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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Méthane : la vache propre est arrivée !... Aux États-Unis d'Amérique

15 Novembre 2021 Publié dans #élevage, #climat

Méthane : la vache propre est arrivée !... Aux États-Unis d'Amérique

 

Breakthrough Institute*

 

 

 

 

Dans notre dernier rapport, intitulé « The Clean Cow » (la vache propre), Dan Blaustein-Rejto, Alex Smith et Emma Kovak du breakthrough Institute affirment que si le secteur bovin américain ne peut pas atteindre le niveau net zéro avant 2030, il peut néanmoins réduire ses émissions de 18 % avec les technologies existantes et jusqu'à 48 % avec les technologies « de rupture ».

 

Quel est le problème ? L'élevage de bovins pour la production de viande bovine représente environ 3,2 % des émissions de GES aux États-Unis. La plus grande partie de ces émissions provient du méthane produit dans le système digestif des bovins, tandis qu'une part plus faible mais néanmoins importante provient de la production de cultures fourragères (p. ex. le maïs) et de la gestion du fumier. Si la tendance actuelle se poursuit sans amélioration de l'efficacité ou des émissions, l'empreinte carbone du secteur bovin pourrait augmenter de 5 % d'ici à 2030.

 

 

 

 

Alors comment atteindre 18 % ? Certaines technologies à faible émission de carbone peuvent faire l'affaire, notamment l'utilisation d'additifs spécialisés qui réduisent les émissions de méthane dans les parcs d'engraissement, le compostage du fumier et la modification du mode de pâturage du bétail. L'adoption complète de ces pratiques d'ici à 2030, associée à des réductions de l'intensité des émissions selon le principe business as usual, pourrait réduire la production de GES de la production de viande bovine de 18 %, soit 42 millions de tonnes d'équivalent CO2 par an.

 

 

 

 

Et qu'en est-il des 48 % ? Le rapport identifie également un certain nombre de « technologies de rupture » » qui pourraient permettre de réduire davantage les émissions, notamment des additifs alimentaires pouvant être administrés aux bovins au pâturage, des plantes racines améliorées qui séquestrent davantage de carbone que les plantes conventionnelles, et la sélection de bovins produisant moins de méthane. Ces types de stratégies sont technologiquement plausibles mais n'en sont encore qu'aux premiers stades de la recherche.

 

 

Quel est l'enjeu ? Pour parvenir à réduire ne serait-ce qu'une fraction de ces émissions d'ici à 2030, il faudra que les secteurs privé et public fassent de la recherche et du développement pour surmonter d'importants obstacles technologiques, scientifiques et financiers.

 

Les investissements et les mesures incitatives des pouvoirs publics qui étendent les programmes de recherche et de développement aideront également les producteurs à adopter des pratiques durables et à réformer les réglementations qui entravent le développement et la commercialisation des additifs alimentaires et des cultures génétiquement modifiées. Ces types de changements auraient des effets bénéfiques importants sur le climat et, dans certains cas, réduiraient l'utilisation des terres et amélioreraient la pollution de l'eau et de l'air, rendant possible la production d'un bœuf « propre » à faible émission de carbone.

 

« Les vaches ont fait partie intégrante du progrès de l'humanité, écrit Blaustein-Rejto, et si elles ne n'ont pas vocation à disparaître, leurs émissions ne doivent pas rester. »

 

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* Source : Notification par courriel. Voir aussi ici.

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