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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Délit d'écocide : la science prométhéenne condamnée d'avance ? », une tribune de MM. Gil Rivière Wekstein et Jean-Paul Oury dans la Tribune

9 Février 2021 , Rédigé par Seppi Publié dans #Divers

« Délit d'écocide : la science prométhéenne condamnée d'avance ? », une tribune de MM. Gil Rivière Wekstein et Jean-Paul Oury dans la Tribune

 

Glané sur la toile 643

 

 

Il vaut mieux ne pas pomper, car s'il se passe quelque chose...

 

 

« Délit d'écocide : la science prométhéenne condamnée d'avance ? », la tribune publiée par MM. Gil Rivière-Wekstein et Jean-Paul Oury dans la Tribune le 4 février 2021, peut susciter la perplexité par son titre : « science prométhéenne » ou plus prosaïquement, par exemple, non contemplative ?

 

L'adjectif « prométhéenne » – qui n'a sans doute pas ou plus bonne presse dans une société française travaillée au corps par l'obscurantisme « anti-progrès » et tétanisée par le principe de précaution – restreint la portée de cette opinion qui mérite d'être mise sur la table.

 

Tout ce qui a une incidence ou une autre sur l'environnement risque d'être condamné d'avance. Non pas juridiquement – cela ne peut se faire qu'à l'issue d'un procès – mais socialement, la prudence exigeant de ne pas s'exposer à des poursuites, en particulier par des associations et « ONG » qui ont pris l'habitude d'instrumentaliser la justice.

 

« Le 11 janvier dernier, Barbara Pompili a confirmé que le délit d'écocide figurerait bien dans la loi Climat. En conséquence, "les faits les plus graves pourraient être punis, en cas de pollution intentionnelle avec des conséquences durables ou irréversibles, de peines pouvant aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 4,5 millions d'euros d'amende".

 

Toutefois, certaines associations écologistes ont accusé le gouvernement de rétropédalage, estimant, à raison, que le projet de loi avait été vidé de sa substance, notamment pour n'avoir pas retenu la formulation initiale de la Convention citoyenne, qui visait "toute action ayant causé un dommage écologique grave en participant au dépassement manifeste et non négligeable des limites planétaires, commise en connaissance des conséquences qui allaient en résulter et qui ne pouvaient être ignorées".

 

Il serait donc naïf de croire que les promoteurs de cette loi en resteront là. »

 

Les auteurs procèdent ensuite à une analyse des conséquences, avec pour intertitres (peut-être ajoutés par la rédaction) : « Une nouvelle loi inutile », « La science sacrifiée sur l'autel de l'écologisme ? » – notez que l'adjectif « prométhéenne » a disparu –, « Un concept flou, facteur de désindustrialisation ».

 

L'analyse est intéressante et judicieuse.

 

Elle souffre cependant d'une inconnue : quel sera le texte final adopté – le cas échéant – par le Parlement, sachant que les promoteurs de cette loi ne se contenteront pas du texte actuellement proposé.

 

La tribune a été rédigée avant les premières gesticulations qui ont suivi la décision du Tribunal administratif de Paris dans « l'affaire du siècle ». Ce n'est, certes, qu'une décision provisoire – avant dire droit – d'une instance du premier degré ne créant normalement pas de jurisprudence, mais c'est un coup de semonce. La combinaison de la « carence fautive de l'État » et du « délit d'écocide » peut avoir des conséquences encore plus dévastatrice que celles qu'ont décrites les auteurs de l'opinion.

 

Ils concluent :

 

« Aussi, le parti le plus sage pour Emmanuel Macron serait plutôt de ne rien céder à l'écologie politique, en retirant un texte qui – même amendé – n'a de facto aucune raison d'être, sinon de faire progresser l'idéologie anti-progrès prônée par des adversaires du président... »

 

Oui, mais... le marionnettiste est emberlificoté dans ses propres ficelles...

 

 

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U
Selon certains, faire un enfant participe au dépassement manifeste etc.
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