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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

M. Jean-Paul Pelras écrit à Mme Barbara Pompili, la pom-pom girl de « Top Chef »

23 Avril 2021 , Rédigé par Seppi Publié dans #Politique, #critique de l'information

M. Jean-Paul Pelras écrit à Mme Barbara Pompili, la pom-pom girl de « Top Chef »

 

Glané sur la toile 657

 

 

 

 

Le 7 avril 2021, M6 diffusait un épisode de « Top Chef » un peu particulier.

 

Le Monde écrivait le lendemain (sur la toile) dans « Sur le plateau de "Top Chef", Barbara Pompili ne fait qu’une bouchée des "marées noires" » :

 

« Mais que diable faisait la ministre de la transition écologique dans l’émission de compétition culinaire "Top Chef" diffusée mercredi 7 avril au soir sur M6 ? La numéro 3 du gouvernement accueillait dans les somptueux jardins du ministère l’ensemble de l’équipe du programme (six candidats, leurs trois chefs mentors – Hélène Darroze, Michel Sarran et Paul Pairet –, ainsi qu’en juré l’Italo-Argentin Mauro Colagreco, triplement étoilé pour son restaurant Mirazur à Menton) pour une épreuve spéciale consacrée à l’écologie.

 

« ...que diable », en effet.

 

Notre Ministre de la Transition Écologique ne semble pas avoir une idée précise du décorum – des règles à observer pour tenir son rang dans une bonne société –, à moins que sa participation dans une émission de « téléréalité culinaire » (selon Wikipédia) ne signe, elle aussi, une de ces grandes réformes qui doit faire entrer ce quinquennat dans l'Histoire.

 

L'Hôtel de Roquelaure, une des cuisines du pouvoir, s'est donc transformé en cuisine tout court pour des candidats ayant eu pour mission de créer « un plat engagé pour la défense de l'environnement » pour une émission qui a – apparemment – passé les plats et les platitudes de la bonne conscience « écologique » – pollution, surpêche, pesticides, marée noire...

 

D'évidence, la participation de Mme Barbara Pompili à ce divertissement – et surtout sa prestation – n'a pas été au goût de tout le monde.

 

Le Huffington Post a ainsi titré, également le 8 avril 2021, « Dans "Top Chef", Barbara Pompili rappelle de mauvais souvenirs aux défenseurs des abeilles ». Il y a eu, notamment, une déclaration qui est restée en travers de nombreuses gorges.

 

« Avec son tartare de fourmis et d’insectes en “tacos”, Sara Mainguy avait choisi d’aborder la “surutilisation des insecticides dans l’agriculture”. L’ancienne écologiste a bien décrypté le message: “Il faut défendre les pollinisateurs, défendre ces insectes face aux pesticides divers et variés”, répond-elle au présentateur la mettant au défi de comprendre l’engagement du plat. »

 

 

(Source)

 

 

Les agriculteurs apprécieront la « surutilisation des insecticides »...

 

M. Jean-Paul Pelras n'a pas apprécié et a écrit une « Lettre à Barbara Pompili, écologiste de télé-réalité » publiée sur le site du Point.

 

Il commence par rappeler un douloureux épisode passé,

 

« [son] indignation concernant votre prise de position en faveur du mouvement dit des Coquelicots, qui, rappelons-le, considère les tenants de l'agriculture comme étant des empoisonneurs. Une position partisane et de surcroît officielle, puisque vous avez vous-même ratifié l'appel de ce mouvement si peu apprécié par ceux qui, loin des idéalistes donneurs de leçons, parviennent tout de même à nourrir 67 millions d'individus, 365 jours par an. »

 

Un morceau de choix :

 

« Votre vision à l'égard des pratiques agricoles étant, à ce titre, bien réductrice, car ces phytosanitaires que vous condamnez à la moindre occasion permettent de sauver, est-il nécessaire de le rappeler à un membre du gouvernement, les cultures menacées par les maladies et les ravageurs tout en garantissant, loin des théories de salon et dans le respect des normes imposées, une autosuffisance alimentaire aux populations. L'écologie que vous défendez, à l'instar de celle promue par quelques maires "nouvelets" pourfendeurs du sapin de Noël, du Tour de France ou de l'aviation, relève d'un dogmatisme inquiétant. Car, en jetant l'opprobre sur l'agriculture conventionnelle, vous impactez la compétitivité de ce secteur déjà suffisamment malmené par le jeu des distorsions internationales. Mais aussi par celui des importations qui usurpent impunément nos marchés traditionnels. »

 

Pour le reste, on ira sur site.

 

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max 23/04/2021 13:18

L'ingérence de Pompili dans une émission culinaire ridiculise (encore plus qu'il ne l'est déjà) le ministère de l'écologie (et le gouvernement avec). Là ou l'environnement est un sujet complexe, les ministres de l'écologie semble passer plus de temps à ce pavaner sur les plateaux télé et radio qu'à travailler leurs dossiers.
On attend avec impatience la prochaine étape, Pompili et les Marseillais et Pompili chez les Anges de la téléréalité. Quand elle ne seras plus ministre on la verras peut-être dans la villa des cœurs brisé.