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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Comment les cultures biologiques peuvent s'effondrer – et pourtant ne jamais échouer

14 Juin 2022 Publié dans #Agriculture biologique

Comment les cultures biologiques peuvent s'effondrer – et pourtant ne jamais échouer

 

Mary Mangan (Mem Somerville)*

 

 

 

 

Malgré les échecs massifs et les fraudes à grande échelle, les gens continuent de penser qu'un miracle de rendements plus faibles sauvera la planète.

 

 

De nombreux titres ont récemment décrit un scénario effrayant : pendant une pandémie, la sécurité alimentaire du Sri Lanka a été mise en péril, apparemment par un plan néo-Lyssenkiste visant à faire passer le pays à la production biologique.

 

 

Article du NYTimes du 7 décembre 2021 sur le passage à l'agriculture biologique

 

 

Les Sri Lankais ont assisté à « une forte baisse des rendements des cultures et à la montée en flèche des prix » qui ont fait de la disponibilité et de l'accessibilité des aliments une crise grave. De nombreuses pressions s'exerçaient sur le pays, mais il semblerait qu'ils puissent remercier Vandana Shiva de les avoir poussés du haut de la falaise en matière de production alimentaire.

 

 

 

 

Mais ce n'est pas la première fois que le bio échoue. Même avant la pandémie, la production biologique échouait ici même, chez nous [aux États-Unis d'Amérique]. Un journal américain du Colorado titrait en 2016 : « 80 percent failure rate dogs county’s $1 million organic farm program » (80 % d'échecs pour le programme de fermes biologiques d'un million de dollars du comté). Avec les ressources, le soutien et l'assistance du monde développé à tous les niveaux, aucune pandémie, ni même un programme de subventions n'a pu sauver l'agriculture biologique ici.

 

« Le même sort a été réservé à ces agriculteurs défaillants dans tout le comté dans le cadre d'un programme agricole censé encourager et soutenir l'agriculture biologique en fournissant près d'un million de dollars en dépenses d'investissement, des réductions temporaires des loyers, une aide à la certification biologique, la gestion des mauvaises herbes et des cours de formation des agriculteurs.

 

Malgré ces mesures d'envergure, 19 des 24 exploitations biologiques ont cessé leurs activités au cours des cinq dernières années, décimées par les mauvaises herbes, les intempéries et la quantité de travail nécessaire pour maintenir une ferme en activité. »

 

Parfois, des documentaires ou des articles réjouissants sont produits sur des exploitations qui réussissent. Celles-ci s'appuient généralement sur des « stagiaires » ou des travailleurs intérimaires soutenus par la communauté qui sont, disons, des employés de terrain au-dessous du taux du marché. Tout en vendant des produits de niche ou des saucisses à des prix très élevés.

 

 

 

 

Hein ! Y a-t-il un mot autre que « bénévoles » pour désigner les personnes non rémunérées qui travaillent dans des fermes qui vendent de la marmelade à 21 $ ? Cela semble être... un euphémisme et incomplet.

 

 

Mais peut-être pourrions-nous chercher à entendre des personnes qui ont une expérience agricole pour obtenir des données et des notes. Pour quelques données, voir ce travail de Kniss et al., qui est en accord avec d'autres articles montrant la même chose :

 

« Comme dans des travaux précédents, les rendements des cultures biologiques dans notre analyse étaient inférieurs aux rendements des cultures conventionnelles pour la plupart des espèces. Pour l'ensemble des espèces et des États, le rendement des cultures biologiques représentait en moyenne 67 %* du rendement des cultures conventionnelles. [*Chiffre corrigé]

 

 

(Source – on y trouvera d'autres graphiques)

 

 

Cette analyse s'est appuyée sur les données des statistiques de production de l'USDA, ce qui signifie qu'il s'agit probablement de situations d'exploitations agricoles américaines bien dotées en ressources qui ne reflètent pas ce qui pourrait se passer ailleurs. Voyons donc ce qui se passe ailleurs...

 

[Modifié pour ajouter les données de l'Allemagne] Les données de l'Allemagne, où nous comparons des cultures qui ne seraient pas des OGM, donnent des résultats similaires (ou pires) :

 

« Les agriculteurs biologiques allemands ont récolté environ 48 % de la récolte de leurs collègues conventionnels en moyenne entre 2012 et 2019. »

 

À Grist, nous avons entendu un chercheur ayant des décennies d'expérience en Afrique, y compris une expérience pratique avec les fermes africaines.

 

 

« Même ce défenseur de l'agriculture biologique pense que les agriculteurs africains ont besoin d'herbicides. »

 

 

« Bien sûr, il y a une autre possibilité : il se pourrait que les méthodes biologiques ne fonctionnent tout simplement pas pour les agriculteurs pauvres. »

 

Don Lotter a écrit un article fascinant sur ses expériences, et sur sa rupture avec ses croyances précédentes selon lesquelles l'agriculture biologique résoudrait tous les problèmes. Oh, voyez aussi comment les choses se sont passées avec ces volontaires :

 

« Il y a une pointe de frustration dans l'article de Lotter lorsqu'il évoque l'accent mis sur des techniques qui ne fonctionnent pas pour les agriculteurs en Afrique, surtout lorsqu'elles sont justifiées par une pseudo-science. Pendant un certain temps, il a géré une ferme biologique dans une région du nord de la Tanzanie qui attirait beaucoup de volontaires étrangers. Le maïs de la région souffrait d'une carence en azote parce que les agriculteurs refusaient les engrais de synthèse.

 

Ces agriculteurs s'étaient entendu dire par des volontaires étrangers, presque tous sans formation en agriculture, que les engrais "empoisonnaient" le sol – en dépit du fait qu'il est très probable que 99 % des calories que ces volontaires amplement nourris avaient consommées dans leur vie provenaient de cultures amplement nourries d'engrais de synthèse, cultivées dans des champs qui, à ce jour, sont toujours très productifs. »

 

Oh ! Apportez de la pommade pour cette brûlure.

 

Mais revenons un instant aux rendements des cultures biologiques : j'ai toujours voulu savoir comment les données de l'USDA avaient été obtenues. L'année examinée dans l'article était 2014. Mais nous savons aussi que l'Amérique a subi une fraude massive à cette époque.

 

« Les preuves présentées lors de la condamnation de Constant ont montré que, pour 2016, ses ventes équivalaient à environ 7 % de tout le maïs biologique comparable cultivé et 8 % de tout le soja biologique cultivé aux États-Unis. Dans l'ensemble, de 2010 à 2017, Constant a vendu plus de 11.500.000 boisseaux de céréales, dont plus de 90 % étaient faussement commercialisés comme étant biologiques. Cette quantité de céréales remplirait environ 3.600 wagons ou 14.375 semi-remorques.

 

Je ne sais pas si les produits frauduleusement qualifiés de biologiques sont inclus dans les chiffres de l'USDA. La prise en compte de données sur des productions massives qui n'ont pas eu lieu en réalité pourrait rendre les chiffres réeks encore plus mauvais. Mais c'est une histoire fascinante que vous devriez découvrir en détail, si vous voulez savoir si l'argent supplémentaire que vous avez dépensé pour des aliments biologiques est allé à des prostituées à Las Vegas : «The Great Organic-Food Fraud » (la grande fraude sur l'alimentation biologique).

 

 

 

 

J'ai relevé un certain nombre d'autres cas de fraude sur l'agriculture biologique qui me font m'interroger sur les données de production. Pendant des années, un engrais commercialisé comme « biologique » ne l'était pas. « California schemin’: How a fake organic fertilizer bamboozled farmers and watchdogs alike » (les magouilles californiennes : comment un faux engrais biologique a dupé les agriculteurs et les contrôleurs). Comment cela a-t-il affecté les chiffres officiels de rendement ? Encore récemment, un autre cas de fraude aux intrants est passé sous le radar pendant la pandémie : le « Weed Slayer » était présenté comme un herbicide biologique qui fonctionnait réellement ! C'est parce qu'il contenait de vrais herbicides, en fait !

 

« Cela semblait trop beau pour être vrai, et il semble que cela ait été le cas – un nouveau traitement biologique contre les mauvaises herbes commercialisé pour fonctionner presque aussi bien que les herbicides chimiques de synthèse interdits en agriculture biologique. »

 

De nombreux agriculteurs certifiés biologiques de tout le pays ont acheté le produit co-packagé appelé Agro Gold Weed Slayer (WS) et ont commencé à l'appliquer dans leurs champs. C'est ce qu'ont fait certains viticulteurs biologiques de la Napa Valley, qui ont utilisé le produit pour éliminer les mauvaises herbes de leurs vignobles.

 

Encore une fois, comment se présentent les données de rendement de l'USDA ? Et pensons aussi brièvement à ces détections de glyphosate dans les vins biologiques que l'on attribuait aux agriculteurs conventionnels voisins...

 

Et vous êtes tous au courant de l'énorme fraude à l'importation de produits biologiques, n'est-ce pas ? Les étiquettes indiquaient « biologique ». Mais ces importations massives de maïs et de soja ne l'étaient pas.

 

Mais du champ au supermarché, il y a de la fraude tout au long de la chaîne. Un cas au Royaume-Uni, connu sous le nom de Swaddles Scandal, était remarquable. Ils avaient juste déballé et ré-emballé de la nourriture pour la vendre comme « biologique ». PENDANT CINQ ANS. Et personne ne l'a su. Pourquoi ça n'échoue pas après tout, toutes ces fraudes ? Indice : les profits de ceux qui sont bien nourris, et le marketing pour Big Organic, le biobusiness. Voici Ronnie Cummins, de l'Organic Consumers' Association.

 

« La question brûlante pour nous tous est donc de savoir comment – et à quelle vitesse – nous pouvons faire passer les produits sains et biologiques d'un marché de niche de 4,2 % à la force dominante de l'alimentation et de l'agriculture américaines.

 

La première étape consiste à modifier nos lois sur l'étiquetage. »

 

(Incidemment : Cummins est un anti-vax qui a écrit un livre sur la Covid avec Joe Mercola qui est 100 % farfelu et qu'Elizabeth Warren a qualifié de dangereux non-sens. C'est la même absurdité dangereuse qu'il a utilisée sur les OGM pendant des années. Tant de pseudo-science dans ce domaine, je me demande pourquoi...)

 

Récemment, certains professeurs bien nourris ont essayé de faire pression sur les agriculteurs du monde en développement pour qu'ils adoptent des méthodes d'agro-écologie biologique qui ont échoué et pour qu'ils rejettent la biotechnologie. (Ils ne veulent pas parler de la science, parce que la science n'est pas de leur côté. Ils ne veulent pas non plus parler de la fraude, pour des raisons évidentes). Ils veulent blâmer les OGM, alors qu'aucune des choses qu'ils prétendent être des problèmes n'est propre aux OGM. Vous devriez vous demander pourquoi ils utilisent les OGM comme un proxy.

 

Pensent-ils vraiment que les scientifiques cubains ne devraient pas être autorisés à produire et à utiliser le tilapia GM et le maïs Bt qu'ils ont depuis des années ? Voudraient-ils vraiment leur refuser cette technologie ? C'est une forme assez effrayante de néocolonialisme. Et s'ils pensent qu'ils vont arrêter le capitalisme en empêchant les communistes de se tourner vers les cultures GM, ils feraient mieux d'essayer d'améliorer leurs données. Il y a beaucoup de gens à nourrir en Chine, et ils comprennent les données.

 

Ils ne vous ont peut-être pas parlé de la demande de niébé GM qui réduit le besoin de pesticides au Nigeria. Ou vous n'avez pas entendu parler de la sauvegarde d'un aliment culturel important au Brésil contre un virus : Le haricot GM profite aux consommateurs et aux petits exploitants agricoles du Brésil. Cela ne correspond pas au discours professoral sur les OGM. Vous devriez vous demander pourquoi vous n'avez pas entendu parler de ces projets publics et de ces aliments culturels importants.

 

Mais en gros : qui décide ? Un professeur d'université ou des agriculteurs qui travaillent en Éthiopie ? Je préfère faire confiance aux agriculteurs éthiopiens pour savoir ce dont ils ont besoin pour leurs exploitations, leurs familles et leurs communautés.

 

« Pour Dadi Buta et Birtukan, c'est très simple : l'augmentation des rendements est la voie de la prospérité. Ils veulent simplement les outils et l'éducation qui leur permettront de produire davantage de nourriture. »

 

Je veux entendre Daisy à Buikwe et non le professeur à Berkeley :

 

« Les petits agriculteurs africains tels que Daisy Namusoke ont besoin de plus d'options, pas de moins. Lorsque j'ai rencontré Daisy sur sa ferme à l'été 2018, je lui ai demandé si elle préférait une solution traditionnelle similaire à sa concoction de Tithonia et de cendres ou quelque chose de plus moderne. Elle a répondu avec emphase : "Cela ne me dérange pas qu'il s'agisse d'une solution traditionnelle ou moderne, pourvu que cela me procure beaucoup de bananes." »

 

Extrait de « After Agroecology » de Nassib Mugwanya [traduit ici, sur ce site]. Nassib poursuit et met le doigt sur l'enjeu ultime ici (c'est moi qui souligne) :

 

« Le plaidoyer en cours en faveur d'une révolution agro-écologique en Afrique montre clairement que le modèle place les agriculteurs au centre du système alimentaire, mais reste étrangement muet sur la manière dont il peut les sortir de la pauvreté. Il proclame haut et fort que l’agro-écologie démocratise le processus décisionnel, mais préconise explicitement de limiter les choix et les pratiques que pourraient utiliser les petits agriculteurs, décourageant les engrais et pesticides de synthèse, la mécanisation et la biotechnologie. Il se drape dans l'anticolonialisme alors même que les ONG qui font la promotion de l'agro-écologie sont principalement financées par des donateurs des pays développés occidentaux.

 

Les pratiques agro-écologiques peuvent bien sûr être utiles dans certains contextes. C’est pourquoi les agriculteurs africains les utilisent encore. Et si les agriculteurs peuvent apporter des modifications à faible coût pour améliorer leurs rendements, ce qui est réalisable compte tenu de la main-d'œuvre disponible, je les soutiens avec enthousiasme. Mais elles doivent être considérées comme un ensemble d’outils et non comme une paire de menottes. »

 

Comment se fait-il que ce soient les professeurs « qu'ils mangent du chou kale » qui essaient de restreindre les choix ? Pourquoi ne sont-ils pas honnêtes sur la façon dont leurs idées fonctionnent dans le monde réel ? Si votre idée de la justice se résume à des menottes, à la restriction du choix et à l'encouragement d'idées à faible rendement pour les agriculteurs, vous devriez peut-être sortir davantage de votre bureau. Ou au moins essayer de comprendre les connaissances de Nassib : « After Agroecology |Why Traditional Agricultural Practices Can't Transform African Agriculture » – « Pourquoi les pratiques agricoles traditionnelles (l'"agro-écologie") ne peuvent pas transformer l’agriculture africaine ».

 

 

Références :

 

Lotter, D. Facing food insecurity in Africa: Why, after 30 years of work in organic agriculture, I am promoting the use of synthetic fertilizers and herbicides in small-scale staple crop production. Agric Hum Values 32, 111–118 (2015). https://doi.org/10.1007/s10460-014-9547-x

 

Kniss AR, Savage SD, Jabbour R (2016) Commercial Crop Yields Reveal Strengths and Weaknesses for Organic Agriculture in the United States. PLOS ONE 11(11): e0165851. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0165851

 

US Justice Department: Field of Schemes Fraud Results in Over a Decade in Federal Prison for Leader of Largest Organic Fraud Case in U.S. History.

Randy Constant and Three Others Sentenced to Federal Prison for Their Roles in Fraud Involving More Than $120,000,000 in Grain Falsely Marketed as Organic https://www.justice.gov/usao-ndia/pr/field-schemes-fraud-results-over-decade-federal-prison-leader-largest-organic-fraud

 

______________

 

Mary Mangan PhD est une scientifique spécialisée en génomique, avec des références en microbiologie, immunologie, biologie cellulaire végétale et biologie moléculaire.

 

Suivez-la @mem_somerville

 

Source : How #organic crops can crash — and still never fail | by mem_somerville | Medium

 

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Y
"comment expliquer la présence d'agriculteurs bio à des stages de certification phytosanitaire destinés à autoriser l'achat de produits phytosanitaires conventionnels"<br /> <br /> NON pas que conventionnels!!!<br /> <br /> Attention , oui les agriculteurs bio en Europe doivent participer à des formations (Certiphyto en France) pour pouvoir acheter des produits phytopharmaceutiques professionnel , mais pas pour des phytos conventionnels mais bien pour les produits phytopharmaceutiques homologués en bio . Les pesticides bio doivent comme les conventionnels être utilisés comme les autres avec de nombreuse règles de sécurités puisque surtout pas à zéro risque .<br /> <br /> Pour résumer les agris bio ne passent pas de certification pour frauder avec des produit de l'agri conventionnel, mais pour avoir accès aux produits professionnels de l'agriculture biologique ce qui est normal !
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H
Subventions juteuses notamment dans le domaine céréalier, glissement voir cession d'hectolitres "sous le chai" de non bio à bio dans le vignoble, utilisation de main d'oeuvre agricole gratuite dans le maraichage et l'arboriculture via le whoofing et les stages, revenus réels des maraichers bio dégagés par les stages de jardinage ou les conférences par les meilleurs petits malins des maraichers bio dont certains réussissent même à se faire payer par des chambres d'agriculture pour enseigner leur échec travesti en réussite.<br /> Sujet peu évoqué également, il est complexe car la législation de certification varie selon les pays occidentaux, mais pour résumer, comment expliquer la présence d'agriculteurs bio à des stages de certification phytosanitaire destinés à autoriser l'achat de produits phytosanitaires conventionnels puisqu'ils ne sont pas censés en utiliser ? Réponse de leur part : "Parfois on a pas le choix..." Ok, et après en cas d'analyses révélant des traces d'un produit phyto non bio, on vient incriminer une contamination par la culture voisine ?
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D
Un ami viticulteur me faisait remarquer malicieusement que TOUS les viticulteurs bio de la région possèdent une carte de négociant.<br /> Ainsi, même en année de production catastrophique, les ventes de vins bio restent imperturbablement au moins identiques<br /> Étonnant non?<br /> <br /> Sinon, le mur de la réalité existe bien: le lait bio se paie désormais au niveau du conventionnel, ainsi que les œufs.
M
Tout ce qui tourne autour de la développitude durab' est affligé des mêmes tares : mensonges, propagande, manipulations et échecs répétés.<br /> Mais ces désastres n'ont aucune importance pour les croyants conscientisés écolos-marxistes car comme disent les Shadoks : "plus ça rate et plus on a de sens que ça marche".