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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Phytosanitaires: ces petits pays revenus du paradis de l’agriculture bio » de Mme Emmanuelle Ducros dans l'Opinion

30 Janvier 2022 Publié dans #Agriculture biologique, #Politique, #Economie

« Phytosanitaires: ces petits pays revenus du paradis de l’agriculture bio » de Mme Emmanuelle Ducros dans l'Opinion

 

Glané sur la toile 911

 

 

 

 

Ce « Phytosanitaires: ces petits pays revenus du paradis de l’agriculture bio » de Mme Emmanuelle Ducros, publié par l'Opinion le 26 janvier 2022, est en quelque sorte un complément aux deux articles précédents que nous avons évoqués dans « Hals- und Beinbruch, Herr Denormandie » sur la stratégie « de la ferme à la table » de la Commission Européenne.

 

Le chapô est très mesuré :

 

« Des expériences de passage total en culture bio ont été menées dans plusieurs petits Etats, au Sri Lanka, au Sikkim, au Bhoutan. A chaque fois, les effets pervers ont fait achopper les tentatives. »

 

La mise en route est plus percutante :

 

« Les faits - Alors que plusieurs candidats à l'élection présidentielle française proposent une fin radicale et instantanée des usages de phytosanitaires agricoles et des engrais (Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo...), il convient d’observer les tentatives qui ont déjà eu lieu en Asie. Elles se sont toutes traduites par un drame social et une dépendance alimentaire accrue. Les gouvernements ont dû faire machine-arrière. Généraliser les pratiques en Europe se heurterait au même écueil. »

 

C'est exact ! Mais aller partiellement dans ce sens, comme il est proposé dans lastratégie « de la ferme à la table », se heurterait aussi au même écueil. Le choc serait certes moins violent, ou plus progressif, mais tout de même suffisant pour créer de très sérieux traumatismes.

 

La conclusion :

 

« Maquettes. « Ces expériences sont des maquettes de ce qui se passerait en Europe dans des situations similaires, détaille Gil Kressmann. Le bio total ne peut pas fonctionner dans une économie ouverte. Cela crée des pénuries alimentaires, exclut les plus modestes et créée une dépendance qui affaiblit encore les systèmes de culture locaux."

 

"C’est d’autant plus utopique, enchérit Gil Rivière-Wekstein, que le régime alimentaire de ces pays est frugal, repose sur très peu de produits, qu’il y a une grande part de la population qui travaille la terre. En outre, le régime alimentaire est végétarien pour la plupart des habitants, ce qui balaie l’idée que sans viande, on pourrait passer au 100 % bio en Europe. On se priverait surtout des engrais bio issus des effluents d'élevage." [...] »

 

Et, comme on peut s'en douter, une agriculture 100 % biologique sans apports de matières organiques issues de l'agriculture conventionnelle, ce n'est pas – disons par prudence « guère » – possible.

 

 

(Source, y compris pour les citations d'Andre Leu et Vandana Shiva)

 

 

 

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