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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Engrais: peut-on sortir en urgence de l’ultra-dépendance à la Russie? » de Mme Emmanuelle Ducros dans l'Opinion

7 Mars 2022 Publié dans #Engrais, #critique de l'information, #Ukraine

« Engrais: peut-on sortir en urgence de l’ultra-dépendance à la Russie? » de Mme Emmanuelle Ducros dans l'Opinion

 

Glané sur la toile 921

 

 

(Source)

 

 

Très bonne question que ce « Engrais: peut-on sortir en urgence de l’ultra-dépendance à la Russie? », de Mme Emmanuelle Ducros, publié par l'Opinion le 6 mars 2022.

 

En chapô :

 

« La guerre en Ukraine et le bouleversement des échanges mondiaux font peser des risques lourds sur le secteur des engrais : une grosse partie d’entre eux est produite à base de gaz russe. »

 

L'état des lieux :

 

« Les faits - La France utilisait, en 2018, 9 millions de tonnes d’engrais minéraux en France. Ils sont capitaux, notamment pour le secteur des céréales. Sur la planète, la moitié des volumes des productions végétales dépend des engrais. La Russie en est un acteur prépondérant : elle assure un quart des volumes échangés dans le monde. »

 

On apprendra qu'il n'y a pas de quoi paniquer en France pour 2022, mais « c’est pour 2023 qu’il faut se poser vite des questions et prévoir. »

 

Voici un autre élément d'un article comme d'habitude très informatif :

 

« Cela va forcer tout le secteur à s’adapter et à se moderniser vitesse grand V. Il se préparait à affronter une mauvaise période, avec la tentative du ministère de l’Ecologie de limiter drastiquement les conditions de stockage des ammonitrates à haut dosage, pour faire suite à l’explosion du port de Beyrouth. Cela forcerait des fabricants, dans l’incapacité d’appliquer les nouvelles normes, à fermer usines et centres de stockage, augmentant la dépendance. Est-ce toujours d’actualité, quand la France importe 70% de l’azote nécessaire aux engrais et 100% du phosphore et de la potasse ? »

 

Très bonne question ! Et illustration, une fois de plus, de l'influence de ce ministère hors-sol.

 

La conclusion se veut un brin optimiste :

 

« Autre piste : le procédé développé par Yara pour décarboner l’engrais. Il consiste à utiliser non plus du gaz, mais de l’eau électrolysée pour obtenir les atomes d’hydrogènes nécessaires à la composition. Une révolution, aussi intéressante écologiquement que stratégiquement, promise en production pour 2023. […] Dans la crise, c’est donc une transition agroécologique à marche forcée qui se dessine. »

 

Oui, mais... pour électrolyser, il faut de l'électricité, de préférence constante (non, l'intermittent de « renouvelable » n'est pas bon pour le service)... et « on » a fermé Fessenheim...

 

Et puis non, il n'y a pas de « transition agroécologique » dans cette affaire.

 

Notre conclusion sera un peu différente : l'article se concentre sur le problème français (et européen). Dans l'hémisphère sud, les saisons sont inversées et les besoins se feront sentir plus tôt. Cela explique les louvoiements d'un Jair Bolsonaro. Et on ferait bien de se préoccuper aussi de cette situation.

 

Et, comme noté dans l'article, « se passer d’engrais, c’est irréaliste ». En fait, près de la moitié de la population mondiale se nourrit grâce aux engais azotés de synthèse.

 

 

Post scriptum

 

Il y a aussi : « Le cours du blé flambe, faisant redouter des émeutes de la faim ».

 

 

(Source)

 

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