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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Présidence française de l'UE : renouer avec une agriculture pragmatique et innovante » : Mme Catherine Regnault-Roger dans ses œuvres dans la Tribune

21 Janvier 2022 Publié dans #Union européenne, #Politique

« Présidence française de l'UE : renouer avec une agriculture pragmatique et innovante » : Mme Catherine Regnault-Roger dans ses œuvres dans la Tribune

 

Glané sur la toile 907

 

 

L'article a paru dans la Tribune le 17janvier 2022, deux jours avant le grand oral du Président – et sans aucun doute candidat à sa réélection – Emmanuel Macron devant le Parlement Européen.

 

« Présidence française de l'UE : renouer avec une agriculture pragmatique et innovante », c'est en quelque sorte une feuille de route pour une période à ce jour indéterminée, trois mois et quelque ou six mois.

 

En chapô :

 

« OPINION. Alors que la France va exercer pendant six mois la présidence du Conseil de l'UE, on aimerait que le pays des Lumières et de Descartes s'illustre en faisant référence aux valeurs basées sur le rationalisme, la démarche scientifique et le pragmatisme. On espère que la présidence française promouvra une démarche de progrès dans tous les domaines, qu'il s'agisse de transition ou d'agriculture... Les chantiers sont énormes. Par Catherine Regnault-Roger, professeur des universités émérite à l'Université de Pau et des pays de l'Adour, membre de l'Académie d'Agriculture de France.

 

Le premier intertitre est une prescription de celle qui est aussi membre de l'Académie Nationale de Pharmacie (agreed, les prescriptions, c'est plutôt les médecins) : « Réviser la législation pour favoriser l'innovation sur les OGM ».

 

Le deuxième relève, au choix, de l'ironie ou de l'exaspération : « Principe d'inaction ». On aura sans doute déjà compris le message, mais il fuse cinq sur cinq :

 

« Il faut être ouvert à l'innovation et ne pas ériger le principe de précaution en principe d'inaction. »

 

Et enfin, précédant une explication détaillée : « Faire confiance aux agriculteurs pour choisir les bonnes solutions ».

 

Il y est surtout question de protection des plantes. Cela débouche sur la stupide « stratégie » européenne « de la ferme à la fourchette » et sur les bévues comme « le triste exemple » du glyphosate que M. Emmanuel Macron voulait interdire selon un gazouillis (tweet) trumpien et que la SNCF remplace, par veule courtisanerie, par l'infâme acide pélargonique.

 

Et de conclure :

 

« Espérons donc que la France saura tirer des leçons de toutes ses erreurs passées pour conduire cette présidence du Conseil de l'Union européenne. Il en va de l'avenir de l'agriculture européenne. »

 

L'espoir fait vivre, n'est-il pas.

 

Mais nous sommes en période pré-électorale en France, et l'on voit proférer les pires imbécillités dans des racolages éhontés. En Allemagne, l'accord de gouvernement étant tout frais conclu, les partis au pouvoir cherchent à marquer leurs territoires. On peut dès lors se rallier à l'adage selon lequel il vaut mieux être pessimiste parce qu'on a des chances d'avoir de bonnes surprises.

 

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M
C'est pas gagné quand on lit les commentaires qu'a suscités l'article (à part la réponse d'un certain Seppi). Et puis en période électorale ce serait suicidaire pour Macron qui perdrait le report des votes écologistes pour le second tour ceux-ci se réfugiant majoritairement dans l'abstention.
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