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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

La chronique de M. Jean de Kervasdoué dans le Point : « Les petits cochons nous mangeront »

16 Septembre 2021 Publié dans #critique de l'information

La chronique de M. Jean de Kervasdoué dans le Point : « Les petits cochons nous mangeront »

 

Glané sur la toile 890

 

 

 

 

« Les petits cochons nous mangeront » de M. Jean de Kervasdoué est derrière un péage. Dommage, mais il faut bien aussi que le Point se finance.

 

En chapô :

 

« Porcelets privés de jouets, c’est l’amende assurée. Au nom du bien-être animal, le monde de l’agriculture fait face à une pluie de décisions souvent absurdes. »

 

Mais citons le passage idoine pour vous éclairer sur l'absurdité de l'absurdité :

 

« Ayant eu la chance d’intervenir au début de ce mois de septembre dans une assemblée générale d’agriculteurs tenue dans l’ouest de la France, à l’occasion des "questions–réponses", un agriculteur prit la parole. J’eus tout d’abord du mal à le comprendre car, pris par l’émotion, sa voix flottait et l’on sentait ses larmes monter ; en outre, ce que j’entendais me paraissait insensé. Une fois ma propre gêne surmontée, je me retournai pour découvrir un homme solide, grisonnant, d’une cinquantaine d’années et lui demandai alors de bien vouloir reprendre son témoignage que j’avais mal compris. Son voisin et ami, compatissant, le répéta à sa place et, incrédule, je partis d’un grand éclat de rire, rire aussi nerveux que compatissant.

 

Eleveur de 2600 porcelets, il nous racontait donc qu’il venait d’être taxé d’une amende de 96 000 € parce que 128 de ses 2600 petits cochons n’avaient pas de jouets ! Oui, il s’agit bien de jouets, de jouets pour petits cochons certes, mais bel et bien de jouets ; eux aussi, n’est-ce pas, doivent s’épanouir et ne pas être tout le temps dans les pattes de leur maman ? La directive "bien-être animal’"exige en effet pour les éleveurs de truies, et donc naisseurs de porcelets, un accès permanent à des matières "manipulables", si l’on peut utiliser cet adjectif comme le fait l’administration alors qu’il s’agit de quadrupèdes ; "mandipulables" eût été plus approprié, mais, quoi qu’il en soit, ces jouets devraient diminuer leur stress. Ainsi, en un clic, on trouve sur Internet des boules et des balles dont certaines sont à mâcher. Allant de 4 € à plus de 40 €. Elles ne sont donc pas particulièrement bon marché.

 

Comme, faute de jouets pour 5 % d’entre eux, il s’agit de maltraitance animale et donc d’un délit, l’amende s’accompagne d’une inscription au casier judiciaire et toute récidive conduit à une interdiction d’exercer. L’inspectrice qui rédigea le procès-verbal le fit, dit-elle, "au nom de la démocratie" ! De la pauvre République peut-être !  »

 

L'article débute par ce qui risque de devenir une autre absurdité : l'interdiction, examinée par le Parlement Européen, qui serait faite aux vétérinaires d'utiliser certains antibiotiques. Verdict, qu'on trouvera aussi par ailleurs :

 

« […] soulignons que cette éventuelle future directive européenne conduirait à voir souffrir impuissant nos animaux de compagnie, à rendre économiquement impossible certains élevages (mortalité de plus de 80 % de certaines zoonoses) et à transmettre à l’homme de nombreuses maladies, rien de moins. »

 

 

(Source)

 

 

Pour les autres perles de l'Absurdistan, il faudra aller sur site.

 

 

Attention : l'axe des ordonnées ne commence pas à 0 (zéro) (source).

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D
Surtout qu'on n'a jamais réussi à démontrer que ça présentait le moindre intérêt pour gérer le "stress" qui génère ensuite des pathologies.
parce que, in fine,le porcelet doit être "bien élevé" pour finir dans une assiette à un coût raisonnable.

Exemple de plus d’anthropomorphie.
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