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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Dans l'Opinion : « Thierry Blandinières (In Vivo): "Il est temps de réagir et de réenvisager l’agriculture européenne, avec son plein potentiel" »

11 Mai 2022 Publié dans #critique de l'information, #Ukraine

Dans l'Opinion : « Thierry Blandinières (In Vivo): "Il est temps de réagir et de réenvisager l’agriculture européenne, avec son plein potentiel»

 

Glané sur la toile 936

 

 

(Source)

 

 

Ce « Thierry Blandinières (In Vivo): "Il est temps de réagir et de réenvisager l’agriculture européenne, avec son plein potentiel" » est un entretien évidemment signé Emmanuelle Ducros, puisqu'elle est en charge du dossier agriculture – pour notre plus grand bonheur.

 

En chapô, une citation :

 

« La nécessité de la transition environnementale de l’agriculture est toujours là... Mais, peut-être qu’avec la guerre en Ukraine, le consommateur est un peu mieux armé pour comprendre la complexité de ces questions. »

 

Qui est M. Thierry Blandinières ?

 

« Avec un chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’euros en 2021, la coopérative InVivo est un des trois plus importants groupes agricoles français. Il rassemble près de 200 coopératives réparties sur tout le territoire. Le récent rachat du groupe céréalier Soufflet va porter le chiffre d’affaires à plus de 10 milliards d’euros. Thierry Blandinières en est le directeur général. »

 

L'interview balaie un éventail de sujets.

 

M. Thierry Blandinières plaide, sans surprise, la nécessité de recommencer à produire en Europe et de reconsidérer la stratégie agricole européenne Farm to Fork « en ayant bien conscience que des présupposés environnementaux existent et qu’on ne reviendra évidemment pas aux méthodes de production des années soixante ».

 

Et d'ajouter :

 

« Est-il bien raisonnable de vouloir développer au forceps une part de 25% de la production en bio, avec ce que cela implique de baisses de volumes – la moitié en céréales – et des hausses de prix très importantes ? Il existe des solutions bien plus compétitives qui peuvent, tout autant, préserver les sols, la planète et le climat. […] Il faut avoir conscience qu’en l'état actuel des connaissances, le 100% naturel pour la protection des cultures n’existe pas. »

 

Les questions économiques sont aussi abordées du point de vue du producteur, du consommateur et de l'économie générale. Retenons ceci, qui peut surprendre :

 

« En France, l’inflation alimentaire atteint 6% depuis le début de l’année. Comment peut-elle évoluer de votre point de vue de dirigeant coopératif – les produits issus de la coopération agricole représentant un tiers de l’offre en France, en marques nationales et en marques de distributeurs ?

 

L’inflation en France atteint la moitié seulement du niveau des autres pays européens, où elle est d’environ 12%. La grande distribution a joué son rôle d’amortisseur, en ralentissant la répercussion de l’inflation des produits de base, des emballages, de l'énergie, aux consommateurs. Mais cela ne va pas pouvoir durer très longtemps. Les coûts à la production ont augmenté de 12 % à 20%. Les marges de la chaîne alimentaire se sont considérablement réduites. Nous avons une montagne d’inflation devant nous. J’estime que, sur les produits alimentaires, elle atteindra 15% en septembre. »

 

Pour le reste, il faut aller sur site.

 

 

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