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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

La FFAR et le CIMMYT s'associent pour protéger le blé des ravages du changement climatique

17 Février 2021 , Rédigé par Seppi Publié dans #amélioration des plantes

La FFAR et le CIMMYT s'associent pour protéger le blé des ravages du changement climatique

 

Alliance Cornell pour la Science*

 

 

Image : Shutterstock/NIKS ADS

 

 

Afin d'aider l'une des plus importantes cultures céréalières du monde à survivre à des conditions plus chaudes et plus sèches, la Fondation pour la Recherche sur l'Alimentation et l'Agriculture (FFAR – Foundation for Food and Agriculture Research) a accordé une subvention de 5 millions de dollars au Centre International pour l'Amélioration du Maïs et du Blé (CIMMYT) pour développer un blé résilient face au climat.

 

Les chercheurs du CIMMYT utiliseront la subvention de la FFAR pour mettre au point des technologies de sélection du blé afin de produire un blé tolérant à la chaleur, résistant à la sécheresse et résilient face au climat.

 

« Ce projet contribuera à combler le fossé qui existe depuis longtemps entre les découvertes technologiques de pointe et l'amélioration des cultures afin de fournir le plus rapidement possible aux agriculteurs du blé résilient face au climat », a déclaré le Dr Matthew Reynolds, responsable de la physiologie du blé au CIMMYT et chercheur principal du projet.

 

Selon les Nations Unies, le blé représente 20 % de toutes les calories et protéines consommées, ce qui en fait une pierre angulaire de l'alimentation humaine. Une étude récente a révélé que les rendements du soja, du maïs, du riz et du blé sont tous susceptibles de diminuer à mesure que la planète se réchauffe. Les scientifiques et les experts en alimentation ont donc appelé à de nouvelles technologies et politiques d'amélioration des plantes pour s'assurer que l'offre de blé puisse répondre à la demande croissante.

 

Les chercheurs et les collaborateurs du CIMMYT appliquent des approches de pointe en génomique, en télédétection et en analyse de grands ensembles de données pour développer de nouvelles technologies de sélection. Une intervention clé consistera à explorer la vaste réserve sous-utilisée de ressources génétiques du blé afin de fortifier la culture contre les stress actuels et futurs liés au climat. Ces activités ont permis de réaliser des progrès considérables dans l'amélioration des variétés de blé dans le monde entier depuis des décennies. Rien qu'aux États-Unis, par exemple, plus de 50 % des surfaces de blé sont ensemencées avec des variétés liées au CIMMYT.

 

Le blé est l'une des cultures céréalières les plus répandues dans le monde et la troisième plus grande culture aux États-Unis en termes de superficie. La quasi-totalité des cultures de blé américaines sont améliorées et soutenues par la recherche agricole publique. Comme la plupart des blés aux États-Unis dépendent des précipitations et n'ont pas accès à l'irrigation, cette recherche est essentielle pour aider les plantes – et les producteurs – à faire face aux changements climatiques, notamment la chaleur extrême et la sécheresse. En outre, la demande de blé devrait augmenter dans les années à venir – jusqu'à 60 % d'ici 2050. Sans recherche publique, la production de blé pourrait diminuer de près de 30 % au cours de la même période en raison des conditions climatiques extrêmes.

 

« La FFAR tire parti du financement public de la recherche agricole par le biais de partenariats public-privé pour lancer des recherches concrètes. Avec l'augmentation des températures et la raréfaction de l'eau, nous nous engageons à soutenir les producteurs de blé et à fournir de nouvelles variétés de blé conçues en tenant compte des futurs défis environnementaux », a déclaré le Dr Sally Rockey, directrice exécutive de la FFAR

 

Les avancées du projet financé par la FFAR auront un impact sur les producteurs par l'intermédiaire du Réseau International pour l'Amélioration du Blé, qui fournit de nouvelles lignées de blé aux programmes de sélection publics et privés du monde entier et qui a stimulé la productivité et les moyens de subsistance des producteurs de blé pendant plus d'un demi-siècle, en particulier dans le Sud.

 

Les travaux de recherche et de sélection soutenus par la FFAR seront menés dans le cadre du Consortium pour l'Amélioration du Blé face à la Chaleur et la Sécheresse (HeDWICHeat and Drought Wheat Improvement Consortium), un projet dirigé par le CIMMYT en partenariat avec des experts du monde entier et conçu pour garantir la résilience du blé face au climat à long terme. Sous l'égide de l'unité AHEAD de l'Initiative pour le Blé, les avancées les plus pertinentes du monde universitaire seront canalisées vers le HeDWIC afin de contribuer à renforcer encore les impacts.

 

Le directeur adjoint intérimaire de la recherche du CIMMYT, le Dr Kevin Pixley, a noté que « la chaleur, la sécheresse et le blé sont trois des mots les plus importants pour des milliards de personnes. Ce partenariat entre le CIMMYT et la FFAR contribuera à garantir que les meilleures sciences agricoles seront appliquées pour augmenter durablement la production de l'une des cultures de base les plus importantes au monde, malgré des défis sans précédent. »

 

Le directeur général du CIMMYT, le Dr Martin Kropff a ajouté : « Ce projet représente non seulement une percée pour développer le blé de l'avenir, mais aussi un partenariat émergent entre le CIMMYT et la FFAR. Je me réjouis d'une collaboration productive qui nous rapprochera tous de notre mission, à savoir la science du maïs et du blé pour améliorer les moyens de subsistance. »

 

L'investissement de la FFAR a été complété par une contribution de 4,5 millions de dollars du programme de recherche sur le blé du CGIAR, ainsi que par une contribution de 7,5 millions de dollars de l'organisation Accelerating Genetic Gains for Maize and Wheat, qui est financée conjointement par la Fondation Bill & Melinda Gates et le Foreign, Commonwealth, and Development Office (FCDO) du Royaume-Uni, pour un investissement total de 17 millions de dollars visant à faire progresser la recherche sur la sélection du blé.

 

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* Source : FFAR and CIMMYT pair up to protect wheat from ravages of climate change - Alliance for Science (cornell.edu)

 

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Z
Dans l'histoire, les années de disette ont été les années qui ont suivi les étés pourris (pluvieux).
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D
Et 2017, froide et humide, a été une très mauvaise année pour le blé.

Toute amélioration est bonne à prendre.
Mais le "changement climatique" mis à toutes les sauces, c'est lassant, mais c'est le graal pour se faire entendre.
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U
Pour mémoire, l'année la plus chaude (2016) a connu des productions record de céréales.
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