des cahiers des charges et des certifications. <br /> L'illusion est d'autant facile à entretenir quand ces gens revendent au milieu de leurs fruits et légumes locaux mais non bio, des produits véritablement labellisés bio mais dont ils ne sont pas producteurs.
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U
Je l'ai déjà dit.<br /> Cette cohorte a été constituée par volontariat, et pas au hasard. Elle est donc forcément biaisée et cela se voit bien au fait que 80% des participants sont des femmes.<br /> Si vous êtes prêts à croire que la France compte 80% de femmes, vous pouvez croire ces résultats.<br /> Sinon ...<br /> Poubelle !<br /> Ce serait vraiment bien que l'Inserm arrête de gaspiller de l'argent sur ces inepties.
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