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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Contamination » d'espaces publics par des pesticides : petite autopsie d'une recherche militante

7 Avril 2021 , Rédigé par Seppi Publié dans #Article scientifique, #Activisme

« Contamination » d'espaces publics par des pesticides : petite autopsie d'une recherche militante

 

 

Le 6 janvier 2021, Environmental Sciences Europe – la fameuse revue qui a republié la fameuse étude sur les rats de Gilles-Éric Séralini et al. et vecteur de choix pour la « science » parallèle (en pay for play à 2.290 €/article + TVA) – a publié « Year-round pesticide contamination of public sites near intensively managed agricultural areas in South Tyrol » (contamination par des pesticides, tout au long de l'année, de sites publics situés à proximité de zones agricoles gérées de manière intensive dans le Tyrol du Sud) de Caroline Linhart, Simona Panzacchi, Fiorella Belpoggi, Peter Clausing, Johann G. Zaller et Koen Hertoge.

 

Une partie des auteurs nous sont bien connus. Ils relèvent du Pesticide Action Network Europe (PAN Europe), du Ramazzini Institute et de l'Université des Ressources Naturelles et des Sciences de la Vie (BOKU) de Vienne.

 

À ce stade, le visiteur fréquent de ce site aura compris le choix du titre de ce billet.

 

Soulignons encore que « plusieurs ONG ont financé l'analyse statistique et la rédaction de l'article », évidemment sans avoir exercé aucune influence. Le recueil des échantillons et leur analyse chimique avaient été effectués par d'autres instances, qui ont mis leurs données à disposition.

 

Bien évidemment aussi, « Les auteurs ne déclarent aucun intérêt concurrent financier ou non-financier »... puisqu'ils sont parfaitement en accord avec leurs positionnements militants.

 

 

Résumé

 

« Contexte

 

Dans une étude précédente, nous avons constaté que 45 % des aires de jeux publics situés à proximité de zones agricoles gérées de manière intensive étaient contaminés par des résidus de pesticides principalement actifs sur le plan endocrinien au printemps. Ici, nous avons étudié la contamination potentielle au cours d'une année.

 

Méthodes

 

Les données sur les résidus ont été analysées à partir de 96 échantillons d'herbe prélevés au printemps, en été, en automne et en hiver par le service médical du Tyrol du Sud dans 19 aires de jeux publics, quatre cours d'école et un marché situés dans des paysages agricoles gérés de manière intensive. Les échantillons ont été analysés pour 281 substances par chromatographie en phase gazeuse et spectrométrie de masse.

 

Résultats

 

Un total de 32 résidus de pesticides et un agent de conservation ont été trouvés. Presque tous les sites (96 %) ont été contaminés par au moins un résidu au cours de l'année ; dans 79 % des sites, plus d'un résidu a été trouvé. Parmi les résidus détectés, 76 % sont classés comme substances actives endocriniennes, avec les concentrations les plus élevées pour l'insecticide chlorpyrifos-méthyle (0,71 mg.kg-1), l'herbicide oxadiazon (0,64 mg.kg-1), et les fongicides captane (0,46 mg.kg-1 ) et fluazinam (0,23 mg.kg-1 ). Le nombre de résidus, leurs concentrations et la proportion de sites contaminés variaient selon les saisons (p < 0,001). Vingt-cinq résidus ont été trouvés dans 83 % des sites au printemps (concentration médiane de 0,240 mg.kg-1 ), neuf dans 79 % des sites en été (0,092 mg.kg-1 ), trois dans 50 % des sites en automne (0,076 mg.kg-1 ) et quatre dans 17 % des sites en hiver (0,155 mg.kg-1 ). Les aires de jeux déjà examinées en 2017 dans l'étude précédente, étaient plus souvent contaminées par des résidus de pesticides multiples en 2018 (p = 0,045).

 

Conclusion

 

Cette étude confirme les résultats précédents de la contamination généralisée par des pesticides de sites publics au sein de zones agricoles gérées de manière intensive. De plus, des résidus de pesticides ont également été trouvés dans des périodes où il y a peu ou pas d'application de pesticides dans les champs (automne et hiver). Il est inquiétant de constater que bon nombre des résidus détectés sont des substances actives sur le plan endocrinien et que certaines d'entre elles (thiaclopride, bupirimate, captane, folpet) sont "suspectées d'être cancérigènes pour l'homme", selon les autorités européennes. Nous demandons donc des contrôles plus efficaces des applications de pesticides afin de minimiser la dérive des pesticides dans les lieux publics. »

 

Points forts

 

  • Des échantillons d'herbe provenant de 24 sites publics du Tyrol du Sud (Italie) ont été contaminés par un total de 32 pesticides et un agent de conservation.

     

  • Au moins un résidu a été trouvé sur 96 % des sites, quelle que soit la saison de l'année ; plus d'un résidu a été trouvé sur 79 % des sites publics.

     

  • Les fongicides (fluazinam, captan) étaient les plus abondants ; 76 % des résidus étaient classés comme actifs endocriniens, parmi lesquels l'insecticide chlorpyrifos.

     

  • La contamination était la plus élevée au printemps, avec une charge maximale de résidus de 0,96 mg.kg-1. Certaines des concentrations de pesticides mesurées dépassaient les limites maximales européennes de résidus dans les aliments. »

 

 

Le déluge

 

Voilà donc un beau déluge de trucs militants.

 

Vocabulaire anxiogène, à commencer par le mot « contamination » et les références à la perturbation endocrinienne. « Explications » privilégiant ce qui frappe notre cerveau reptilien. Déluge de chiffres, sans mise en contexte, avec sélection des valeurs maximales (à côté, toutefois, de valeurs médianes). Gesticulations statistiques faisant croire qu'on a réalisé une enquête ultra-sérieuse. Et un appel politique, ou politicien, pour conclure.

 

Et ce n'est que le résumé !

 

Voici par exemple un paragraphe de la partie introductive :

 

« Il est important de connaître la contamination des aires de jeux par les pesticides car ils sont souvent fréquentés par des enfants ou des femmes enceintes, qui sont considérés comme particulièrement vulnérables [17]. Notre précédente découverte, selon laquelle la plupart des pesticides détectés sur les aires de jeux du Tyrol du Sud sont des substances actives sur le plan endocrinien (SPE) ou des perturbateurs endocriniens (PED) [12], est inquiétante car les SPE et les PED affectent l'équilibre hormonal des fœtus, des enfants et des adolescents [18,19,20,21]. De plus, il a été démontré que les résidents vivant à proximité de zones agricoles où l'utilisation de pesticides est intensive développent plusieurs déficiences de santé, notamment l'asthme, la confusion, l'anxiété, la faiblesse, des problèmes d'élocution et d'orientation, une mauvaise mémoire, des mictions fréquentes et une salivation accrue [22]. L'exposition chronique aux pesticides peut également affecter le développement neurologique et comportemental des enfants, entraînant une altération des réflexes, une hyperactivité avec déficit de l'attention et des troubles du développement psychomoteur et neurologique [5, 23]. Il est important de noter que même de faibles niveaux d'exposition aux pesticides pendant des années peuvent affecter le développement, la santé et le comportement des enfants [23, 24]. »

 

Nous avons tiqué sur la référence 22, sur les multiples affections, dont certaines prêtent a priori à sourire. C'est « Neurodevelopmental effects in children associated with exposure to organophosphate pesticides: a systematic review » (effets neurodéveloppementaux chez les enfants associés à l'exposition aux pesticides organophosphorés : une revue systématique) de Muñoz-Quezada et al. À lui seul, le titre nous indique que la référence n'est pertinente que pour une classe de pesticides. En fait « serait » serait plus exact, car certaines affections n'y sont pas mentionnées.

 

 

Le désert

 

Le titre nous donne une indication géographique. Le résumé ne nous apprend rien de plus.

 

Il faut se contenter de « zones agricoles gérées de manière intensive »... et nous sommes induits en erreur. Car il s'agit d'une forme d'agriculture un peu particulière.

Il faut, en effet, entrer dans le texte pour lire que cette étude a été faite dans une région d'arboriculture et de viticulture, les échantillons ayant été prélevés, au moins en partie, à proximité de vignes et de vergers :

 

« En raison d'une forte proportion de production fruitière et viticole à forte intensité de pesticides, l'utilisation de pesticides en Italie est environ quatre fois supérieure à la moyenne européenne [7,8,9]. La région italienne du Trentin-Haut-Adige et la province autonome de Bolzano-Tyrol du Sud font état, pour 2018, d'une utilisation moyenne de 24,1 kg.ha-1 pour les fongicides, de 13,0 kg.ha-1 pour les insecticides/acaricides et de 0,8 kg.ha-1 pour les herbicides, tandis que les moyennes nationales pour l'Italie en 2018 étaient respectivement de 3,55 kg.ha-1, 0,6 kg.ha-1 et 0,88 kg.ha-1 [10]. En outre, en raison de la disponibilité limitée de terres cultivables et habitables dans la province montagneuse de Bolzano-Tyrol du Sud, les vergers de pommiers et les vignobles bordent souvent directement des lieux publics tels que des aires de jeux, des parcs, des écoles ou des jardins privés [11]. Par conséquent, il a été démontré que la quantité de contamination par des pesticides non ciblés dans les lieux publics est en corrélation avec la distance aux vergers de pommiers et leur proportion dans le paysage [12]. Cependant, la dérive et la dégradation atmosphérique des pesticides dépendent également des propriétés physico-chimiques du produit pesticide, de la taille des gouttelettes lors de la pulvérisation et des conditions météorologiques pendant et après la pulvérisation [12,13,14,15,16]. »

 

 

Une escroquerie ?

 

Nous utiliserons ici un truc journalistique... le point d'interrogation de prudence.

 

Mais ne pas avoir précisé la très grande spécificité de l'étude dans le titre et le résumé est sans conteste, au moins, impardonnable.

 

Une région viticole et arboricole... des lieux d'échantillonnage à moins de 100 m des vignes ou des vergers pour 20 sites sur 24... une absence de détails sur les chronologies des traitements et des prélèvements...

 

Un communiqué de presse qui fait l'impasse sur ces circonstances... et qui laisse donc entendre l'existence d'un problème généralisé...

 

 

Much ado about nothing (beaucoup de bruit pour rien)

 

Le tableau suivant résume ce qui a été trouvé.

 

 

 

 

Ce tableau fournit entre autres les valeurs maximales... mais pas les médianes (ou les moyennes) quand cela est pertinent.

 

On notera que 13 substances ont été trouvées une fois chacune, et six deux fois... mais cela permet de gesticuler sur le nombre de pesticides « contaminant » les espaces publics... « Un total de 32 résidus de pesticides et un agent de conservation ont été trouvés »...

 

Voici ce que cela donne sous forme graphique :

 

 

 

 

La différence est hautement significative entre le printemps et l'hiver (référence)... prodigieux !

 

Les chiffres bruts des teneurs maximales n'ont aucune signification si on ne les met pas en contexte (le faire nous demanderait aussi un travail considérable). Relevons cependant que dans 22 cas sur 32 substances (ou 51 occurrences, soit plus de la moitié des « touches »), la concentration maximale est inférieure à 0,1 mg/kg.

 

Le graphique suivant nous laisse perplexe. Mais il a l'avantage de lister les substances trouvées.

 

 

 

 

On peut être vraiment perturbé...

 

La gesticulation sur les propriétés endocrines et cancérogènes est aussi remarquable.

 

Le lien 94 nous renvoie, de manière générale, aux rapports d'évaluation de l'EFSA dans le cadre du renouvellement des autorisations des substances. La référence 95 nous mène à un site général de l'OMS.

 

Vérifier l'exactitude et la pertinence des indications fournies dans le tableau relève ainsi d'un travail de galérien.

 

Mais on peut compter : 4 substances de catégorie 1 (propriétés endocrines confirmées dans des études animales (whatever that means...) ; 7 substances de catégorie 2 (confirmées par des études in vitro) ; 15 substances de catégorie 3 (« activité endocrinienne ou potentiellement perturbatrice, selon la structure chimique de la substance et les propriétés biochimiques »).

 

Est-ce suffisant pour – objectivement – nous faire peur ?

 

 

On peut vraiment être perturbé (bis)

 

Il y a mieux... ou pire, c'est selon.

 

Nous avons pioché au hasard le captane et l'oxadiazon.

 

Pour le captane, trouvé 22 fois et étant classé en catégorie 3, nous avons cherché et trouvé sur le site de l'EFSA « Peer review of the pesticide risk assessment of the active substance captan » (examen par les pairs de l'évaluation des risques de la substance active captane en tant que pesticide) :

 

« Sur la base des données et de l'évaluation disponibles, il est conclu que le captane ne répond pas aux critères de perturbation endocrinienne pour les humains et les organismes non ciblés par le biais de modalités œstrogènes, androgènes, thyroïdiennes et stéroïdogènes (EATS), tels que définis au point 3.6.5. et au point 3.8.2 de l'annexe II du règlement (CE) n° 1107/2009, modifié par le règlement (UE) 2018/605 de la Commission. »

 

Le captane est aussi classé au niveau 2 (whatever that means...) pour la cancérogénicité, la référence étant la base de données IUPAC (International Union of Pure and Applied Chemistry). Sa fiche pour le captane arbore un point d'interrogation pour la cancérogénicité. Pointez-le et vous obtenez : « possiblement, statut non identifié ». Santé Canada le classe en cancérogène possible.

 

L'oxadiazon est le premier de la liste dont on nous dit qu'il est de catégorie 1. Le rapport de l'EFSA de 2010 ne comporte par le mot « endocrine » et un bref survol du document n'a pas permis de repérer quelque chose d'approchant. La base de données TEDX (The Endocrine Disruption Exchange) – qui ratisse pourtant large – ne donne qu'une référence, pointant vers des travaux in vitro selon le résumé. Santé Canada déclare les effets endocriniens « peu probables » – le mieux que l'on puisse dire sachant qu'absence de preuve ne vaut pas preuve de l'absence.

 

Ces petites recherches ne sont évidemment pas exhaustives, ni conclusives. Elles forment cependant un socle assez consistant pour des interrogations sur le rapport entre les affirmations faites dans le tableau 1 et la réalité.

 

 

Quels points de comparaison pour les résidus ?

 

 

 

 

Les auteurs se sont livrés à une comparaison qui ne serait pas inintéressante si elle avait été bien faite. Que représentent les niveaux de résidus trouvés sur les échantillons d'herbes par rapport aux limite maximales de résidus (LMR) dans des fruits et légumes ?

 

Ils ont donc pris comme comparateurs la laitue, les épinards et les framboises, le raisonnement étant qu'on aurait trouvé le même niveau de résidus dans des fruits et légumes s'il y avait eu potager à la place d'un terrain de jeux, par exemple. Pourquoi pas ?

 

Mais comme le montre leur tableau (ci-dessus), ils ont en définitive comparé le niveau maximum trouvé dans leurs échantillons avec la LMR minimum de l'Union Européenne.

 

Oublions le chlorpyrifos, maintenant banni. L'échantillon le plus « chargé » en fluazinam était ainsi à une dose 24 fois plus élevée que la LMR la plus basse. Quel scandale, direz-vous ?

 

Mais cette LMR n'a aucune signification toxicologique, ni agronomique, et a été fixée à la limite inférieure de la détermination analytique (probablement parce que la substance n'est pas autorisée sur les produits alimentaires en cause).

 

Pour le fluazinam, la LMR est de 0,3 mg/kg sur pommes. L'échantillon en cause est en-dessous de cette limite. Nous ne développerons pas, mais cette comparaison fait aussi sens, bien plus que celle retenue par les auteurs.

 

 

PAN Europe communique...

 

Il y a l'article scientifique (ou « scientifique »)... il y a la communication. Elle mériterait aussi une analyse détaillée.

 

PAN Europe a produit « New Study: Children's Playgrounds Contaminated with Pesticide Drift All Year Round » (nouvelle étude : les aires de jeux des enfants contaminés par des dérives de pesticides tout au long de l'année).

 

En chapô :

 

« Dans la province italienne du Tyrol du Sud, 32 pesticides agricoles différents ont été détectés sur des aires de jeux des enfants. Une équipe internationale de scientifiques conseille vivement d'agir pour la santé publique. »

 

Petite dérive d'emblée : il n'y avait pas que des aires de jeux.

 

Une première partie gesticulatoire nous apprend notamment que :

 

« Cette étude fournit des preuves claires de l'énorme présence de la dérive des pesticides dans les espaces publics. »

 

Mais on est tout de même obligé d'admettre l'évidence... pour se rattraper avec l'anxiogenèse sur les perturbateurs endocriniens :

 

« Les concentrations de pesticides trouvées se sont avérées relativement faibles. Toutefois, dans le cas des perturbateurs endocriniens (EDC), le niveau de concentration n'a aucune importance, car les perturbateurs endocriniens ne fonctionnent pas selon un modèle dose-réponse. La majorité des substances examinées (76 %) étaient des EDC. Les perturbateurs endocriniens sont associés à plusieurs types de cancer, à l'infertilité, aux troubles du développement et du comportement et au diabète. Selon Caroline Linhart, "les anciens échantillons d'herbe prouvent que cette exposition s'est produite au cours des dernières décennies déjà".

 

Sauf erreur de notre part, les auteurs de l'étude n'on pu faire des comparaisons que sur deux années successives...

 

 

Bouh ! Fais-moi peur !

 

EDC Free Europe a produit un petit article, « New study: Children’s playgrounds contaminated with pesticide drift all year round » (nouvelle étude : les aires de jeux des enfants contaminés par des dérives de pesticides tout au long de l'année).

 

Le morceau de bravoure :

 

« La majorité des résidus (76 %) détectés étaient des perturbateurs endocriniens. Les perturbateurs endocriniens peuvent être nocifs à très faible dose, en particulier pour les groupes vulnérables tels que les enfants et les femmes enceintes. »

 

 

Et notre porte-voix du biobusiness national ?

 

Dans « Exclusivité: des terrains de jeux contaminés par des dérives de pesticides », M. François Veillerette opine doctement :

 

« "Pour Générations Futures, cette nouvelle étude montre une fois de plus la nécessité de mettre en place des zones sans pesticides conséquentes en bordure des zones habitées pour protéger les populations et d’aller vers une agriculture sans pesticides de synthèse dangereux !" déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. »

 

Parce que les pesticides pas de synthèse, ils ne sont pas dangereux... Tartuffe !

 

Incidemment, à l'occasion d'une manœuvre précédente, il avait publié « Des terrains de jeu pour enfants contaminés par des pesticides provenant de vignes et de vergers de pommiers en Italie. » Là, on avait analysé 71 aires de jeux, déterminés par un échantillonnage aléatoire, et trouvé que « [p]rès de la moitié des terrains de jeux étudiés étaient contaminés par des pesticides ». On avait aussi trouvé 12 résidus de pesticides différents pour une campagne de prélèvement qui s'était déroulée du 16 au 23 mai 2017.

 

La leçon à en tirer est celle-ci : organisez bien votre étude, sélectionnez soigneusement vos lieux de prélèvement... et vous aurez les résultats que vous souhaitez...

 

C'est ainsi que fonctionne la « recherche » militante.

 

 

 

 

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M
Bonjour, et la contamination par les con......s ou est-elle affichée ? L'agribasching est une affaire de gens qui mangent à leur faim et qui gagnent beaucoup d'argent sur ce terrain. Je ne connais pas un paysan (au vrai sens du terme) qui met un pesticide par plaisir, mais qui soigne ses cultures.
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J
"anxiété", je pense pas qu'elle soit dûe aux pesticides mais plutôt aux articles anxiogènes de GF & cie non?
Et le fait que ça disparaisse l'hivers me semble une preuve convainquante que les pesticides "chimiques" sont bien biodégradables... contrairement à un certain fongicide "bio" particulièrement aprécié en viticulture mais que je ne citerai pas...
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