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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Le monde a besoin de la récolte de céréales allemande – de toute urgence

19 Juin 2022 Publié dans #Alimentation, #Ukraine

Le monde a besoin de la récolte de céréales allemande – de toute urgence

 

Olaf Zinke, AGRARHEUTE*

 

 

© stock.adobe.com/Nitr

Actuellement, le DRV prévoit une récolte de céréales de 43,2 millions de tonnes. Il s'agirait d'une révision à la hausse de 300.000 tonnes par rapport aux prévisions précédentes.

 

 

La récolte allemande de céréales sera supérieure d'environ 1 million de tonnes à celle de l'année dernière, selon le Deutscher Raiffeisenverband. Cela pourrait atténuer les problèmes d'approvisionnement mondiaux.

 

 

© Olaf Zinke

Actuellement, le DRV prévoit une récolte de céréales de 43,2 millions de tonnes. C'est environ 1 million de tonnes de plus que l'année dernière.

 

Selon les estimations du Deutscher Raiffeisenverband (DRV), le risque de pénurie mondiale de céréales va continuer à augmenter. La raison en est que la récolte en Ukraine sera nettement plus faible en raison de la guerre et que les céréales n'arriveront pas de manière fiable sur le marché mondial. Malgré tous les efforts, il y aura des lacunes dans l'approvisionnement mondial. « D'après les prévisions de récolte actuelles, celles-ci ne peuvent être comblées que par l'Union Européenne », souligne M. Guido Seedler, expert du marché des céréales du DRV.

 

C'est pourquoi les céréales allemandes seront très demandées sur le marché de l'exportation. « Selon nos estimations, l'industrie céréalière allemande pourra mettre davantage de blé panifiable à disposition du marché mondial l'année prochaine », a déclaré M. Seedler. Actuellement, le DRV prévoit une récolte de céréales de 43,2 millions de tonnes et une récolte de colza de 3,8 millions de tonnes. Il s'agirait d'une révision à la hausse par rapport aux prévisions précédentes de 300.000 tonnes pour les céréales et d'une révision à la baisse de 35.000 tonnes pour le colza.

 

La récolte de blé est prévue à 22,6 millions de tonnes, soit environ six pour cent de plus que l'année dernière, et 264.000 tonnes de plus que les prévisions de mai. Toutefois, la récolte de céréales diminuera les années prochaines en raison de la mise en jachère prévue par la politique agricole commune, explique M. Seedler. L'expert en céréales du DRV demande donc un changement d'approche : « Tant que nous sommes davantage responsables du marché mondial, la mise en jachère doit être suspendue. »

 

 

La récolte débute dans dix à quinze jours

 

© Olaf Zinke

La récolte de blé est prévue à 22,6 millions de tonnes, soit environ six pour cent de plus que l'année dernière et 264.000 tonnes de plus que les prévisions de mai.

 

Le commerce coopératif des céréales prévoit le début de la récolte de cette année, dans les régions de battage précoce pour l'orge d'hiver, dans dix à quinze jours. Pour cette culture, l'association calcule une récolte de 8,6 millions de tonnes. « C'est moins que l'année dernière et cela est dû à une légère baisse de la surface cultivée », souligne M. Seedler.

 

Le DRV observe également avec inquiétude la logistique nationale. M. Seedler craint que le manque de camions et de chauffeurs en Allemagne n'entraîne des retards dans le transport des récoltes vers les entreprises de transformation et les ports d'exportation. La levée de l'interdiction de circuler le dimanche et l'introduction d'un poids maximal de 44 tonnes pour les camions apporteraient des facilités.

 

Mais les problèmes logistiques allemands pourraient encore aggraver la crise mondiale de l'approvisionnement. « En raison du blocus des ports de la mer Noire, les marchandises ukrainiennes n'atteignent plus le marché mondial que par voie fluviale, ferroviaire et routière depuis fin février. Jusqu'à présent, un maximum d'un million et demi de tonnes par mois pouvait être exporté par ces voies. Jusqu'au début de la guerre, l'Ukraine exportait environ six millions de tonnes par mois par bateau », explique M. Seedler. Il rappelle : « Jusqu'à l'invasion russe, l'Ukraine était l'un des principaux exportateurs de blé, de maïs et d'huile de tournesol. »

 

Pour un approvisionnement mondial sûr en céréales, il faut renforcer les possibilités et les routes d'exportation alternatives. M. Seedler déclare à ce sujet : « Pour cela, les formalités douanières et les contrôles à la frontière polono-ukrainienne doivent être réduits. » Le DRV estime que les garanties de la Russie quant à la sécurité des routes de transport à travers la mer Noire ne sont pas crédibles. Par ailleurs, la logistique doit également être adaptée au sein de l'Europe afin que les marchandises puissent être acheminées vers les transformateurs et les ports maritimes.

 

« Il est urgent de mobiliser toutes les réserves dans ce domaine. Les marchés peu approvisionnés dépendent d'une logistique puissante pour que les quantités arrivent là où elles sont nécessaires », explique M. Seedler.

 

____________

 

* Olaf Zinke travaille pour agrarheute en tant que rédacteur cross-média pour les opérations et les marchés. Il analyse les marchés agricoles et des produits de base nationaux et internationaux depuis trois décennies et a travaillé à ce titre pour diverses institutions.

 

Source : Die Welt braucht die deutsche Getreideernte - dringend | agrarheute.com

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U
Pour le bien être de quelques papillons, on peut bien sacrifier quelques millions de Somaliens ...
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