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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

La TAZ [die Tageszeitung], le scandale Annalena Baerbock et les morales flexibles

9 Juillet 2021 Publié dans #Divers

La TAZ [die Tageszeitung], le scandale Annalena Baerbock et les morales flexibles

 

Willi l'Agriculteur*

 

 

En Allemagne, la candidate Verte à la chancellerie Annalena Baerbock a été accusée de plagiat et de quelques autres indélicatesses (voir par exemple ici, en français). La TAZ (die Tageszeitung) s'en est émue et a pondu une critique acerbe des critiques de Mme Baerbock...

 

Willi l'agriculteur saute sur l'occasion pour faire la leçon à la TAZ à propos du traitement que celle-ci lui a infligé en octobre 2019.

 

 

Aujourd'hui, je veux faire un peu de « journaliste-bashing ». L'occasion est un article de la TAZ, dans lequel un journaliste de la TAZ s'indigne que les accusations portées contre la candidate à la chancellerie des Verts soient une « infantilisation ciblée ».

 

Ainsi, il écrit (c'est Willi qui graisse) :

 

« Ses erreurs sont des broutilles, même si elles sont montées en épingle par les suspects habituels [...] pour en faire de prétendus scandales. Ceux qui ont intérêt à déplacer le curseur, c'est leur métier. Mais on devrait considérer un peu la pertinence. »

 

Et plus loin :

 

« Le prochain gouvernement sera le dernier qui pourra définir la marche à suivre pour lutter contre la crise climatique. Et les médias allemands discutent des insuffisances de Baerbock pendant des semaines ? Cette infantilisation du discours n'est pas seulement difficile à supporter, elle est irresponsable.

 

Il était prévisible que les milieux intéressés essaieraient d'inonder l'espace du discours avec des accusations ad hominem, c'est-à-dire visant la personne plutôt que la matière [...] La situation est un peu trop sérieuse pour un hypermoralisme stratégiquement déployé. »

 

Je compare maintenant ce texte avec l'article écrit sur moi par un autre journaliste de la TAZ, en utilisant les mots la TAZ elle-même.

 

« Lorsque les faits [...] sont montées en épingle [...] pour en faire de prétendus scandales […] la TAZ a intérêt à déplacer le curseur, c'est son métier. Mais on devrait considérer un peu la pertinence.

 

Cette infantilisation du discours n'est pas seulement difficile à supporter, elle est irresponsable.

 

Il était prévisible que des milieux non intéressés essaieraient d'inonder l'espace du discours avec des accusations ad hominem, c'est-à-dire visant la personne plutôt que la matière [...] La situation est un peu trop sérieuse pour un hypermoralisme stratégiquement déployé. »

 

La TAZ nous montre que les critères moraux sont flexibles.

 

La TAZ nous demande toujours sur son portail de nous abonner, de sorte qu'elle dépasse la barre des 30.000. Si vous comprenez le journalisme comme le fait la TAZ, vous ne devriez pas être surpris qu'il n'y en ait pas plus.

 

J'ai actuellement plus de 28.000 abonnés sur Facebook. Grâce en partie à l'article de la TAZ.

 

Je n'ai jamais eu besoin de supplier pour avoir des lecteurs.

 

 

° o 0 o °

 

 

Voici le début de l'article de la TAZ sur Willi :

 

"Chemie-Willi" au lieu de "Bauer Willi".

 

Le petit agriculteur Wilhelm Kremer-Schillings s'insurge contre les restrictions sur l'utilisation des pesticides. Il s'avère maintenant qu'il est membre du conseil d'administration d'un distributeur de produits agrochimiques.

 

 

Sous le nom de "Bauer Willi", il fait une promotion agressive de l'utilisation du désherbant glyphosate – Photo : dpa

 

BERLIN taz | Le blogueur "Bauer Willi", connu comme un agriculteur indépendant, fait en réalité partie de l'industrie chimique agricole. Selon les informations de l'entreprise, Wilhelm Kremer-Schillings est vice-président du conseil d'administration de la coopérative agricole de Buir-Bliesheim, qui fait également un commerce important de pesticides et d'engrais.

 

Avant d'être blogueur, il était chef de projet dans la division chimique de l'ancien groupe Schering, responsable du désherbant Betanal, vraisemblablement cancérigène, comme il l'a raconté à la taz. Jusqu'à sa retraite en 2014, il a travaillé chez le fabricant de sucre Pfeifer & Langen, où il conseillait les agriculteurs sur les pesticides. Sur son site web "Qui suis-je" et dans la biographie de son livre "Sauerei !", cette information est absente. »

 

_____________

 

* Source : Die TAZ, der Skandal und die flexible Moral - Bauer Willi

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