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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Les vraies informations ne chassent pas les fausses» » selon le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel

10 Décembre 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #Divers

« Les vraies informations ne chassent pas les fausses» » selon le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel

 

Glané sur la toile 618

 

 

(Source)

 

 

Avec « Le CSA pointe l'inquiétante propagation des "fake news" sur Twitter », les Échos ont produit un intéressant résumé d'une étude du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel.

 

Il en est de même pour le Figaro et son « Sur Twitter, "les vraies informations ne chassent pas les fausses", prévient le CSA »

 

Résumé introductif de l'article des Échos :

 

« Les fausses informations sont très partagées sur Twitter, et pas toujours corrigées. 20 % des abonnés à des comptes propageant des infox ne sont abonnés à aucun compte fiable. Ce sont les principales conclusions d'une étude du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) sur les "fake news" sur Twitter. »

 

Extrait :

 

« Deuxième constat : presque 20 % des abonnés à des comptes non fiables - 20 % des quelque 413.000 donc - ne sont abonnés à aucun compte dit fiable. Autrement dit, un internaute sur cinq (suivant au moins un compte diffusant des infox) ne suit pas nécessairement un compte fiable de manière régulière, et donc ne bénéficie pas de données vérifiées sur le réseau social du moins (on peut toutefois supposer qu'ils lisent d'autres tweets, s'informent via les médias traditionnels etc.).

 

"Nous anticipions plutôt que ce chiffre soit supérieur. Il ne met pas en évidence un phénomène de chambre d'écho ou d'enfermement massive. Il peut cependant suggérer une certaine défiance vis-à-vis des médias traditionnels", note Christophe Cousin, directeur des études, des affaires économiques et de la prospective du CSA. L'étude relève par ailleurs une forte corrélation entre les comptes complotistes et les comptes d'infox. »

 

Les « médias traditionnels » ? On aimerait que le CSA fasse la police des « fake news » dans son domaine de compétence traditionnel, et notamment à ce que nous appellerons ici, au sens large, agribashing.

 

Conclusion de la conclusion du rapport du CSA :

 

« L’analyse des Tweets ayant témoigné de la viralité la plus importante dans le corpus étudié permet enfin de faire ressortir plusieurs traits intéressants. Les fausses informations sont majoritairement le support d’une critique adressée aux autorités ou expriment une forme de panique, par exemple sur des sujets sanitaires sensibles. Elles s’appuient sur des informations non recoupées ou qualifiées de fausses par les journalistes, qui apportent de leur côté des correctifs empruntant les codes spécifiques aux réseaux sociaux. Ces correctifs récoltent néanmoins un faible degré d’engagement (ReTweet, commentaires) par rapport aux comptes susceptibles de diffuser de fausses informations.

 

Si cette étude s’est attachée à étudier la viralité des fausses informations sur un réseau social, le contexte de sa publication rappelle avec force que les réseaux sociaux sont susceptibles de faciliter les partages d’autres formes de contenus préjudiciables, tels ceux appelant à la haine et à la violence. La compréhension des modalités de propagation des différentes formes de contenus sur les plateformes restera donc un enjeu central pour le Conseil. »

 

Et ? Pas plus ? Comme pour cet infâme' Envoyé Spécial sur le glyphosate ?

 

 

 

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M
Bonjour, je ne suis sur aucun de ces réseaux sociaux et pourtant je vis, je lis et j'écoute les médias traditionnels (radios généralistes, revue, ...). Cela me permet de ne pas être "amis" avec des millions de gens, de ne pas lire ces fameuses "fausses nouvelles" et de garder mon opinion. Comment tous ces adeptes de réseaux "sociaux" ont fait pour tomber dans ce délire ?
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M
La notion de "fake news" n'a aucun sens dans une démocratie. Tout le monde à le droit de s'exprimer et de contester. Quant aux fausses informations, il y a des lois pour ça et qui devraient s'appliquer.<br /> <br /> Le prétendu "debunkage" des fake news n'est ni plus ni moins qu'une contestation de ces informations, et à ce titre n'a pas plus de valeur que l'information qu'il est supposé contester.<br /> <br /> Les "décodeurs" pratiquent eux-mêmes cette désinformation qu'ils sont supposés combattre.
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I
C'est le souci. Les médias traditionnels dénoncent les fake news présents sur les réseaux sociaux, à raison, mais eux-mêmes ne sont pas toujours très fiables pour certains sujets. Perso pour l'agriculture je fais plus confiance à des utilisateurs de twitter comme Wackes Seppi, Yann Duroc, Emmanuelle Ducros, Gabrielle Dufour, oi Christophe B qu'à des médias type Le Monde, Libé, le Nouvel Observateur ou les médias télévisuels. Même chose pour la géopolitique, on peut trouver sur les RS des pages de géopoliticiens comme Olivier le Roy bien plus fiable que certaines infos du Monde (un ami que j'avais en fac d'histoire me disait que le Monde était le pire journal pour l'actualité géopolitique, selon lui, le meilleur journal pour l'internation était le Figaro et il est ce qu'on appelle un racisé musulman avant qu'on l'accuse sans le connaître d'être un mâle blanc d'extrême droite ultra catho). <br /> <br /> D'ailleurs, je me demande ce que le CSA appelle des comptes pas fiables ? Est-ce uniquement les comptes des conspis comme celui d'EetR ou celui d'Ema Krusi... ou est-ce qu'il ne met pas dans cette notion des comptes d'agriculteurs qui rappellent des vérités sur l'agriculture comme celui de Christophe B ou de Yann Duroc ?
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