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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Mme Laurence Tubiana sur France Inter sur le glyphosate : ne rien y connaître ne l'empêche pas d'asséner une déclaration péremptoire...

14 Décembre 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information, #Glyphosate (Roundup)

Mme Laurence Tubiana sur France Inter sur le glyphosate : ne rien y connaître ne l'empêche pas d'asséner une déclaration péremptoire...

 

et : quand une décision stupide est prise, il faut la tenir...

 

 

(Source)

 

 

Mme Laurence Tubiana – dont nous retiendrons ici qu'elle fut coprésidente du comité de gouvernance de la Convention Citoyenne pour le Climat avec M. Thierry Pech, directeur général de la fondation Terra Nova – était l'invitée du « 8h30 franceinfo » du vendredi 11 décembre 2020.

 

La séquence a été reprise sur la toile sous un titre d'une merveilleuse banalité : « Climat : cinq ans après l'Accord de Paris, "il s'est passé beaucoup de choses", affirme Laurence Tubiana ». Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis cinq ans...

 

À 14:40, Mme Salhia Brakhlia interroge :

 

« "Je n'ai pas réussi", c'est l'aveu d'Emmanuel Macron sur le glyphosate qui ne sera finalement pas interdit faute d'alternatives non chimiques. Est-ce que c'est l'exemple de la difficulté à faire de l'écologie "d'en haut" ? »

 

Réponse :

 

« Je pense que... on ne peut pas faire que de l'écologie d'en haut... ça c'est vrai, mais en même temps quand on a pris une décision, il faut la tenir... sinon, le signal, il devient inexistant... »

 

Mme Salhia Brakhlia :

 

« Mais là, est-ce que ce n'est pas un problème des acteurs sur le terrain qui n'ont pas trouvé les alternatives ? »

 

M. Marc Fauvelle :

 

« Et des scientifiques qui n'ont pas trouvé non plus d'autres produits... »

 

Réponse :

 

« Est-ce que... oui... mais parce que... on raisonne de façon étroite sur la question agricole. La question de la gestion des maladies, parasites... même si je ne suis pas agronome et ai passé beaucoup, beaucoup d'années à l'Institut National de la Recherche Agronomique [ma note : y compris comme directrice de recherche] ...c'est qu'il y a un problème du système agricole, de la santé des sols, des pratiques agricoles. C'est évident que si on se cible... on essaie de trouver l'exacte contrepartie du glyphosate – ou des néonicotinoïdes – on ne les trouve pas nécessairement... c'est toutes les pratiques qu'il faut changer pour que les productions agricoles deviennent plus [elle est coupée]»

 

Mme Salhia Brakhlia :

 

« Vous avez l'impression que les professionnels ne font pas assez d'efforts ? »

 

Réponse :

 

« Jusque là, alors que l'agriculture représente quand même avec l'élevage plus de... presque 20 % des émissions de gaz à effet de serre en France, l'agriculture s'est sentie un peu mise à part. Pas seulement en France, ailleurs aussi. Maintenant, on ne peut plus faire ce raisonnement-là. Il faut que les agriculteurs... Il faut aider les agriculteurs d'ailleurs à sortir d'un système dont on voit bien qu'il est en crise, hein – je ne vous répète pas tous les suicides réguliers... les paysans... alors qu'en réalité, ceux qui se tournent vers l'agro-écologie, euh... ce sont ceux-là qui résistent le mieux à la crise agricole. Ce sont ceux-là qui s'en sortent le mieux lorsque les prix de la viande... sur les... vraiment... sur les production de très, très grande taille se cassent la figure. Donc il faut aider les agriculteurs à aller dans le bon sens. Vous savez, la chose centrale pour nous, c'est de restaurer les sols fertiles en France. C'est une catastrophe aujourd'hui. Ça, ce n'est pas moi qui le dit, c'est tous les scientifiques de l'INRA. »

 

 

Que peut-on dire devant un tel gloubi-boulga – mis en parallèle avec la carrière de l'oratrice ?

 

Pauvre agriculture française ! Pauvre France !

 

Voici une réponse plus précise, sur la question de la « stérilité » des sols, qui a fait beaucoup réagir :

 

 

(Source)

 

 

Sans oublier celle-ci :

 

 

(Source)

 

 

Il y a aussi un joli fil Twitter de M. Gauthier Malgouyres :

 

 

 

 

L'interview dans son intégralité, si le cœur vous en dit :

 

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Commenter cet article

douar 15/12/2020 09:48

Quand on voit le temps que ces individus ont sévi, à l'INRA, à "Sciences" Po...il ne faut pas s'étonner de voir débarquer des penseurs, des politiques complètement hors sol sur des questions pourtant triviales. comme la pénibilité du travail.
Tiens, pourtant, nous n'avions pas des projets de loi pour inclure la pénibilité du travail dans le calcul des retraites?
Double standard manifestement.

Justin 15/12/2020 08:53

Hier, 20H TF1: le "bio" (sous serre en plastique et sol recouvert de plastique aussi...) a un rendement 3x moindre que le pas bio... il va falloir défricher pour produire autant... je ne suis pas sûr que la nature apprécie ou que ça empêche le réchauffement climatique...

Il est là, fils spirituel de Seppi 15/12/2020 13:03

L'argume nt des biotausaurus est de dire qu'il faut supprimer l'élevage, sauf que l'agriculture bio sans élevage relève de l'impossible

Hbsc Xris 14/12/2020 20:05

Un stage d'une semaine dans un maraichage bio, à désherber à la main en solution alternative au glypho... Elle raconterait moins d'âneries... Quand on pense aux dégâts que des gens comme elle ont fait à l'INRA, c'est inouï... Et pour le climat, des gens comme elles et leurs intermittentes et ruineuses énergies renouvelables sont la ruine de nos sociétés Occidentales. L'Asie rigole.

Il est là, fils spirituel de Seppi 15/12/2020 13:02

Je ne suis pas sûir qu'un stage d'une semaine en maraîchage bio la ramènera sur terre. Elle est tant endoctrinée qu'elle pourrait encore continuer à défendre la pratique en affirmant des trucs comme "c'est pas si mal le travail manuel" ou "on a mal fait car..."