Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« De la ferme à la fourchette » : l'intense lobbying du Monde de M. Stéphane Foucart contre le monde agricole et agroalimentaire

19 Octobre 2021 Publié dans #critique de l'information, #Activisme, #Union européenne

« De la ferme à la fourchette » : l'intense lobbying du Monde de M. Stéphane Foucart contre le monde agricole et agroalimentaire

 

 

(Source)

 

L'avant-dernière foucartade, c'est au jour où j'écris, « L’intense lobbying de l’agro-industrie contre "Farm to Fork", le volet agricole du Pacte vert européen » (12 octobre 2021 sur la toile, 14 octobre dans l'édition papier).

 

En chapô de la version électronique :

 

« Selon des documents internes consultés par "Le Monde", la fédération européenne des syndicats et des coopératives agricoles a engagé une intense campagne contre les réformes prévues par Bruxelles. »

 

« ...consultés » ? D'« honorables correspondants » – en fait pas très honorables – les ont refilés à l'auteur pour qu'il fasse ce qu'il fallait faire...

 

 

(Source)

 

 

Les « réformes prévues par Bruxelles »

 

Le 20 mai 2020, la Commission a présenté une « stratégie "De la ferme à la table" » sous-titrée : « pour un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l'environnement ».

 

La stratégie a été soumise au Conseil et au Parlement Européen, qui ont commencé à l'examiner. Nous rappellerons incidemment que la Commission a gardé sous le coude une étude du Centre de Recherche Commun (JRC – Joint Research Center) fondamentalement très critique sur les effets de la stratégie et l'a publiée en catimini pendant la période estivale.

 

Cette étude concordait largement avec un rapport du Service de Recherche Économique du Département Américain de l'Agriculture daté de novembre 2020. Elle a été confortée récemment par deux autres études, de l'Université de Kiel et d'Euro Care et de Wageningen University & Research.

 

Le Parlement a travaillé sur un rapport établi selon la procédure d'initiative. Selon le résumé chronologique,

 

« Le 10 septembre 2021, le projet de rapport a été adopté (votes : 94 pour, 20 contre et 10 abstentions) lors d'une réunion conjointe AGRI/ENVI, après l'adoption de tous les amendements de compromis la veille. Un vote en plénière du Parlement est attendu en octobre. »

 

Manifestement, les projections inquiétantes sur les conséquences de la stratégie sur la production agricole et les disponibilités alimentaires n'ont pas freiné l'ardeur des eurodéputés. L'énorme proposition de résolution (144 points de fond ayant des airs de liste pour le Père Noël) ne fait l'objet à ce jour que d'une proposition d'amendement qui n'apporte pas grand-chose.

 

Si nous avons bien compris, les propositions d'amendement dont il s'agissait en septembre et ayant servi de support à l'allégation d'« intense lobbying » sont ici.

 

 

Les porteurs d'intérêts... défendent leurs intérêts

 

Grâce au Monde, nous avons en effet accès à deux documents émanant du COPA-COGECA (Comité des Organisations Professionnelles Agricoles et Comité Général de la Coopération Agricole de l'Union Européenne), le représentant largement majoritaire des professions agricoles à Bruxelles.

 

Le premier fait la liste des propositions d'amendement que le COPA-COGECA souhaitait voir rejetés. Le second est une sorte d'exposé des motifs.

 

 

Un « lobbying » de qui et contre quoi ?

 

Ces deux documents critiquent des aspects particuliers du projet de résolution. Ils émanent, rappelons-le, de la représentation majoritaire des milieux agricoles.

 

Ils ne justifient en rien l'allégation du Monde, en titre, d'un lobbying « de l’agro-industrie » ; ni celle d'un « lobbying » qui serait ou aurait été dirigé « contre "Farm to Fork" ».

 

Voici deux extraits de l'argumentaire diffusé par le COPA-COGECA auprès de ses membres :

 

« - Position originale du Copa-Cogeca : Depuis la publication de la communication de la Commission sur F2F, la position du Copa-Cogeca a été d'accepter le principe de rendre la production alimentaire de l'UE plus durable, mais de demander une évaluation complète de l'impact des objectifs pour s'assurer qu'ils nous aideront à atteindre cet objectif tout en maintenant une agriculture européenne forte.

 

[…]

 

- Nouvelle position et demande du Copa-Cogeca au PE : A la lumière de ces résultats [des études] et de la déclaration américaine qui démontre clairement que l'UE sera seule, nous pensons que les objectifs F2F présentés dans la communication de la Commission ne peuvent plus être soutenus. Nous devons rendre la production alimentaire de l'UE plus durable, et nous avons besoin d'objectifs pour atteindre cet objectif, mais nous avons besoin que ces objectifs soient soigneusement et scientifiquement conçus et qu'ils soient soutenus par des mesures d'accompagnement fortes pour les atteindre. C'est pourquoi nous vous appelons à demander et à soutenir la modification des amendements de compromis suivants [...] »

 

On peut du reste se demander pourquoi le COPA-COGECA n'a pas été plus incisif et n'ait pas demandé le rejet du projet en bloc, ses effets délétères étant évidents. À cause du large soutien initial ? Parce qu'il ne s'agit à ce stade que d'un tigre de papier ?

 

Par refus de l'opposition frontale ? L'Association Laitière Européenne écrit notamment :

 

« Tous les acteurs de l'agroalimentaire de l'UE soutiennent l'objectif général de #Farm2Fork, qui consiste à rendre notre système alimentaire plus durable. »

 

 

(Source)

 

 

De la désinformation à l'état pur

 

Quiconque s'arrête sur la toile au titre et au chapô de l'article du Monde est donc désinformé.

 

Le chapô de l'édition papier est différent :

 

« Le Comité des organisations professionnelles agricoles de l'UE conteste des mesures de la stratégie "de la ferme à la fourchette" prévue par Bruxelles. »

 

C'est encore faux : le COPA-COGECA a contesté des éléments de propositions d'amendement de compromis maintenant intégrés dans un projet de résolution du Parlement Européen.

 

L'article du Monde se devait donc de revenir en arrière, à plus de mesure. Son premier paragraphe est sournois. La routine, dira-t-on... L'affirmation initiale péremptoire – et manifestement fausse – est suivie d'une description plus modérée des faits :

 

« L’agro-industrie veut faire dérailler la stratégie européenne "de la ferme à la fourchette" ("Farm to Fork"), le volet agricole du Pacte vert (Green Deal) annoncé en décembre 2019 par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Plusieurs documents internes du Comité des organisations professionnelles agricoles de l’Union européenne (COPA-Cogeca), dont Le Monde a obtenu copie, mettent en avant les "lignes rouges" considérées comme franchies par le projet européen. »

 

 

Comment ?!

 

En fait, le COPA-COGECA a préconisé la suppression de huit points présentés en six rubriques.

 

On peut à juste titre s'interroger sur la pertinences de certaines demandes et suivre en cela M. Stéphane Foucart. C'est par exemple le cas pour la demande qui serait faite par le Parlement à la Commission de fixer des teneurs maximales de sucre, de matières grasses et de sel dans certains produits transformés. Le demande est certes ridicule et relève de la police de l'assiette, mais est-ce vraiment du ressort du COPA-COGECA ?

 

Dans l'autre sens, voici, par exemple, ce qu'écrit M. Stéphane Foucart sur les zoonoses :

 

« Ce n’est pas tout. En l’état, la stratégie agricole européenne souligne les risques d’émergence de zoonoses (maladies transmissibles entre l’homme et l’animal) présentés par les élevages industriels qui concentrent dans les mêmes bâtiments des animaux de génotype similaire. Le texte demande l’abandon progressif de ces pratiques : le COPA-Cogeca refuse cette mention. »

 

L'auteur ne fait ici que décrire la position du COPA-COGECA. En se trompant du reste : les zoonoses ne sont pas évoquées dans la stratégie mais dans la proposition de résolution.

 

Comment ne pas comprendre cette position ? Certes, les auteurs de la proposition parlementaire se sont prévalus de documents à caractère scientifique ou d'apparence scientifique, y compris un rapport sur un atelier de l'IPBES, mais il s'agit, d'une part, d'un picorage (cherry-picking) qui fleure bon un certain lobbying – oups ! plaidoyer – par le « camp du bien » et, d'autre part, d'un non-sens zootechnique.

 

Voici, du reste, ce qui est demandé sur cette base par le Parlement Européen (si la disposition n'est pas retoquée) – prenez votre souffle :

 

« 29.  appelle que, selon l’IPBES, 70 % des maladies et pandémies émergentes sont d’origine animale; exprime sa profonde préoccupation quant à l’émergence de plus en plus fréquente de maladies zoonotiques transférées des animaux vers l’homme (anthropozoonoses), telles que la fièvre Q, la grippe aviaire et la nouvelle souche de grippe A (H1N1), qui est exacerbée par le changement climatique, la dégradation de l’environnement, les modifications de l’affectation des sols, la déforestation, la destruction et la pression que subissent la biodiversité et les habitats naturels, le trafic de la faune sauvage, et nos systèmes actuels de production et de consommation alimentaires; souligne que les systèmes de production animale qui impliquent le confinement d’animaux de génotype similaire à proximité les uns des autres peuvent accroître la vulnérabilité des animaux face aux maladies infectieuses, ce qui crée des conditions propices à l’apparition et à la propagation de maladies zoonotiques[68]; invite la Commission et les États membres à accélérer l’abandon de ces pratiques agricoles et de l’utilisation non durable des espèces sauvages, notamment le trafic illégal, en faveur d’une meilleure gestion de la prévention vétérinaire et de la promotion de normes élevées en matière de santé et de bien-être des animaux, y compris avec les partenaires commerciaux de l’Union, afin de prévenir la propagation des zoonoses et des espèces envahissantes et de promouvoir les normes élevées de l’Union en matière de biosécurité en tant que meilleures pratiques au niveau mondial; reconnaît que la prévention des maladies et la préparation aux maladies, c’est-à-dire l’existence de méthodes de diagnostic, de prévention et de traitement, sont essentielles pour contenir les menaces émergentes pour la santé humaine et animale; »

 

 

Vous avez dit « lobbying » ?

 

L'article du Monde aurait pu être d'une facture moins critiquable. Mais il y a aussi ceci :

 

« Ces documents détaillent aussi les manœuvres de lobbying en cours de déploiement, destinées à obtenir le retrait de dispositions-clés du texte. En particulier, le COPA-Cogeca prévoit d’utiliser ses partenariats avec le journal en ligne de l’actualité européenne Euractiv pour peser sur la discussion publique. En ligne de mire : le débat parlementaire et le vote du texte, en séance plénière, prévu pour le 21 octobre, et que le COPA-Cogeca espère voir reporté au mois de novembre afin d’avoir plus de temps pour peser sur le débat public. »

 

Allons droit au but : M. Stéphane Foucart s'est fait le relais complaisant d'une « EU Food Policy Coalition » – ces gens chassent de préférence en meute...

 

 

Les lobbies industriels de l'agroalimentaire utilisent la désinformation et l'alarmisme comme tactiques pour délégitimer la stratégie #EUFarm2Fork.

L'avenir de nos systèmes alimentaires est en jeu lors du vote de l'#EPlenary la semaine prochaine !

[…]

(Source)

 

 

Mieux encore, ils écrivent dans leur déclaration commune :

 

« Nous condamnons donc fermement les efforts coordonnés de certains lobbies industriels de l'agroalimentaire pour discréditer, retarder et affaiblir la stratégie de la ferme à la fourchette. Les tactiques déployées par ces acteurs s'apparentent à de la désinformation et à de l'alarmisme et doivent être dénoncées comme telles. »

 

Vers quoi pointe le lien ? Vers l'article de M. Stéphane Foucart !

 

Nous n'analyserons pas la désinformation et l'alarmisme déployés par ces organisations pour délégitimer l'action du COPA-COGECA...

 

 

« Une fuite, pas de scoop » !

 

Le COPA-COGECA a répondu le 12 octobre 2021 à MM. Eddy Wax, de Politico, et Stéphane Foucart :

 

 

(Source)

 

 

« Le document divulgué aujourd'hui par Politico est une présentation donnée et partagée à tous les membres du Copa-Cogeca. Nous considérons qu'il n'y a rien de problématique dans ce document, pour ceux qui connaissent les affaires publiques de l'UE, car il fait partie d'une stratégie de plaidoyer normale que tous les groupes d'intérêt peuvent préparer au niveau européen, y compris les ONG. Pas de scoop. [...] »

 

Ah ! Mais le COPA-COGECA utilisant la notion de « plaidoyer » ? Pour le Monde de M. Stéphane Foucart – et d'autres rédacteurs de la page Planète – ce ne peut être que de l'affreux lobbying... des « manœuvres de lobbying ».

 

Du reste, le Monde a choisi de mettre en intertitre un extrait du propos recueilli auprès de Mme Nina Holland, du Corporate Europe Observatory : « Campagne de désinformation ».

 

 

Écouter ce que disent les chiffres...

 

Le COPA-COGECA poursuit dans ce communiqué de presse du 12 octobre 2021 :

 

« Comme l'exprime clairement le document qui a fait l'objet de la fuite, nous soutenons pleinement l'objectif général de Farm to Fork, qui consiste à rendre notre système alimentaire plus durable. Ce que le Copa-Cogeca demande, c'est une évaluation complète de l'impact de la stratégie "De la ferme à la fourchette" au niveau européen. Les objectifs seuls ne sont pas une stratégie s'ils ne sont pas accompagnés de mesures européennes sur la manière de les atteindre sur le terrain, de manière pratique et réaliste. Le lobby agricole européen y sera toujours attaché, et il doit être entendu comme tout le monde. [...] »

 

Cette demande a également été formulée dans un autre communiqué de presse du même jour qui constitue une déclaration commune de 28 organisations et se référe aux quatre études sus-mentionnées apportant des éléments sur les conséquences de la stratégie.

 

 

Comment jeter le discrédit sur une étude et fabriquer le doute ?

 

M. Stéphane Foucart a choisi d'évoquer celle du JRC en ces termes :

 

« L'un des éléments-clés de la stratégie de lobbying détaillée par le COPA-Cogeca dans sa documentation est un rapport technique rendu en juillet par le Joint Research Centre (JRC) – une institution d'expertise qui dépend de la Commission. Présenté lundi 11 octobre aux députés européens, ce rapport modélise certaines conséquences possibles de la stratégie "Farm to Fork".

 

Il fait l'objet de lectures divergentes. Interrogé par Le Monde, le COPA-Cogeca précise que le rapport en question projette une baisse en volume, de l'ordre de 10 % à 15 %, de certaines productions agricoles européennes, ainsi qu'un bilan climatique mitigé – une partie des bénéfices climatiques pourraient être compensés par les émissions liées aux importations de ce qui ne serait plus produit en Europe. [...] »

 

C'est encore très astucieux !

 

Plutôt que de décrire ce que dit le rapport, l'auteur « fait parler » le COPA-COGECA après une introduction ambivalente. Quelle expertise dans la création du doute !

 

Les autres études sont évidemment passées sous silence...

 

 

Euractiv, instrument de lobbying ?

 

Sauf celle de Wageningen University & Research. C'est que :

 

« Les documents mentionnent en particulier une étude financée par le COPA-Cogeca et commandée à l'université néerlandaise de Wageningue. Ses résultats devaient être présentés le 12 ou le 13 octobre, selon le document, au cours d'un événement organisé par le média européen Euractiv»

 

Euractiv est ensuite présenté comme un instrument au service des « lobbies », enfin de ceux qui font du « lobbying », pas du « plaidoyer » :

 

« Cette plate-forme d'information en ligne, très consultée dans les milieux bruxellois, organise à la demande de ses clients des événements animés par ses journalistes, propose un service de publication de communiqués de presse, et mêle dans ses pages articles de presse, articles sponsorisés par des entreprises, et publireportages. »

 

En fait, Euractiv publie même des opinions d'un certain... André Heitz... Plus sérieusement, Euractiv est la référence pour les affaires européennes et publie sans parti pris. C'est à Bruxelles ce que fut, en des temps maintenant lointains, le Monde à Paris.

 

Euractiv a effectivement organisé un événement d'une heure quinze que l'on trouvera ici. Mais ce n'était pas suffisant pour la cabale anti-COPA-COGECA :

 

« Euractiv est présenté comme un élément-clé dans la stratégie de communication du COPA-Cogeca. La documentation de la fédération syndicale agricole prévoit en effet qu'Euractiv publiera, dans la semaine du vote en plénière, "un paquet d'articles pour expliquer les éléments communs aux différentes évaluations d'impact" de la stratégie européenne. »

 

Vraiment ? Après l'intertitre «Campagne de désinformation» – le propos mis en avant de Mme Nina Holland, du Corporate Europe Observatory –, on revient sur Terre :

 

« Interrogé, le COPA-Cogeca assure que, finalement, aucun article n'a été commandé à Euractiv sur le sujet. »

 

C'est, encore une fois, du grand art ! Faire monter la mayonnaise pour susciter l'indignation et, en une phrase, bien séparée, la faire retomber.

 

 

Le mot de la fin dans le Monde

 

L'article ne pouvait évidemment pas s'arrêter là. La déclaration du COPA-COGECA est en quelque sorte mis en doute (notez le mot « sponsorisés ») :

 

« Cette semaine, celui-ci [Euractiv] organise ou héberge plusieurs événements sponsorisés sur le sujet. Les événements organisés par Euractiv peuvent ensuite donner matière à des articles journalistiques publiés dans Euractiv, parfois repris par d'autres médias. »

 

Le mot de la fin appartient donc à Mme Nina Holland :

 

« Tout cela montre comment les lobbys des pesticides et de l'agriculture industrielle utilisent leurs fonds pour mettre en scène un "débat public" en achetant des événements de lobbying, où s'expriment des chercheurs payés par ces mêmes lobbys [...] Cette campagne de désinformation est conçue pour amplifier la portée des voix qui s'opposent aux objectifs de la stratégie européenne. »

 

Mission accomplie, et pour Nina Holland, et pour Stéphane Foucart !

 

 

Le mot de la fin du COPA-COGECA

 

L'élégance et la distinction, face à la grossièreté et la brutalité dans le communiqué de presse « Une fuite, pas de scoop » :

 

« Oui, un événement sur le thème Farm to Fork est organisé par Euractiv aujourd'hui. Chaque jour, de nombreux événements sont organisés en partenariat avec des médias européens, dans le respect des normes éthiques. Nous considérons qu'il est normal que toutes les opinions puissent et doivent être exprimées sur un sujet aussi important que l'avenir de notre système alimentaire. Nous sommes bien conscients que cette fuite est une tentative délibérée de déclencher un retour de bâton médiatique au moment même où nous commençons à parler pour la première fois des impacts potentiels de la stratégie "de la ferme à la fourchette". La discussion actuelle montre le besoin désespéré de données publiques sur le sujet. »

 

Le Monde s'est prêté à cette manœuvre.

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Bonjour, comment ces journaleux du Monde osent parler de lobbying ? Eux et leurs amis bobos écolos arpentent nuit et jour, à nos frais, le parlement Européen, la chambre des députés Français, l'ensemble des médias (qui profitent bien de nos subsides) et tous les organes de (dés" ?) informations ! C'est un comble de malhonnêteté.
Répondre
U
" le confinement d’animaux de génotype similaire à proximité les uns des autres peuvent accroître la vulnérabilité des animaux face aux maladies infectieuses,"
Il faudrait interdire le métro .
Répondre