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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Les animaux d'élevage sont-ils en péril ? » de Mme Frédérique Boursicot dans Ça m'intéresse

20 Avril 2022 Publié dans #élevage

« Les animaux d'élevage sont-ils en péril ? » de Mme Frédérique Boursicot dans Ça m'intéresse

 

Glané sur la toile 930

 

 

Galloway ceinturée (Source)

 

Mme Frédérique Boursicot a produit un superbe article dans Ça m'intéresse « Les animaux d'élevage sont-ils en péril ? »

 

Le titre prête cependant à confusion : il ne s'agit pas du péril végétarien ou antispéciste, qui menace les animaux eux-mêmes, mais du péril pour les races et la diversité génétique.

 

On fera aussi un reproche sur un mot dans le chapô :

 

« Bien que très nombreux, ils sont menacés par les conséquences de l’élevage industriel. Heureusement, professionnels et scientifiques veillent au grain. »

 

Car le problème se pose aussi pour les élevages que nous qualifierons ici de traditionnels.

 

La mise en route :

 

« Adieu veaux, vaches, cochons… Alors que la perte de la biodiversité de la faune sauvage fait régulièrement la une de l’actualité, une autre extinction dont on ne parle jamais avance masquée : celle des animaux d’élevage. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que plus de 1 000 races domestiques ont disparu en un siècle et que 17 % des races d’élevage sont menacées de disparition. En cause ? Les méthodes industrielles des élevages, devenus en quelques décennies des lieux de production où se côtoient des centaines, voire des dizaines de milliers de bêtes, de même taille, de même couleur et de même poids. Une uniformisation qui va de pair avec un incroyable appauvrissement de leur patrimoine génétique. Cet effondrement – qui concerne aussi bien les bovins, les ovins que les volailles – risque, à terme, d’avoir des conséquences néfastes pour les espèces comme pour l’alimentation humaine. »

 

À partir de là, l'exposé s'articule selon les intertitres suivants :

 

1 / Comment en est-on arrivé là ?

2 / Des races sont devenues hégémoniques

3 / Les dangers de la perte de diversité génétique

4 / Les progrès de la génomique

5 / Le salut viendra-t-il des races locales ?

Quand une race est-elle menacée ?

 

Le saviez-vous ?

 

« Pour y parvenir, la Cryobanque nationale des ressources génétiques a été créée en 1999. On y conserve dans l’azote liquide, à -195 °C, plus de 400 000 échantillons de semences et d’embryons, de l’âne aux coquilles Saint-Jacques, issus d’animaux communs, exceptionnels (une couleur originale par exemple) ou dotés de traits en train de disparaître. Ainsi, certaines lignées, comme celle du mouton berrichon de l’Indre, n’existent plus qu’à la cryobanque. "Ces échantillons permettront à l’avenir de recréer des lignées, de créer de nouvelles variétés ou de réinjecter de la variabilité génétique dans des races", souligne Coralie Danchin-Burge, de l’Institut de l’élevage. »

 

Le saviez-vous ?

 

« Depuis les années 2010, les avancées révolutionnaires en matière de connaissance du génome permettent d’analyser certaines zones de l’ADN d’un animal pour déterminer, dès son plus jeune âge, s’il dispose des caractères recherchés. "Avant, nous devions attendre au moins trois années de lactation de ses filles pour avoir un retour sur les qualités d’un taureau, nous avons donc gagné cinq ans", se félicite Laurent Schibler, responsable Développement et innovation chez Allice, une union de coopératives d’élevage, en charge de produire taureaux et semences. Il fallait aussi 40 000 inséminations pour rentabiliser l’élevage d’un taureau reproducteur. "La sélection génomique a divisé les coûts par dix, on peut donc proposer une gamme plus diversifiée de reproducteurs", expose Étienne Verrier. »

 

L'article donne aussi la parole à M. Guy Kastler...

 

« L’intérêt de la sélection génomique ne fait cependant pas l’unanimité chez les éleveurs : "Ce n’est pas un simple gène qui crée la résistance. L’organisme est un tout cohérent, pointe Guy Kastler. Tant que l’on voudra produire de telles quantités, on aura des maladies."

 

Pour la cohérence dans l'incohérence et le refus de la modernité...

 

 

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