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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Les OGM dans le monde en 2019 (1)

2 Mars 2021 , Rédigé par Seppi Publié dans #OGM

Les OGM dans le monde en 2019 (1)
 
Les cultures biotechnologiques favorisent le développement socio-économique et l'environnement durable à la nouvelle frontière

 

ISAAA Brief 55-2019 – Résumé*

 

 

Introduction

 

Il est essentiel de préserver la sécurité alimentaire et la nutrition pour que les pays puissent surmonter les problèmes de faim et de malnutrition. Les Nations Unies estiment que l'interaction des différents défis actuels que sont le taux de croissance élevé de la population, l'instabilité politique, la dégradation des ressources naturelles, les migrations forcées (des fermes vers les communautés urbaines) et la pandémie de Covid-19 en cours, aura un impact significatif sur la sécurité alimentaire qui pourrait augmenter les problèmes de faim et de malnutrition au niveau mondial. Les actions à entreprendre devraient être plus audacieuses et plus fortes en termes de collaboration multisectorielle impliquant l'agriculture, l'alimentation, la santé, l'eau et l'assainissement, accompagnées de mesures politiques sur la protection sociale, la planification du développement et la politique économique.

 

Les avantages socio-économiques des cultures biotechnologiques ont été documentés au cours des 23 dernières années (1996-2018), montrant que les cultures biotechnologiques ont contribué :

 

  • à l'augmentation de la productivité qui contribue à la sécurité mondiale en matière d'alimentation humaine et animale et de fibres ;

     

  • à soutenir l'autosuffisance sur les terres arables d'une Nation ;

     

  • à conserver la biodiversité, à empêcher la déforestation et à protéger les sanctuaires de la biodiversité ;

     

  • à atténuer les défis liés au changement climatique ; et

     

  • à améliorer les avantages économiques, sanitaires et sociaux.

 

Ces avantages économiques, l'amélioration de la santé et les gains sociaux obtenus grâce à l'adoption de cultures biotechnologiques doivent être portés à la connaissance de la communauté mondiale afin que les agriculteurs et les consommateurs puissent faire des choix éclairés sur les plantes à cultiver et à consommer, respectivement ; des décideurs politiques et des régulateurs afin qu'ils élaborent des lignes directrices de biosécurité habilitantes pour la commercialisation et l'adoption de cultures biotechnologiques ; et des communicateurs scientifiques et des médias afin qu'ils contribuent à une diffusion correcte et efficace des avantages et des potentiels de la technologie.

 

Le Service International pour l'Acquisition d'Applications Agro-biotechnologiques soutient fermement les vérités scientifiques qui sous-tendent ces applications avec la publication de la synthèse de l'ISAAA sur la commercialisation des cultures biotechnologiques/GM, Brief 55. Cette publication documente les dernières informations sur le sujet, la base de données mondiale sur l'adoption et la distribution des cultures biotechnologiques depuis la première année de commercialisation en 1996, la situation des pays et les perspectives futures de la technologie. Appelés ISAAA Briefs, les rapports annuels de 1997 à 2015 ont été rédigés par le Dr. Clive James, et le rapport de 1996 a été co-rédigé avec le Dr. Anatole Krattiger

 

L'ISAAA dédie ce Brief au Dr. Clive James, fondateur et président émérite de l'ISAAA, qui a minutieusement rédigé les 20 rapports annuels, ce qui en fait la source d'information la plus crédible sur les cultures biotechnologiques au cours des deux dernières décennies. Nous dédions également ce dossier à feu Dr Randy A. Hautea, ancien coordinateur mondial et directeur du SEAsiaCenter pendant plus de deux décennies. Ils ont été de grands défenseurs de la biotechnologie et des produits biotechnologiques et croient que l'ISAAA peut faire une différence en améliorant les connaissances et les capacités de la communauté mondiale afin que soient tirés les bénéfices de la technologie, en particulier par les pauvres et les personnes marginalisées du monde.

 

 

Les points forts de l'adoption des cultures biotechnologiques en 2019

 

  • L'adoption des cultures biotechnologiques a légèrement diminué en 2019, avec 190,4 millions d'hectares dans le monde.

 

Au cours de la 24e année de commercialisation des cultures biotechnologiques/GM en 2019, 29 pays ont semé ou planté 190,4 millions d'hectares de cultures biotechnologiques, soit une légère baisse de 1,3 million d'hectares (3,2 millions d'acres) ou 0,7 % par rapport aux 191,7 millions d'hectares de 2018.

 

 

  • Les taux d'adoption des cinq premiers pays producteurs de cultures biotechnologiques ont atteint un niveau proche de la saturation.

 

Le taux moyen d'adoption des cultures biotechnologiques dans les cinq principaux pays producteurs de cultures biotechnologiques a de nouveau augmenté en 2019 pour atteindre presque la saturation, aux États-Unis avec 95 % (moyenne pour l'adoption du soja, du maïs et du canola), au Brésil (94 %), en Argentine (~100 %), au Canada (90 %) et en Inde (94 %). L'augmentation des surfaces de cultures biotechnologiques dans ces pays passerait par l'approbation et la commercialisation immédiates de nouvelles cultures et de nouveaux caractères biotechnologiques en vue d'accroître la production d'aliments nutritifs, d'atténuer les problèmes liés au changement climatique accompagné de l'émergence de nouveaux parasites et maladies.

 

 

 

 

  • Les cultures biotechnologiques ont été multipliées par 112 environ à partir de 1996, avec une superficie biotechnologique cumulée de 2,7 milliards d'hectares, ce qui fait de la biotechnologie la technologie de culture la plus rapidement adoptée dans le monde.

 

La superficie mondiale des cultures biotechnologiques a été multipliée par 112 environ, passant de 1,7 million d'hectares en 1996 à 190,4 millions d'hectares en 2019, ce qui fait des cultures biotechnologiques la technologie la plus rapidement adoptée ces derniers temps. En 24 ans (1996-2019) de commercialisation des cultures biotechnologiques, le cumul s'est monté à 2,7 milliards d'hectares (6,7 milliards d'acres).

 

 

  • Au total, 72 pays ont adopté des cultures biotechnologiques – 29 pays ont semé ou planté et 43 autres pays ont importé.

 

Les 190,4 millions d'hectares de cultures biotechnologiques ont été cultivés par 29 pays – 24 pays en développement et 5 pays industrialisés. Les pays en développement ont cultivé 56 % de la superficie mondiale de cultures biotechnologiques, contre 44 % pour les pays industrialisés. Quarante-deux autres pays (16 plus les 26 pays de l'UE) ont importé des cultures biotechnologiques pour l'alimentation humaine et animale et pour la transformation. Au total, 72 pays ont donc adopté des cultures biotechnologiques.

 

 

  • Le soja biotechnologique couvre 48 % de la superficie mondiale des cultures biotechnologiques.

 

Les cultures biotechnologiques les plus adoptées par les 29 pays sont le soja, le maïs, le cotonnier et le canola. Le soja était la principale culture biotechnologique avec 91,9 millions d'hectares, soit 48 % de la superficie mondiale des cultures biotechnologiques, avec une réduction de 4 % à partir de 2018. Il est suivi par le maïs (60,9 millions d'hectares), le cotonnier (25,7 millions d'hectares) et le canola (10,1 millions d'hectares). Sur la base de la superficie mondiale des différentes cultures, 79 % du cotonnier, 74 % du soja, 31 % du maïs et 27 % du canola étaient des cultures biotechnologiques en 2019.

 

 

  • Les cultures biotechnologiques ont permis de proposer des offres plus diversifiées aux consommateurs en 2019.

 

Les cultures biotechnologiques se sont étendues au-delà des quatre grands (maïs, soja, cotonnier et canola) pour offrir plus de choix à un grand nombre de consommateurs et de producteurs d'aliments dans le monde. Ces cultures biotechnologiques comprennent la luzerne (1,3 million d'hectares), la betterave à sucre (473.000 hectares), la canne à sucre (20.000 hectares), la papaye (12.000 hectares), le carthame (3.500 hectares), la pomme de terre (2.265 hectares), l'aubergine (1.931 hectares) et moins de 1.000 hectares de courges, de pommes et d'ananas. En outre, les recherches sur les cultures biotechnologiques menées par les institutions du secteur public portent sur le riz, le bananier, la pomme de terre, le blé, le pois chiche, le pois d'Angole et la moutarde, qui présentent divers caractères de qualité nutritionnelle et d'importance économique, bénéfiques pour les producteurs et les consommateurs des pays en développement.

 

 

  • Les caractères IR/HT [résistance à des insectes/tolérance à des herbicides] empilés ont augmenté de 6 %, ont occupé 45 % de la superficie mondiale des cultures biotechnologiques et ont dépassé la superficie plantée en caractères de tolérance à des herbicides.

 

Les traits empilés offrant une résistance à des insectes et une tolérance à des herbicides ont augmenté de 6 % et ont couvert 45 % de la superficie mondiale, soit 85,1 millions d'hectares, ce qui prouve la préférence des agriculteurs pour une agriculture intelligente avec semis direct et utilisation réduite d'insecticides. La tolérance à des herbicides dans le soja, le canola, le maïs, la luzerne et le cotonnier a toujours été le trait dominant jusqu'en 2018. En 2019, la superficie consacrée aux cultures [seulement] tolérantes à des herbicides a été réduite à 81,5 millions d'hectares, soit 43 %. Quelque 12 % de la superficie mondiale ont été semés avec [uniquement] des caractères de résistance à des insectes. Parmi les nouveaux caractères approuvés pour 2019 pour l'importation et/ou la culture figurent le cotonnier avec un empilement IR/HT/HT tolérant au glyphosate et au isofluxatole, le maïs IR/quadri-HT (glyphosate, glufosinate, dicamba, 2,4-D) et des intermédiaires, le maïs multi-IR (contre des coléoptères, hémiptères et lépidoptères)/bi-HT (glyphosate, glufosinate) et des intermédiaires, le soja tolérant au sel et à des herbicides, et la canne à sucre résistante à des insectes, tous au Brésil ; le canola argentin HT avec huiles modifiées ; et le cotonnier à faible teneur en gossypol aux États-Unis.

 

 

 

 

  • Les cinq premiers pays (États-Unis, Brésil, Argentine, Canada et Inde) ont semé 91 % des 190,4 millions d'hectares de cultures biotechnologiques dans le monde.

 

En 2019, les États-Unis étaient en tête des semis et plantations de cultures biotechnologiques avec 71,5 millions d'hectares, suivis par le Brésil (52,8 millions d'hectares), l'Argentine (24 millions d'hectares), le Canada (12,5 millions d'hectares) et l'Inde (11,9 millions d'hectares) (tableau 1), pour un total de 172,7 millions d'hectares, soit 91 % de la superficie mondiale. Ainsi, la biotechnologie a profité à plus de 1,95 milliard de personnes dans les 5 pays, soit 26 % de la population mondiale actuelle de 7,6 milliards d'habitants.

 

 

Tableau 1. Superficie mondiale des cultures biotechnologiques en 2019 par pays (en millions d'hectares)**

*19 méga-pays biotechnologiques cultivant 50.000 hectares ou plus de cultures biotechnologiques

**Arrondi à la centaine de milliers la plus proche.

 

 

Figure 1. Carte mondiale des pays et méga-pays de cultures biotechnologiques en 2019

 

À suivre

___________

 

* Source : ISAAA Brief 55-2019: Executive Summary | ISAAA.org

 

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