Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Bassines : les dégâts des zozos (une petite revue de presse)

14 Novembre 2021 Publié dans #Activisme, #critique de l'information

Bassines : les dégâts des zozos (une petite revue de presse)

 

 

(Source)

 

 

Un « démontage » ou une « neutralisation » ? Non du vandalisme

 

Les faits ont été rapportés dans les médias, brut de décoffrage, sans mise en perspective.

 

Le samedi 6 novembre 2021, près (ou plus) de 2.000 personnes ont manifesté contre les « bassines », sur la commune de Mauzé-sur-le-Mignon, près de Niort, à l’appel du collectif « Bassines non merci ! », de la Confédération paysanne, et du mouvement « Les Soulèvements de la terre ».

 

Les « bassines » sont des réserves d'eau creusées et étanchéifiées par des bâches, alimentées par les eaux de pluie et, selon la configuration, par les eaux de ruissellement ou d'une rivière, ou par pompage dans la nappe phréatique quand elle est bien pourvue. Elles servent à l'irrigation – évidemment quand la situation hydrique est mauvaise et que les plantes ont besoin d'eau, mais aussi à d'autres fins comme le soutien de l'étiage d'une rivière ou l'alimentation en eau douce de bassins ostréicoles.

 

En fin de journée, les manifestants se sont dirigés vers la bassine de Cramchaban en Charente-Maritime. « Des dégradations ont été commises sur les bâches. Elles ont été découpées puis incendiées » note benoîtement Ouest-France, qui a couvert l'ensemble de l'événement et a titré néanmoins : « ...trois gendarmes blessés et une retenue d’eau saccagée» Les dégâts sont considérables et ont été chiffrés à plus de 450.000 euros.

 

France Bleu rapporte dans « Des militants anti-bassines vident et dégradent une retenue d'eau à Cram-Chaban en Charente-Maritime » : « Des pompes ont été déconnectées et emportées par les manifestants ». En langage pénal, cela s'appelle : « volées ».

 

 

(Source)

 

 

Des réactions « officielles » bien timides

 

Le préfet des Deux-Sèvres a fait publier un communiqué de presse fort mollasson. Le chargé de la sécurité et de l'ordre public « condamne ce recours unilatéral (sic !) à la violence et souhaite un retour rapide au calme » ! Celui de Charente-Maritime avait apparemment piscine.

 

 

(Source)

 

 

Comment, dans ces circonstances, les manifestants et surtout délinquants ne pourraient-ils pas se prévaloir d'une sorte de garantie d'impunité ? La question se pose aussi, du reste, pour les « faucheurs volontaires » dont la dernière action a été décrite – de manière complaisante – comme suit par France 3-Régions : « OGM : des faucheurs volontaires mènent une "inspection citoyenne" chez RAGT à Calmont dans l'Aveyron ».

 

 

Les journaleux ont-ils conscience du fait qu'en diffusant de tels messages, ils banalisent ce genre de délinquance ? (Source)

 

 

Ce qu'en a rapporté M. Claude Tabel, président du directoire de RAGT, et Terre-Net est un peu différent :

 

 

(Source)

 

 

Un gazouillis fort bienvenu et apprécié (source).

 

 

Mais revenons aux bassines. Ce n'est qu'un gazouillis, me dire-vous, que ce « No bassaran, ni ici ailleurs, ni aujourd'hui ni demain », de M. Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération Paysanne ? Il signe au contraire une radicalisation.

 

 

(Source)

 

 

Et que répond M. Julien Denormandie, Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation ?

 

 

(Source)

 

 

« Je condamne avec la plus grande fermeté ces dégradations. Justice devra être rendue. Rien ne justifie de telles dégradations. »

 

C'est un peu beaucoup léger de la part du gouvernement. On peut visiter le fil de ce gazouillis de M. Julien Denormandie pour prendre la mesure de l'incompréhension des enjeux de l'irrigation sur ce réseau social et, par voie de conséquence, de l'importance d'un réel effort de pédagogie.

 

 

Ce parti aspire à gouverner !

 

Prenons-le d'Ouest-France : « Deux-Sèvres. EELV justifie le saccage de la réserve d’eau de Cramchaban ». En chapô :

 

« Dans un communiqué diffusé ce mardi 9 novembre, EELV Poitou-Charentes déclare soutenir "sans réserve" l’acte de "désobéissance civile réalisé à visage découvert et devant témoins" samedi 6 novembre à Cramchaban. »

 

La bassine de Cramchaban fait l'objet d'un bras-de-fer judiciaire qui n'est pas encore terminé. Ce fil de M. Clément Barraud nous semble faire un point objectif. Il demeure cependant que des manifestants se sont livrés à des actes de vandalisme et qu'un parti qui aspire à gouverner la France, après en avoir conquis la présidence, cautionne ces actes.

 

Notons que l'opposition aux bassines par la voie judiciaire est le fait de Nature Environnement 17.

 

Reporterre, dans l'article mis en lien ci-dessus, rapporte, le nœud du litige semblant être une étude d'impact mal fichue et incomplète :

 

« […] Ainsi, au bout de douze ans de procédure, les cinq réserves devraient se retrouver sans autorisation. Sauf qu’elles sont déjà construites, sauf que les millions d’argent public ont déjà été dépensés, sauf qu’elles ont déjà prélevé quantité d’eau dans la nappe — elles ont une capacité totale de 1,5 million de mètres cubes. Alors, que faire ? "On ne demande pas nécessairement leur démolition, explique Patrick Picaud, car maintenant qu’elles existent, autant les utiliser, mais dans de bonnes conditions, avec un vrai encadrement, en concertation avec tous les acteurs du territoire.»

 

 

(Source)

 

 

L'eurodéputé Benoît Biteau justifie aussi une « neutralisation » – un vocabulaire qui suscite des souvenirs – de la bassine de Cramchaban avec un mille-feuille argumentatif qui tient du gloubi-boulga.

 

Joint par Reporterre, « l’eurodéputé Benoît Biteau ne décolère pas. » :

 

« […] face à ces passages en force, la désobéissance civile reste la seule solution : "Quand on a des équipements dans l’illégalité la plus complète, quand les décisions de justice ne sont pas respectées, quand l’État ne fait rien, on a quoi comme autre solution pour se faire entendre ?" »

 

Il est vrai que le niveau de tolérance de M. Benoît Biteau est particulièrement bas. Mais la procédure judiciaire suit son cours...

 

 

Vachement au courant sur le statut de l'eau (source) !

 

 

Le candidat à la présidence de la République Yannick Jadot ne semble pas s'être exprimé sur les événements du samedi 6 novembre. Il a toutefois été un fervent soutien des opposants aux bassines – sans doute bassiné (aussi) par M. Benoît Biteau – et a participé à des manifestations.

 

 

(Source)

 

 

Des « paysan.ne.s » se réjouissent de la destruction de moyens de production agricole

 

Prenons-le du communiqué de presse de la Confédération Paysanne. D'abord, l'« exploit » :

 

« Les manifestant.e.s ont ensuite collectivement investi le site d'une méga-bassine illégale de 5 hectares (180 000 m3), et ce malgré un fort dispositif policier. Les anti-bassines ont dû couper à travers champs, échapper aux gazs lacrymogènes et aux coups de matraque, traverser à pied un cours d'eau et passer plusieurs barrages de police mais ont finalement pu entrer sur le site de la "bassine de la honte", une bassine qui avait déjà fait l'objet de 5 condamnations par la justice.

 

La pompe qui alimente la bassine et puise directement dans la nappe phréatique a été démontée par des paysan.ne.s et emmenée. Une fois la foule montée sur le talus de la bassine, un débâchage a été effectué pour la mettre hors d'état de nuire. La bassine a ainsi été vidée et l'eau rendue à la nappe ! »

 

Pour rappel : les procédures judiciaires suivent leur cours. Delon Reporterre :

 

« En novembre 2020, la cour administrative de Bordeaux a ainsi demandé aux agriculteurs de régulariser cette étude, faute de quoi ces réserves ne pourraient plus être utilisées. Le 4 novembre dernier, au terme d’une nouvelle enquête publique, rebelote : la commissaire enquêtrice donnait un avis défavorable au projet de mégabassines. C’est à présent à la cour d’appel de Bordeaux de statuer. »

 

Le langage se fait va-t-en-guerre et belliqueux :

 

« Pour Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne, c'est "une pleine et éclatante victoire, une démonstration de force que nous sommes un mouvement populaire, nombreux à nous battre pour un territoire dynamique et un projet de société juste socialement et écologiquement".

 

Nous prévenons les porteurs de ces projets de bassines : notre détermination à nous battre pour un partage juste de la ressource en eau reste sans faille et il est temps pour vous d'abandonner vos projets, sans quoi nous reviendrons ! A Mauzé comme ailleurs, nous continuerons à faire valoir que l'eau est un commun et que les sols ne doivent plus être empoisonnés. NO BASSARAN ! »

 

 

Revenir sur terre avec M. Armand Paquereau

 

Avant cela, voici encore « Deux-Sèvres : tout comprendre à la querelle des bassines », un article de mai 2018 de la Nouvelle République qui fait un point de la situation, évidemment vieux de maintenant plus de trois (et il en est coulé de l'eau...).

 

Dans Contrepoints, « Guerre des bassines : un besoin vital pour les agriculteurs menacés », M. Armand Paquereau, agriculteur à la retraite et notamment auteur de « Cultiver la terre de Charentes » édité en 2010 par Le Croît Vif, fait un point sur ce qu'il convient d'appeler « la guerre de l'eau ». Il aborde plusieurs thématiques et en déborde, si l'on peut dire, sur Sivens, Caussade et la régulation du débit de la Seine (lire : la protection de Paris contre les inondations).

 

Non pas la guerre que se livrent certains pays dans le monde pour s'accaparer ou récupérer de l'eau nécessaire à l'irrigation, donc à l'agriculture, donc à la souveraineté et la sécurité alimentaires (au moins partielles) ; mais celle menée par des gens qui veulent empêcher une utilisation efficace de l'eau aux fins précitées.

 

Retenons ceci :

 

« Le slogan "L’eau de l’hiver pour l’été" n’est pas une vue de l’esprit : il n’existe aucun gaspillage de la ressource.

 

L’exemple en Charente des retenues de Lavaud (7,8 millions m3) mis en eau en 1989 et de Mas Chaban (14,2 millions m3) mis en eau en 2000 prouvent non seulement qu’ils ne grèvent pas la ressource en eau, mais qu’ils limitent les crues lors de leur remplissage, évitant la pollution des parcs ostréicoles par les débordements de certaines stations d’épuration entraînés par le flux de la Charente. Outre l’irrigation, ils permettent d’alimenter l’étiage du fleuve et d’apporter un complément d’eau douce aux mêmes parcs maritimes à une période cruciale.

 

L’inauguration le 26 juin 1990 du lac réservoir Aube par Jacques Toubon refermait le dossier né dans les années 1920 des 5 lacs réservoirs achevés (Orient-Temple-Amance-Der-Pannecières) assurant désormais pleinement la régulation de la Seine, de l’Aube, de la Marne et de l’Yonne.

 

Cette lutte de 70 ans témoigne de l’acharnement de certains à s’opposer à ce qui est désormais considéré comme une formidable avancée technologique, économique et sociale. »

 

 

Terre de Touraine se trompe peut-être de titre

 

M. Jean-Yves Chauveau reste scotché sur les bassines avec « Gestion de l'eau : l’Etat, casque bleu des bassines ».

 

Le chapô est un résumé :

 

« Les dix-neuf réserves de substitution des Deux-Sèvres, attaquées par les opposants radicaux, sont le fruit d’une longue concertation validée par les ONG. »

 

Par « ONG », il semble qu'il faille essentiellement entendre France Nature Environnement (FNE) locale :

 

« ATTITUDE RESPONSABLE DES ONG

 

Thierry Baudoud, responsable de la "Coop de l’eau" – société coopérative anonyme de l’eau des Deux-Sèvres qui regroupe 450 irrigants –, explique que depuis le lancement du dossier "nous marchons sur deux pieds : le dialogue et la légalité, avec l’Etat garant des bonnes règles".

 

François Pellerin, hydrogéologue de formation, est la cheville ouvrière pour la FNE locale. "Le pour ou contre n’est pas la bonne façon de poser la question de la gestion de l’usage agricole de l’eau, dont on aura toujours besoin". Il dit" adhérer à la vision globale de la FNE qui est réticente aux réserves", mais resitue la position de l’association dans le contexte local avec une participation directe des ONG à l’organisme unique de gestion des eaux et la gouvernance du système. Pour lui, le fait de "prendre le risque de la concertation doit avoir en contrepartie un engagement des producteurs dans des pratiques agro-environnementales." Les opposants, après la concertation, ont joué le jeu de la démocratie et du factuel et, une fois l’accord trouvé, ont retiré leur action en contentieux au tribunal administratif. »

 

Mais il reste d'irréductibles Gaulois, associés à une mouvance (prétendument) syndicale qui s'oppose frontalement à des modèles (non pas un) d'agriculture qui font le pari de la modernité et de l'efficacité...

 

Et, s'agissant de l'État, il n'est pas sûr qu'il jouera le rôle de casque bleu et ne se déculottera pas comme à Sivens. On peut aussi poser la question de la justice administrative et pénale (voir notamment ci-dessus pour les « faucheurs »).

 

 

Mme Emmanuelle Ducros explique « les dessous de la guerre de l’eau »...

 

 

(Source)

 

 

« Agriculture: les dessous de la guerre de l’eau », publié par l'Opinion le 9 novembre 2021 sous la plume de Mme Emmanuelle Ducros, a un chapô sujet à question :

 

« Des opposants au stockage ont détruit, ce week-end dans les Deux-Sèvres, un bassin de rétention à usage agricole, pourtant totalement légal. »

 

Comme on l'a vu plus haut, les opposants n'ont pas relâché la pression et la justice administrative continue de statuer sur des reproches faits il y a plus d'une décennie à propos de l'étude d'impact.

 

Reprenons ici deux paragraphes, l'un spécifique aux bassines et l'autre plus général sur la vision de notre système socio-économique :

 

« "On voit des élus promouvoir l’incivilité, se fâche Eric Frétillère [président d’Irrigants de France]. J’espère que l’Etat va réagir. Les saboteurs ont agi à visage découvert, postant sur les réseaux sociaux des photos d’eux buvant des bières devant les incendies." Ce stockage avait pourtant été négocié dans les règles avec toutes les parties prenantes, y compris les associations écologistes. "Toutes ont signé. Tout est légal. Il y a un engagement environnemental fort, raisonné, avec la plantation de haies, une variété de production, du maïs au maraîchage bio, ajoute Eric Frétillère. Un projet d’agriculture pour demain, productive et de grande qualité. Ce qu’il faut face au changement climatique, car si on ne prévoit pas d’adaptation, cette région deviendra un désert agricole." »

 

[…]

 

Abcès de fixation. Ce dossier illustre le caractère polémique du sujet de l’eau à usage agricole. Un abcès de fixation, matérialisant la frontière entre les tenants d’une agriculture modernisée et des militants anticapitalistes qui voient dans la gestion de la ressource "la main des lobbies de l’agriculture industrielle". Régulièrement, des installations sont dégradées. On se souvient de la ZAD qui s’était installée autour du projet de retenue collinaire de Sivens. »

 

 

...et un éditorial de M. Olivier Baccuzat

 

 

(Source)

 

 

Le titre de ce « L’insupportable mépris du droit au nom de l’écologie », un éditorial de M. Olivier Baccuzat publié le 11 novembre 2021 dans l'Opinion est faux : l'« écologie » n'est qu'un prétexte et un faux-nez. En conclusion :

 

« Quoi d’étonnant ? Sur tout, désormais, l’époque est au laïus "mon identité, mon choix, mon droit" tirant profit de la faiblesse d’un Etat qui, à l’image du piteux exemple de Notre-Dame-des-Landes, préfère démissionner devant ces multiples entorses à l’Etat de droit, plutôt que de sévir et rappeler que si la liberté passe par le respect des droits de chacun, l’ordre, seul rempart possible contre la violence, impose le respect des droits de tous. Quoi qu’en pense une minorité. »

 

 

Un éditorial de M. Jean-Paul Pelras dans l'Agri du 9 novembre 2021

 

 

(Source)

 

 

« Il faut d’urgence confier l’agriculture française aux écologistes ! » est un titre d'éditorial volontiers provocateur.

 

Retenons, là aussi, deux paragraphes :

 

« À l’heure où la France va devenir, pour la première fois de son histoire agricole, dépendante des importations, n’y a-t-il pas d’autres combats à mener que celui consistant à se tirer une balle dans le pied ? À l’heure où les défis alimentaires sont au cœur des enjeux démographiques, géopolitiques et planétaires, pourquoi, si ce n’est pour répondre à certaines idéologies politiciennes, entraver, comme ce fut le cas pour le lac de Caussade dans le Lot-et-Garonne, l’irrigation des cultures et, de facto, limiter le potentiel de production ?

 

À l’instar de ce qui se passa dans l’Aude au printemps dernier, quand des ONG se sont opposées au décollage de l’hélicoptère destiné à traiter les vignes contre le mildiou là où, sols détrempés obligent, les tracteurs ne pouvaient pas entrer, les écologistes ont clairement choisi leur camp. Celui qui entend réduire de façon drastique tout ce qui permet à notre agriculture de demeurer compétitive que ce soit avec l’utilisation d’intrants, l’apport de nouvelles technologies ou, en l’occurrence, l’irrigation. À ce titre, la responsabilité de celles et ceux qui, au-delà des discours inclusifs et démagogiques, encouragent une limitation des productions est ici clairement engagée. »

 

Le réquisitoire de M. Jean-Paul Pelras à l'encontre des dirigeants d'EÉLV et de la Confédération Paysanne est percutant et, surtout, parfaitement justifié. Comment remplira-t-on les assiettes et les bols des Français, trois fois par jour, avec une agriculture qui serait conforme à leur idéologie ?

 

 

Ratisser plus large !

 

Mais un examen attentif de la situation exige de mettre en cause d'autres acteurs économiques, politiques et sociaux.

 

L'acte d'accusation serait long et diversifié, mais peut se résumer par « démission collective ».

 

Les enjeux ne sont pas clairement expliqués – alors que par ailleurs on nous bassine avec le dérèglement climatique.

 

M. Alain Rousset, président du Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine vient ainsi de faire un effort louable, le 12 novembre 2021, avec « Bassines. Alain Rousset, président de Nouvelle-Aquitaine : "L’engagement des travaux est légal" ». Mais pourquoi diable avoir fait un laïus sur la réduction de 50 % de l'usage de pesticides, ouvrant ainsi un nouveau front et une nouvelle opportunité de contestation et de gesticulation ?

 

C'est le reflet d'une maladie de notre système socio-politique, décrite ci-dessus par M. Olivier Baccuzat : la faiblesse d'un État – au sens très large – qui n'a pas compris qu'il y a des situations où tendre la main revient à se faire bouffer les doigts.

 

Faisons ici une mention particulière de la galaxie européenne, avec ses bien-pensants et mal-faisants Pacte Vert et stratégie de la ferme à la table.

 

 

Post scriptum de (pas tout à fait) midi
 

Voir aussi Terre-Net, "Indignation quasi générale après les actions contre les retenues d’eau"

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
H
Certaines générations construisent un monde meilleur, d'autres se distinguent par leur aptitude au saccage et à la destruction. L'occasion de rappeler une autre tragédie en cours : la politique fanatique de "continuité écologique des cours d'eau" qui consiste en la destruction systématique de retenues de moulins parfois pluri-centenaires ou de barrages plus récents en dépit de leurs rôles dans la régulation des niveaux d'eau ou parfois de la production d'hydro électricité ou de l'aspect loisir. But : rendre les cours d'eau à leur état sauvage pour faciliter la circulation des poissons migrateurs, sauf qu'on a pas un bilan positif en 20 ans de destructions, mais peu importe on continue. Les populations locales sont systématiquement vent debout, mais les écologistes passent outre. Pour les khmerts verts, la démocratie est un mot vide de sens. Un exemple récent : Vezins où 98% des riverains avaient voté contre la destruction du barrage : https://www.ouest-france.fr/europe/france/enquete-barrages-du-sud-manche-demolir-un-barrage-un-vaste-chantier-04dab948-88d1-11eb-9a3c-e19c864b645a. Résultats : néant en matière de retour du saumon ou d'autres migrateurs mais retour des inondations pour les riverains et à la première sécheresse quand le niveau d'eau baissera gravement faute de retenues d'eau pour réguler, les "experts" du fascisme vert viendront nous expliquer que c'est le réchauffement climatique.
Répondre
@ Hbsc Xris le mardi 16 novembre 2021, 05:10<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> Merci pour votre commentaire.<br /> <br /> On peut aussi évoquer l'extraordinaire aménagement du Bas-Rhône Languedoc auquel j'ai contribué en arrosant les espaces verts du Cap d'Agde pour me faire un peu d'argent...).<br /> <br /> On imagine les crues cévenoles sans les aménagements...<br /> <br /> Oui, je connais Christian Lévèque. Il y a un article qui attend patiemment que je le rédige.
U
Ni le lac de Serre-Ponçon et plein d'autres, ni même le Marais Poitevin.<br /> Oui, je recommande la lecture de Christian Lévêque. (Vous avez fait un joli lapsus)
H
Très juste. Remarquons qu'avec les zozos actuels, on ne pourrait sans doute plus construire l'extraordinaire lac de Der-Chantecoq qui protège Paris des inondations. On aurait une ZAD, un cirque permanent, des violences, et, dans l'impossibilité de faire travailler des engins de chantier, l'Etat renoncerait au projet. Un des plus extraordinaires sites Natura 2000 d'Europe, refuge de nombreux oiseaux migrateurs, ne verrait pas le jour.<br /> Je crois que vous connaissez déjà Christian Lévêque spécialiste des milieux humides et auteur de "La mémoire des fleuves et des rivières" et également de "La biodiversité avec ou sous l'homme ?". Il me semble que vous l'avez déjà cité dans ce blog.
U
Chaque bief constituait un écosystème. Chaque barrage détruit, un écosystème disparait. Certes c'est un mauvais écosystème puisque du à l'intervention humaine et qui abritait sans doute une biodiversité coupable, mais c'est quand même de la biodiversité qui disparait.
M
Bonjour, vous nous imaginez avec les écolos au pouvoir ? pire que Staline et Mao en leurs temps ! Les Russes et les Américains doivent rigoler des ces voyous d'écologistes qui ne risquent rien à faire dans l'illégalité, puisqu'aucun tribunal les sanctionnent. Cela va finir par une guerre civile.
Répondre