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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

De M. Gil Rivière-Wekstein dans Atlantico : « Le localisme pour la production alimentaire ? Une imposture environnementale »

25 Avril 2022 Publié dans #Divers

De M. Gil Rivière-Wekstein dans Atlantico : « Le localisme pour la production alimentaire ? Une imposture environnementale »

 

Glané sur la toile 933

 

 

 

 

Atlantico a interrogé M. Gil Rivière-Wekstein, rédacteur de la lettre Agriculture et Environnement et auteur de Panique dans l'assiette - Ils se nourrissent de nos peurs (éditions Le Publieur), sur un sujet qui a été évoqué lors de cette campagne électorale – à défaut d'une attention à des sujets bien plus pressants et préoccupants. La réponse, en bref : « Le localisme pour la production alimentaire ? Une imposture environnementale ».

 

Si elle n'était qu'environnementale...

 

En chapô :

 

« De plus en plus de consommateurs se tournent vers l'alimentation locale, les circuits courts et s'intéressent à l'origine des produits alimentaires qu'ils achètent. Le transport des aliments ne joue pourtant qu’un faible rôle dans l’empreinte carbone de notre production alimentaire, selon des données de Our World in Data»

 

Les questions posées :

 

  • Selon des données de Our World in Data, le transport des aliments est négligeable dans leur bilan carbone. Comment expliquer cette constatation au moment où le localisme est plébiscité, notamment par certains candidats à l’élection présidentielle ?

 

  • Si le transport n’est responsable que d’une petite partie des émissions de carbone, quels facteurs de notre production alimentaire génèrent des gaz à effet de serre ? Certains types de produits en génèrent-ils plus que d’autres ?

 

  • Plus d’efforts pourraient-ils être faits sur le changement d'affectation des terres et sur l’agriculture pour un meilleur bilan carbone ?

 

  • Comment conjuguer une écologie rationnelle avec une efficacité plus concrète pour le localisme ? Comment expliquer l'excellente réputation du" localisme" et des circuits courts, auxquels on prête souvent le rôle de bienfaiteurs pour l’environnement ?

 

  • Quelles seraient les solutions alternatives viables pour limiter l’impact carbone sur la production agricole ? La piste d’une taxe carbone universelle peut-elle être envisagée ? Quels éléments faudrait-il prendre en compte pour développer une politique agricole plus respectueuse de l’environnement ?

 

Pour les réponses, il faudra aller sur site.

 

Citons tout de même (c'est nous qui graissons) :

 

« L’affectation des terres ne se fait pas par rapport au bilan carbone, mais en fonction de la demande du marché. On le voit parfaitement avec la crise ukrainienne, et les tensions mondiales sur la production du colza et du tournesol, puisqu'on assiste déjà aux États-Unis, au Canada ou en Europe, à une incitation à semer du colza et du tournesol plutôt qu’autre chose. Je vous rappelle que la vocation première de notre agriculture reste de nourrir notre population, et au-delà, de participer à la stabilité politique des pays qui ne peuvent produire suffisamment pour nourrir leur propre population. Sa finalité n’est pas de résoudre les problèmes climatiques. Et, comme le montre le conflit actuel, ce serait une erreur stratégique de penser qu’il y aurait aujourd’hui d’autres impératifs que la production comme objectifs pour le monde agricole. Il faut bien entendu prendre en compte les questions environnementales, mais pas à n’importe quel prix. »

 

 

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M
Pourtant dans sa proposition 22 "En finir avec la malbouffe" notre futur premier ministre veut "Porter l'alimentation dans la restauration collective à 100% biologique et locale" Il n'y a donc pas beaucoup de nos chères têtes blondes qui pourront manger du riz, de l'ananas et de la banane, quant aux cantines d'entreprise ne comptez plus y boire un thé ou un café.
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A
Les circuits courts intéressent les consommateurs tant que les prix n'augmentent pas :<br /> <br /> "Les étagères de la brasserie de Didier Grolambert sont remplies de bouteilles de bière, prêtes à la vente. Seulement, elles ne trouvent pas preneurs. Les producteurs constatent une baisse de la demande de produits locaux au locavor, la plate-forme qui met en relation les producteurs du coin et les consommateurs, dont Pascal Faillenet est le responsable à Valdahon. "Les ventes ont baissé entre 30 et 50%" rapporte-t-il. Également producteur d'endives, il a du trouver d'autres points de vente et court désormais après de nouveaux clients pour ne pas augmenter ses prix. [...]"<br /> <br /> https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/valdahon-les-circuits-courts-ne-seduisent-plus-1650220621
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